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      VLM : Appel aux développeurs bénévoles   08/10/16

      Nous recherchons des personnes souhaitant contribuer bénévolement au développement de Virtual Loup de Mer, avec des compétences par exemple en PHP, JS, C, web/css, graphisme. Si vous êtes intéressés, merci de contacter @sbs par MP.

Fripouille

Tavernautesse
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About Fripouille

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    Terre Neuva
  • Birthday 24/06/58

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    DAMMARIE-LES-LYS (77)
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  1. Yvan Bourgnon

    LIVE aujourd’hui : grosse incertitude sur le défi -24 heures d’enfer à avancer mètre par mètre dans un labyrinthe de glace (8/10ème), coincé entre les rochers de la côte et la banquise. -le vent + le courant font dériver les glaçons ce qui génère un risque énorme de transpercer le plastique de la coque et sans moteur, il est difficile de les éviter. -encore 3 ou 4 jours dans ces conditions et il faut progresser car fin août, c’est le verglas et la neige qui s’annonce. -région où sont concentrés les ours polaires vers l’île Prince of Wales ; les faire fuir avec des fusées de détresse est primordiale dès qu’on les aperçoit : une 12aine ont été signalés. - si les glaces laissent passer Yvan, l’arrivée à NUUK vers le 5 septembre « J'avance à 4 nœuds en tirant des bords de largue et je commence à voir pas mal de glaçons. Le problème est que pendant la semaine d'arrêt à Taloyoak, les nuits se sont bien installées. J'ai 6 heures d'obscurité maintenant et il m'est impossible d'avancer dans ces champs de glace sans visibilité ; ce serait comme de rouler sans les phares par nuit noire en rase campagne. » La seule solution pour Yvan est de mouiller pour la nuit, mais les fonds sont le plus souvent rocheux et compliquent fortement cette option. Malgré tout, la nuit dernière il avait trouvé une portion sablonneuse où l'ancre a pu crocher : « Mon mouillage comporte une bonne partie de cordage en plus de la chaîne, pour des raisons de poids. Cette nuit, j'ai entendu des bruits suspects dans mon demi-sommeil... J'ai d'abord pensé à des ours, et finalement j'ai vu des growlers qui frottaient contre le bout du mouillage. C'est dire que je devrai être vigilant même à l'arrêt, car la glace pourrait trancher la partie textile du mouillage ! » En effet, les vents d'Est à Sud Est décollent de la côte, en raison de la température plus élevée de l'eau le long du rivage, des morceaux de banquise qui dérivent vers le large et peuvent heurter « Ma Louloutte » qui tente de progresser dans une très étroite bande côtière. Dans un entonnoir Face à lui à quelques miles, Yvan voit la banquise quasiment toucher la côte et fermer le passage. Il peut soit tenter de contourner par l'Ouest ce premier bouchon, en n'allant pas plus loin que 3 à 4 miles pour chercher l'ouverture si elle existe : « Si je m'engage dans une brèche à l'Ouest, les vents peuvent faire dériver la glace derrière moi et je me retrouverais alors bloqué et entouré de glace. C'est un risque que je ne dois pas prendre. » Non seulement les chocs avec les growlers pourraient faire des dégâts sérieux voire irréversibles sur les coques en carbone de « Ma Louloutte », mais surtout Yvan deviendrait une cible facile pour les ours polaires. Un voilier allemand en allu (Ovni) croisé hier, en a vu jusqu'à une dizaine un peu plus au Nord. Yvan va peut-être utiliser son drone pour se trouver un passage dans cette masse mouvante de glaces dont la géographie se modifie constamment, ou opter pour la sécurité et attendre sur ancre, que le passage s'élargisse un peu en bord de côte. Plus au Nord près des Iles Tasmania, un autre bouchon de glace se profile sur sa route. » Fripouille est donc à l'ancre dans la même zone!
  2. Yvan Bourgnon

    LIVE aujourd'hui: Yvan vient de lever l'ancre et progresse à faible vitesse vers la zone de glace au nord. Il compte s'arrêter juste avant à Oscar Bay pour se reposer . Pas certain qu'il puisse jeter l'ancre a cause de la côte rocheuse et les profondeurs beaucoup plus importantes. Il craint d'une part le froid, l'eau est déjà à -2°C et d'autre part la présence d'ours polaires signalés par un bateau qui redescendait du détroit de Bellot
  3. La Chrono 2017

