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      VLM : Appel aux développeurs bénévoles   08/10/16

      Nous recherchons des personnes souhaitant contribuer bénévolement au développement de Virtual Loup de Mer, avec des compétences par exemple en PHP, JS, C, web/css, graphisme. Si vous êtes intéressés, merci de contacter @sbs par MP.

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  1. 1 point
    Yvan est arrivé à NUUK au Groenland cette nuit vers 3h00
  2. 1 point
    Yvan vient juste de lever l'ancre !!! « Ma Louloutte » est en stand by dans l'anse de Qikiqtarjuaq, à la fois pour dormir, si possible, et attendre un créneau favorable à la dernière traversée vers Nuuk. Dans la nuit de vendredi à samedi, au mouillage, Yvan s'est allongé sur son banc couchette, essayant de s'endormir malgré le froid plus rude, maintenant qu'il est privé de son duvet. L'endroit est sécurisant, les fonds de bonne tenue pour son ancre et le sommeil a fini par l'emporter. Soudain, alerté par une position inhabituelle du bateau, dont les étraves plongeaient sous la surface et le tableaux arrières s'élevaient 1 mètre au dessus de l'eau, Yvan a bondi hors de son abri de toile. Dès que ses yeux se sont habitués à l'obscurité, ses craintes se sont avérées fondées : « Devant moi au niveau des étraves, un ours polaire avait les deux pattes posées sur le pont de la coque bâbord qui s'enfonçait sous l'eau. J'ai immédiatement pris mon pistolet qui reste toujours à mes côtés quand je dors, et tiré un pétard au dessus de sa tête, comme prévu dans la procédure, pensant l'effrayer par le bruit. Il n'a pas bougé, totalement impassible, alors que mes oreilles sifflaient tant le bruit était assourdissant. Dans le même temps je n'ai pas cessé de hurler vers lui, comme on me l'avait conseillé. J'ai retiré sans plus de succès...Là j'étais tétanisé par la peur de voir le moindre signe de déplacement de l'animal, et pendant une ou deux minutes qui m'ont semblé une éternité, nos regards se sont croisés et la mort dans l'âme j'ai envisagé de m'emparer de mon fusil, sentant ma vie en danger. C'est alors que très calmement sans aucun signe de crainte, l'ours a relâché la coque de « Ma Louloutte »qui a retrouvé son assiette normale ; Il à tranquillement glissé dans l'eau et je l'ai suivi des yeux tant que j'ai pu malgré l'obscurité. Je suis resté à genoux sur mon banc pendant de longues minutes, tremblant comme une feuille, conscient d'être passé près de la catastrophe. J'ai attendu l'aube, sursautant au moindre bruit, et fouillant les profondeurs de la nuit sans lune à 360 ° . Là je me suis endormi malgré mes craintes. Plus jamais je ne me sentirai en sécurité au mouillage. » Encore une fois Yvan peut s'estimer heureux de l'issue d'une mésaventure ou il à frôlé le pire. Ce midi heure française, il devait quitter ce mouillage, pour entamer la traversée vers Nuuk point final du défi Bimédia au Groënland. Son déficit de sommeil est toujours présent, et ses mains crevassées le font souffrir et le handicapent quant il s'agit de manipuler le moindre objet : « J'ai tellement de mal à serrer quelque chose avec les doigts que j'ai laissé tomber à l'eau un de mes Ipads qui me servait à visionner les cartes. Et je redoute le moment de remonter la chaîne de l'ancre, je sais que ce sera une souffrance. »
  3. 1 point
    En direction de Pond Inlet Yvan a mouillé hier dans une baie au pied de montagnes et d'un petit glacier, dans des fonds de 2 mètres. En raison d'un marnage supérieur à celui indiqué sur les cartes, l'ancre a décroché obligeant Yvan à se mettre à l'eau pour éloigner le bateau du rivage et repartir à la recherche d'un havre plus sécurisant. Au passage, il lui a fallu briser la surface gelée de qui menaçait de le bloquer Mais voilà qu'aujourd'hui, « Ma Louloutte » sous la menace d'une dépression très creuse avec des vents prévus de 50 nœuds, doit se mettre à l'abri une nouvelle fois et probablement pour au moins 4 jours ! Le prochain mouillage est délicat, et certainement sur deux ancres pour résister aux fortes rafales attendues. « C'est dur, très dur, le sort s'acharne sur moi. Je suis gelé, il n'y a pas de soleil depuis 5 jours, et de ne plus avancer c'est carrément déprimant. Ici c'est tout ou rien depuis le début : soit des vents faiblards soit des coups de vents. Et même au mouillage avec 40 ou 50 nœuds, je ne peux pas faire grand chose en cas de problème. Je n'arrive même pas à maintenir mon eau liquide en mettant les bouteilles dans mon duvet ; du coup je ne m'hydrate pas assez. J'ai eu des crampes violentes à cause de ça. Pendant le tour du monde, j'ai eu une seule fois une baisse de moral, ici c'est souvent. Vraiment je suis au bout de ce que je peux donner. »