    Pour moi, peut-être en mode réel simulation ! Bien sûr, je tiendrai mes chronos
  4. Yvan Bourgnon

    Une semaine d’attente interminable à Taloyoak Ce n'est pas un endroit qu'on choisirait pour des vacances, et pourtant Yvan est contraint d'y séjourner au mouillage depuis le 9 août. Des réparations indispensables sur les pilotes ont nécessité deux à trois jours, et sont maintenant terminées. Le bateau est en ordre de marche. Le temps passe lentement mais petite baie en eau peu profonde qui accueille « Ma Louloutte » est poissonneuse ; Yvan a ramené à bord plusieurs poissons non identifiés mais bons à consommer comme toutes les variétés qui vivent dans ces eaux polaires. Un état des lieux des stocks de nourriture restant à bord a rassuré le marin. C'est vrai qu'il avait sauté plusieurs repas dans la première quinzaine du défi Bimedia, à cause des conditions de pluie ou de froid. A quand le déblocage des glaces ? « Je suis là depuis déjà une semaine et pour l'instant la situation n'a pas évolué positivement. Certains points de banquise libérés se sont même provisoirement reformés. Je me rassure par des statistiques. Depuis une dizaines d'années le passage s'est toujours ouvert ! Ce qui est sûr c'est que ici le froid, la neige et le verglas reviennent dès le début septembre, et il vaut mieux ne pas traîner trop dans le coin » Actuellement seuls des brise-glaces canadiens parcourent la zone, pour ouvrir la voie aux barges de ravitaillement des populations isolées dans ce nord Canada. Aucun voilier n'a franchi le passage depuis l'arrivée d'Yvan à Taloyoak , et pourtant ce sont des bateaux souvent en acier ou en alu qui peuvent sans crainte cogner des growlers. « L'incertitude est grande quant à la date de l'ouverture mais je sais qu'avec un bon vent d'est elle peut se faire en deux trois jours. Donc je prends mon mal en patience et guette les signes d'une rotation à l'est et d'un renforcement des vents. » Dès qu'une brèche le permettra, Yvan s'y engagera pour une remontée vers le nord périlleuse le long d'une côte montagneuse sans réels abris, où des profondeurs très importantes même près des côtes rendent impossible l'usage de l'ancre. De plus, l'étroite bande de mer libre de glaces entre la terre et la banquise sera sans doute parsemée de growlers...
  5. Yvan Bourgnon

    Récit d’Yvan Bourgnon à Taloyoak, Tout au nord du Canada, avant d'attaquer la partie la plus septentrionale de son périple, une bande de 400 km de long. Yvan et « Ma Louloutte » sont actuellement en attende que ce couloir se libère des glaces : « Pour la première fois depuis que je navigue, je suis mis à l’épreuve du stress. Ma zénitude habituelle est bousculée. Je découvre ce que veut dire l’appréhension, la conscience du danger proche. Je me suis même surpris, de m’être retrouvé des heures durant, le ventre noué avec l’impossibilité de trouver des moments pour me détendre. Quand j’arrive à Taloyoak, je vomis mon stress jusqu’au plus profond de mes tripes. Que m’arrive-t-il ? Moi qui ai toujours déroulé comme si tout était dans la normalité, mon quotidien. Aurais-je trouvé mon Everest ici dans le Grand Nord ? Le Tour du Monde qui semblait le défi ultime était loin de me montrer toutes les difficultés possibles. Le plus dur, ce n’est pas d’avoir les doigts gelés, ce qui met la barre au plus haut, c’est le sentiment quasiment permanent de ne pas avoir de marge de sécurité : un démâtage et je n’ai pas le temps de confectionner un gréement de fortune avant d’aller me crasher sur une falaise ; un dessalage et je n’aurai pas assez de sensibilité aux doigts pour redresser mon cata ; une ancre qui dérape au mouillage et c’est également le drame assuré sans moteur. Je sais en tout cas que je suis au sommet de ce que je pourrai réaliser avec ce genre d’engin en solitaire. Après les 10 jours de pluie glaçante de l’Alaska, les températures négatives de Hat Island, les milliers de cailloux et hauts-fonds qui me barrent la route, je suis arrivé ici au bout de mes forces naviguant depuis 1 semaine sans pilote automatique mais avec des souvenirs exceptionnels. La nature m’a offert un spectacle d’une pureté hallucinante. Les bélougas, les narvals et les baleines m’ont montré le chemin et m’ont surtout montré qu’ici, seuls les grands mammifères survivent. Les difficultés continuent, je m’apprête à rentrer dans un run très compliqué à travers les glaces. A ce jour, c’est un vrai bouchon de glaces. La question est : est ce que ça va s’ouvrir cette année ? Espérons-le ! Il va falloir naviguer pendant 3 jours dans un couloir très étroit. Parfois il y aura seulement quelques mètres entre la côte et les glaces avec l’impossibilité de mouiller pour dormir. Les glaces peuvent investir le peu de zones de replis et je n’aurai pas le droit de toucher la banquise, sans compter les caprices de la météo influencée par le relief local. La bonne nouvelle du jour, c’est que mon pilote est enfin réparé et j’ai pu remettre « Ma Louloutte » à son plein potentiel pour attaquer la face nord jusqu’au 75° Nord !! Je suis reposé et prêt pour le prochain round. » Yvan Bourgnon
  6. Yvan Bourgnon

    Nouvelles fraîches de Yvan, je vais bientôt reprendre mon périple dans son sillage ENORME: Par Oliver Dufour - Près d’un mois après son départ d’Alaska pour rejoindre le Groenland par le passage glacé du Nord-Ouest sur son petit catamaran, Yvan Bourgnon fait le point. Le marin neuchâtelois recharge ses batteries à Taloyoak, tout au nord du continent nord-américain. Il est usé, secoué, mais toujours aussi optimiste, Yvan Bourgnon. Après 25 jours de navigation dans son Défi Bimedia, dans lequel il espère devenir le premier homme à passer à travers les glaces du nord à la voile en solitaire, le Chaux-de-Fonnier de 46 ans marque une pause au mouillage à proximité de Taloyoak, village canadien d’environ 800 âmes (le plus septentrional du continent nord-américain), sur « Ma Louloute », son petit multicoque sans habitacle. «Comme je suis en quête d’un record du monde, je n’ai pas le droit de mettre pied à terre pour visiter, mais j’ai pu parler avec quelques personnes sur des bateaux autour de moi», raconte le marin solitaire, qui affirme n’avoir pu dormir qu’une dizaine d’heures au cours de sa dernière semaine de navigation. «C’est bien insuffisant. Mais je profite d’être ici pour me reposer et faire des réparations.» « J’ai failli perdre deux doigts » Des mésaventures, Yvan Bourgnon en a quand même vécu quelques-unes en presque un mois d’expédition. « J’ai mes deux pilotes automatiques qui sont tombés en panne. Je savais que le second ne me serait d’aucune utilité à un certain point, car déréglé par le pôle magnétique, mais je ne m’attendais pas à ce que le premier casse à cet instant non plus! J’ai du faire sans pendant une semaine. » Idem pour son réchaud, au moment où les températures ont vertigineusement chuté au cours de la semaine dernière, gelant ses réserves d’eau potable et l’empêchant ainsi de boire. « Mais je suis toujours là et confiant», rigole celui qui a connu une première partie de voyage plus mouvementée que prévu. «Je suis tombé à l'eau un jour au mouillage, mais j'ai pu me réchauffer dans mon sac de couchage. J’ai failli perdre deux doigts, en bricolant durant une heure et demie sur mon gouvernail dans de l’eau glacée. C’était trop long. J’ai eu deux phalanges blanches et insensibles durant une dizaine de jours. J’ai réussi à les retrouver à force de les réchauffer et de les masser, mais j’ai bien cru que je n’allais pas les récupérer ! » La météo, elle aussi, ne lui a laissé que peu de répit. Une dizaine de jours ensoleillés sur l’ensemble du trajet parcouru. « J’ai vraiment bien profité de ces moments-là. Des décors magnifiques, comme le passage du détroit de Simpson à travers des centaines d’îles. Ou la faune sauvage avec des baleines, des narvals, des bélugas, des phoques et même un ours polaire. Mais c’est vrai que sinon ça a été dur. Beaucoup de pluie pour commencer, nuit et jour, ce qui est moralement difficile à encaisser. De l’humidité permanente. Des vents forts et incertains, qui augmentent le froid avec la vitesse du bateau. Je me suis fait quelques frayeurs, notamment en passant par une bande d’eau de 100m de large avec la terre d’un côté et la glace de l’autre. A la voile, sans moteur, donc, c’était chaud à gérer. Cette aventure est plus courte que ma précédente, où je faisais le tour du monde, mais la prise de risques est bien plus forte. En mer, lorsqu’il y a la tempête, on peut baisser les voiles et attendre que ça passe. Si on fait ça ici, en deux heures on ira se crasher et on risque de mettre un terme à l’histoire. On n’a pas le droit à l’erreur, on ne peut ni dormir ni se nourrir dans ces conditions. » « Quand je serai enfin sorti de ce merdier... » Même les fois où Bourgnon s’est mis au mouillage en espérant s’abriter quelque peu pour prendre un peu de repos, il s’est régulièrement retrouvé en situation compliquée. « Il y avait toujours des vents forts, je n’arrivais pas à me mettre à l’abri. J’avais de grosses vagues qui me secouaient et mon ancre dérapait. J’ai failli être emporté vers les rochers. Je suis dans un état de stress et un danger permanents, pas plus rassuré au mouillage qu’en navigation, alors que ça devrait être le cas. » Désormais au calme durant quelques jours, le marin neuchâtelois a de quoi se montrer satisfait. « Malgré tout ça j’ai bien respecté mon timing jusqu’ici. Mon bateau va très bien, aussi. Et la bonne nouvelle, c’est que les glaces commencent à s’ouvrir devant moi et que je suis à peu près sûr de pouvoir passer. Mon départ se fera entre le 12 et le 15 août. Et j’ai bon espoir d’avoir réparé mes pilotes d’ici-là.» Lorsqu’on lui demande à quoi il s’attend dans la seconde moitié de sa folle aventure, Yvan Bourgnon répond du tac au tac : « Au pire ! Je serai dans la région la plus froide, avec les vents les plus incertains et très changeants, à devoir me frayer un chemin à travers des passages très étroits, avec peu d’endroits propices au mouillage. Quand je serai sorti de ce merdier pour atteindre la mer de Baffin, ça devrait aller mieux ! » Il faudra qui plus est espérer ne pas trop perdre de temps sur cette sortie des glaces. Sous peine d’arriver de l’autre côté pour le début de la période des tempêtes au large du Groenland. Avec toutes ces contraintes, pas étonnant qu’un seul voilier – appareillé par un équipage – ait à ce jour franchi le passage du Nord-Ouest sans l’aide d’un moteur. Mais Yvan Bourgnon est bien décidé à prouver que c’est aussi possible d’y parvenir seul.
  7. Funny boat picture