  4. 1 point
    Yvan s'est arrêter plusieurs heures sur la côte Est de l'île Bylot et a repris sa route hier au soir. Ce matin , vent de S.O. 4 nds, il contourne l'ile par le sud pour rejoindre la mer de Baffin "Moins 7° au sommet du Défi Bimedia Remonté vers le Nord depuis la sortie du Détroit de Bellot samedi, Yvan a atteint hier le point le plus au nord du Défi Bimedia, proche des 74 degrés Nord, et des conditions de froid très rudes. Les moins 7 degrés sont difficiles à supporter pour Yvan qui est frigorifié même au fond de son duvet. Les doigts engourdis rendent la moindre manipulation compliquée, et pour ajouter à l'inconfort, l'absence de soleil depuis 4 jours l'oblige à barrer presque constamment ; Il utilise les minces réserves d'énergie fournies par les panneaux solaires pour que les pilotes prennent un peu le relais la nuit. Sous la menace du froid et des coups de vent Le givre et le verglas qui recouvrent « Ma Louloutte » ont des conséquences inattendues. Yvan s'est aperçu que quand le mât est recouvert de verglas, la gorge dans laquelle coulissent les galets de ralingue de grand voile, est obstruée. Il lui est alors presque impossible d'affaler la voile. Un réel danger en cas de grain brusque qui demanderait une réduction de toile rapide. Un chavirage pourrait survenir, et avec une eau à 0°, c'est une éventualité totalement interdite. « Depuis que j'ai conscience de ce problème d'affalage dû au gel, j'ai pris la décision de naviguer avec 1 ris dans la grand voile en permanence. Je ne risquerai pas d'être surpris par une rafale traître, tans pis si je suis sous toilé le plus souvent. » De plus, son eau gèle même dans son duvet et les batteries des écrans de lecture de cartes ne tiennent plus la charge. Le salut viendra peut-être du cap à l'Est qu'Yvan peut suivre depuis qu'il est entré dans le détroit de Lancaster, et du cap Sud–Est qui suivra. La température de la mer devrait remonter et avec elle celle de l'air. Une autre menace se profile sous la forme d'une dépression très creuse qui pourrait être la plus violente depuis le début du défi. Les abris ne sont pas légion le long de cette côte montagneuse aux paysages sublimes. Pond Inlet est en ligne de mire et semble pouvoir convenir au mouillage. Mais il faudra se méfier, a cause des températures largement négatives, de ne pas se faire piéger par de la banquise qui pourrait en se formant figer la surface d'un plan d'eau abrité. « Au large les mouvements de houle et les vagues contrarient la formation de glace à la surface, par contre, près des côtes, au calme, je dois être sur mes gardes pour éviter de me faire prendre au piège »
  5. 1 point
    Dilemme sur le Défi Bimedia : « Dans l'idéal, j'espère avancer un peu mardi … » Toujours au mouillage hier, au moment de la vacation, Yvan souffrait du froid à moins 4°, et décrivait les ponts de « Ma Louloutte » recouverts de givre et de verglas. Pour autant, ce qui l'atteint le plus est bien la difficulté à évaluer si il lui sera possible de continuer vers le nord, et quand ! Son mouillage actuel est protégé de tous les vents, même s'il faut se déplacer à l'intérieur pour trouver l'endroit propice. S'il le quitte pour s'approcher des Tasmania Islands, il sait qu'il ne trouvera plus d'abri aussi polyvalent. Or le bouchon de banquise existe toujours entre les Tasmania et le détroit de Bellot, ce qui lui imposerait un stop dans l'archipel ou à proximité. Aujourd'hui des vents forts soufflent sur le secteur et devraient faiblir en début de nuit en heure française. Si Yvan décidait de partir, sans aucune assurance que le passage se soit partiellement libéré, il devra risquer d'être malmené près des Tasmania mercredi, par des vents forts dans un mouillage mal abrité et ouvert aux growlers. Expérience infernale qu'il a déjà vécue et qu'il souhaite à tout prix ne pas renouveler. La distance qui sépare sa position actuelle du Détroit de Bellot est proche de celle entre La Trinité sur mer et l'le d'Yeu ! Une broutille à l'échelle du Défi Bimedia, mais pourtant immense en terme de difficultés accumulées : « Dans l'idéal, j'espère avancer un peu mardi, me protéger du coup de vent mercredi et passer Bellot jeudi. Mais pour l'instant c'est totalement hypothétique, car c'est complètement bouché au nord des Tasmania Islands. Peut-être que le coup de vent de sud sud-ouest de demain va ouvrir la glace, c'est tout ce à quoi je peux me raccrocher. »
  6. 1 point
    De belles images de simulation , passage des îles Tasmania !
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