  8. Merci Logeo80 pour les reportages d'arrivée
  9. Yvan Bourgnon

    yvan Bourgnon aujourd'hui: "Réparation carbone sur le support du panneau solaire arrière Après une escale d'une douzaine d'heures au mouillage à Hershel Island, sur la côte nord de l'état du Yukon au Canada, où il a subi des vents de 47 nœuds, Yvan a repris le large. Vers 0 heure française dans la nuit du 25 au 26, « Ma Louloutte » s'est lentement éloignée de l'île grâce au vent portant, sur une mer encore croisée suite au fort coup de vent des heures précédentes. Bien vite, la bascule attendue au sud-est a remis la navigation au près à l'ordre du jour ; Le plus souvent tribord amure, au gré des oscillations de l'anticyclone et sous une température presque clémente sous ces latitudes : 7° ! Si l'on ajoute à ce tableau que le soleil est présent, la pluie absente, que la zone est « Free Ice » comme disent les canadiens, on imagine le soulagement d'Yvan de rencontrer des conditions humaines, presque oubliées depuis le détroit de Béring ! Si demain, une zone de pluie pourrait venir rappeler de mauvais souvenirs à Yvan, la mer sera elle, libre de glace jusqu'à Talayoak. « Ma Louloutte » pourrait bien apercevoir le navire Canadien Wilfried Laurier, qui arrive demain à Hershel et partira ensuite effectuer sa mission de surveillance d'été dans le passage du Nord Ouest. Les réparations réalisées sur le régulateur de tension du panneau solaire et les nouvelles précautions dans l'utilisation des Ipads ont besoin d'un peu plus de temps pour être validées. En attendant, c'est à 6 nœuds qu'Yvan grappille des miles vers le nord-est, avec en ligne de mire mais à bonne distance, Belot et le prochain bouchon de banquise. Il commence à se morceler et avec un bon timing, Yvan ne sera peut être pas ralenti".
  10. Funny boat picture

    Ca roule en flottant !!!! quand on est "dans sa bulle" en courant.
  11. Yvan Bourgnon

    Nouvelles de Yvan hier soir : il est reparti Au fond de l’anse de l’île Hershel, Yvan a pu se mettre à l’abri, non sans difficulté, contre vents et courants. Le temps de changer le régulateur de tension du panneau solaire orientable ; c'est le diagnostic qu'Yvan avait fait en mer après 3 heures passées dans une coque à observer les câblages et écrans d'affichage de la tension électrique. Au mouillage, où se trouvent également quelques remorqueurs canadiens, il a pu confirmer l'origine de la panne et remplacer la pièce défaillante. Pour être sûr du bon fonctionnement du panneau solaire, il lui faudra attendre le retour du soleil, denrée extrêmement rare depuis le départ du Défi Bimedia. Un tour détaillé du bateau a permis de déceler des fissures dans le support du panneau solaire et sur le tangon. La résine et le tissu de verre ont fait leur apparition pour renforcer ces points faibles. Ce qui aurait pu avoir des conséquences fâcheuses s'ils n'avaient pas été découverts à temps ! Mouillage agité sur « Ma Louloutte » Ce midi, Yvan était à l'arrêt depuis une douzaine d'heures, mais ne le regrettait pas : « Le vent est monté à plus de 45 nœuds et même ici, j'ai du mal à me tenir debout sous les rafales ! C'est préférable de ne pas avoir subi cette tempête en mer. Par VHF, j'ai parlé avec un bateau de retour d'hivernage qui a relevé plus de 47 nœuds ce matin. » L'ancre ROCNA, méticuleusement sélectionnée par Yvan pour le défi a parfaitement assuré, malgré le fardage important de « Ma Louloutte ». Un autre des soucis d'Yvan a peut être été résolu. « Mes deux Ipads, que j'utilise pour visualiser les cartes marines, ne tiennent pas la charge et surtout ne se rechargent plus. Je pense que c'est le froid qui est le responsable ; J'ai décidé de les mettre contre moi sous mes vêtements et apparemment c'est concluant ! » Le vent mollissant dans l'après-midi donnera à Yvan, la possibilité de sortir de l'anse et de reprendre sa route, salué par le voilier allemand rencontré à Nome puis croisé au large de Barrows. Au programme du près : « Ma Louloutte n'est pas taillée pour ça, elle tape beaucoup, et j'aimerais bien me faire plaisir à la barre. Un peu de glisse serait la bienvenue ». Nouvelle de Fripouille, à l'ancre à la sortie de Dolphin &Union Strait
  12. Yvan Bourgnon

    Mouillage à l’abri de l’île Hershel au Canada sur le Défi Bimedia Après le premier coup de vent du défi, et l'arrivée dans une zone exempte de glaces, Yvan Bourgnon a réussi comme il l'espérait à s'en remettre au pilote pour s'offrir 4 heures d'un sommeil réparateur ! Au réveil, le soleil qui avait reboosté les batteries a encore une fois cédé la place à une pluie fine et le vent est tombé sous les 5 nœuds ; Au souci récurrent de charge sous un ciel gris quasi permanent, s'est ajouté ces dernières heures la découverte d'une défaillance du panneau solaire principal : « Je me suis aperçu que mon panneau arrière, le seul que je peux orienter en fonction du soleil, ne charge plus normalement. J'ai passé 3 heures dans la coque pour essayer de diagnostiquer la panne, mais sans certitude. Je pense qu'il s'agit d'un problème de régulateur et que je dois le changer » Canada, 10 heures d'arrêt ! En Mer de Beaufort, Yvan s'apprête à longer le Canada, et l'île Hershel* du territoire du Yukon, où ont séjourné les baleiniers américains de 1889 à 1908. C'est l'endroit qu'il a choisi pour s'abriter le temps que lui prendra la réparation du régulateur : « Je dois être au calme pour bricoler et un stop au mouillage s'impose. Je pense être à l'arrêt une dizaine d'heures. J'ai 2 possibilités, une au sud de l'île, et l'autre, l'anse Simson à l'ouest. Je penche pour le sud, car le vent d'ouest annoncé peu après mon arrivée pourrait monter à 40 nœuds et je serai mieux protégé là-bas. » Il est bon de rappeler à cette occasion qu'Yvan effectue un défi sans assistance et qu'en aucun cas il ne met pied à terre, ne reçoit d'aide de quiconque. Si le changement de régulateur ne rendait pas au panneau toute sa puissance de charge, Yvan pourrait démonter une partie d'un des panneaux fixes de ses bancs couchettes, pour le fixer sur le support arrière orientable. Restera ensuite à le tester et là c'est une autre paire de manche, car il faudra du soleil pour valider la réparation. Ce stop sera aussi le moment propice pour tester différentes idées afin de relancer les 2 Ipads du bord : « Je n'ai que ces Ipads pour lire ma cartographie en dehors de l'Iphone. Ils ne chargent plus et je tenterai de les chauffer pendant cet arrêt. Je n'y crois pas trop mais bon... J'aurais dû choisir des tablettes marinisées. » Au moins cette halte imposée au pays du sirop d'érable, aura le mérite d'offrir une deuxième plage de sommeil serein à Yvan. Quand il reprendra sa route, en quittant l'ile Hershel, il aura plus de 1000 miles dans son sillage ! * L’île Herschel (Qikiqtaruk) a été le premier parc territorial du Yukon (fondé en 1987). Le parc est situé au large de la côte nord de la région continentale du Yukon, dans la mer de Beaufort. L’île est située dans une région qui présente un grand intérêt pour les scientifiques et les écologistes en raison du gyre de Beaufort, un courant océanique qui fait circuler l’eau douce chaude du delta du fleuve Mackenzie sur le long de la côte du Yukon.
  13. Apprendre qtVlm

    Mika, tu n'es pas en mode réel par hasard ? Pas de pilototo
  14. Yvan Bourgnon

    Yvan bientôt au Canada: 1er coup de vent polaire sur le Défi Bimedia Le lagon qui borde Prudhoe Bay est protégé des glaces, nombreuses ce matin, par des bancs de sables, qui stoppent la dérive des growlers. Yvan a choisi de naviguer dans ce lagon plutôt qu'a l'extérieur pour cette raison. Cette progression le long de la côte s'est passée sous un soleil timide mais ô combien bénéfique pour recharger le moral du skipper et les batteries du bord. Ensuite les prévisions d'avis de grand frais à coup de vent pour la fin d'après midi, ont guidé le choix d'Yvan. Entre s'abriter et risquer l'échouage si l'ancre venait à déraper, ou subir le plus fort du vent au large. La seconde option a été retenue, bien que les glaces dérivantes soient toujours potentiellement présentes sur zone. Vers 13 heures françaises, Yvan est sorti du lagon pour vérifier une cartographie canadienne signalant la fin des glaces quasiment à cet endroit. Cette info s'est révélée exacte et il s'est décalé au large des côtes pour faire route directe, au grand largue, par 20 à 25 nœuds de vent. Comme attendu, le front est arrivé avec 30 à 35 nœuds établis et rafales à 40 : « Ma Louloutte a subi ce premier coup de vent sous mât seul, à 6 nœuds. L'épisode de la chute à la mer au mouillage a été une piqûre de rappel. Il m'est interdit de chavirer sur ce défi ! Donc j'ai fait profil bas. Heureusement, ici entre la banquise et la côte, la mer est relativement peu houleuse. » Une fois dépassé par le front, Yvan a renvoyé la grand voile avec 1 ris, et le foc. Les conditions semblent stables pour une longue période et la mer exempte de glaces. La pluie est revenue mais les quelques heures de soleil de la veille vont permettre à Yvan d'utiliser son pilote : « Tout est clair devant, l'allure est bonne, les conditions stables, le pilote va prendre le relais et je vais essayer de dormir vraiment 3 heures. J'en ai besoin, et c'est le moment ou jamais, parce qu'une zone de glaces se profile déjà dans 6 à 8 heures et j'aurai l'obligation d'être lucide et vigilant. Le repos est donc une priorité. » Trahi par la technologie La perspective d'un repos plus que mérité soulage le marin qui aura bien le temps ensuite de s'inquiéter d'une difficulté inattendue : « Mes 2 Ipad ne tiennent pas la charge et malgré l'indicateur de charge qui fonctionne, ils sont et restent à plat. Ce sont les 2 écrans qui me permettent de lire les cartes marines du parcours et maintenant il ne me reste plus que mon Iphone ! Après ce sera les cartes papier. Mais je n'ai pas de cartes détaillées de l'ensemble du trajet et surtout vu la pluie je ne donne pas cher de leur peau si je dois les sortir régulièrement ! » On le voit, le scénario du Défi Bimedia n'est pas avare en rebondissements. Le sens aigu de l'adaptation du marin aventurier va une nouvelle fois être mis à contribution.
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