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    • farangfrog

      VLM : Appel aux développeurs bénévoles   08/10/16

      Nous recherchons des personnes souhaitant contribuer bénévolement au développement de Virtual Loup de Mer, avec des compétences par exemple en PHP, JS, C, web/css, graphisme. Si vous êtes intéressés, merci de contacter @sbs par MP.

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RisAMer    20

Faut avouer que dans la catégorie je teste les limites de ma bonne étoile, :drunk:

ça se pose un peu là. :wt:

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hervew    91

Ouaip, mais l'aventure , c'est l'aventure ! c'est son choix ;)

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Fripouille    18

Question : si je voulais faire quelques bouts de croisière en" qtVLM Simulation" à ses côtés,  en suivant la carto, quel bateau dois-je prendre ?

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hervew    91
Posted (edited)

http://www.virtual-loup-de-mer.org/status/polar-status.php

 

A35 ou malgache...voire plus !! vu son cata et sa voilure, il doit ben faire de bonne moyenne.

Il a 2 mois pour faire 8000 km

Regarde toutes les polaires dispo pour VLM, essaye de prendre un bateau qui l'allure de son cata. de plage :=)

 

Sacré parcours qu il veut faire !!! Sacré Bourgnon, Bon vent !!!

 

 

Edited by hervew

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hervew    91

En fait je prendrai la polaire du cata non habitable de PYM : ocean express.

 

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Fripouille    18

OK , je vais voir cela , MERCI

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hervew    91

Le passage du nord ouest , cette course existe sur VLM, il faudrait changer la polaire et on file sur la route de bourgnon :)

 

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Fripouille    18

Yvan quitte le ponton de NOME (Alaska) pour le passage Nord-Ouest, ce matin à 8h00 heure française (22h en Alaska)

Les glaces libèrent POINT BARROW, il pourra passer, la fenêtre est étroite pour ce défi

Un live FB aura lieu à 9h00

https://www.facebook.com/ybourgnon/

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Fripouille    18

Approche de Barrow, les premiers Growlers .......

 

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Fripouille    18

Vacation Yvan Bourgnon qui approche de BARROW:

 4°C, une pluie fine et glacée, 20 heures sur 24. J C’est raide ! Je n’ai pas fait un bon choix de gants, j’aurais dû prioriser l’étanchéité. Je n’ai qu’un duvet et il est trempé, aucune chance de sécher quoi que ce soit pour le moment.  Je n’imagine même pas ce que ça donnerait avec du vent ! Parce que là c’est calme, j’avance à 3-4 nœuds mais suis dans le brouillard, la visibilité n’est pas bonne.»

Yvan est obligé de rester sous ce déluge glacé pour barrer car les panneaux solaires sont inefficaces par manque de luminosité

A Barrow, une fine bande côtière de 2 miles de large libre de glaces pourrait le laisser passer. « Le vent doit se renforcer les 21 et 22 juillet, avec peut-être jusqu’à 30 nœuds. Je préfère passer Barrow et le goulet au bord de la glace avant.»

Si Yvan prend son mal en patience et parvient à s’engouffrer dans le couloir d’eau libre en bordure de banquise, il devra être extrêmement vigilant, entre glaces dérivantes et rochers de la côte toute proche. Sur les 70 miles suivants, il lui faudrait rester à moins de 5 miles de la côte pour progresser.

Capture4.jpg

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Logeo80    4

@Fripouille merci pour ce compte-rendu de sa vacation. Très intéressant.  :up:

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Fripouille    18

Vacation Yvan qui a passé Point Barrow

"Toute sa remontée vers le nord, le passage du cercle polaire, ses jours de pluies sans discontinuer, le froid et le manque de sommeil, les vêtements trempés, l’absence d’énergie l’obligeant à barrer, tout cela était le prix à payer pour gagner ses galons de navigateur polaire et mériter le droit de passage à Barrows.

La banquise, grande dame lui dégagea une fine bande littorale d’environ 2 à 4 miles de large d’eau libre pour saluer le courage et l’endurance du marin aventurier.

Le vrai défi commence !

Enfin touché par les vents portants, « Ma Louloutte » se rapprocha en tirant des bords de largue de cette côte fraîchement libérée de l’emprise des glaces. Finalement vers 20 heures françaises, Yvan s’engageait dans cet étroit goulet avec sur tribord la terre et à bâbord la ligne blanche du pack de banquise encore bien compact. « La visibilité peut passer en 10 mn de 4 miles à 20 mètres et comme en bordure de banquise des glaçons dérivants peuvent se présenter sur ma route, c’est chaud ! Pour le moment je vois à 3 miles et je continue tant que je peux. C’est bon pour le moral d’aller de l’avant. »

Heureusement plusieurs anses ou baies protégées pourraient accueillir Yvan au mouillage si la visibilité venait à manquer, comme les prévisions le laissent penser.  « Je suis vraiment tenté de m’approcher de ces masses blanches mais en même temps, une fois entouré de glaçons, si je n’y voit plus rien, je serai pris au piège, avec le risque de collision fatale. Donc je suis prudent et me tient à distance. »

Pendant la vacation Yvan pensait voir à l’horizon une des îles artificielles mises en place pour l’exploitation pétrolière ; Une demi heure plus tard : « Incroyable c’est un vrai glaçon et pas une île ! Je suis à côté maintenant et il fait près d’1 km et 3 à 4 mètre de haut ! »

Emerveillé !

Le marasme des jours derniers a fait place à l’enthousiasme de voir en direct ces mastodontes de glace autrement que sur papier glacé.

La veille, Yvan avait déjà passé une belle journée : « Le temps n’était pas top, mais j’ai passé toute la journée entouré de phoques, de baleines, de cachalots ; pas 5 minutes sans entendre le splash d’une nageoire ou d’apercevoir les têtes des phoques, curieux mais prudents qui suivent pendant des heures le bateau, à distance raisonnable. J’ai vu aussi quantité de méduses d’une quarantaine de centimètre de diamètre avec des filaments de près de 10 m de long !»

Pour autant, les problèmes n’ont pas disparu. Yvan ne peux s’en remettre au pilote qu’une heure toutes les 5 heures, et est déjà en lutte contre le sommeil, qu’il devra pourtant découper en tranches de 10 mn maximum dans les heures prochaines pour surveiller les glaçons et les cailloux. Le défi Bimedia est entré dans le vif du sujet."

A ce soir 19h30 pour un LIVE audio sur Facebook avec Yvan.

 

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Fripouille    18

Yvan s’est fait une bonne frayeur au mouillage mais tout va bien !

Décidément, la pluie aura été l'invitée surprise de ce début de Défi Bimedia. Battante, fine, glacée, sans interruption pendant plus de 24 heures. Le genre d'invitée qui s'incruste et qu'on voit partir avec soulagement.

Yvan s'attendait à des averses espacées, lui laissant le temps de faire sécher ses vêtements. Il pensait être protégé avec 4 couches superposées ; ce qui est vrai dans des conditions classiques, ne l'est plus après des temps d'exposition aussi longs. Gorgés d'eau, les vêtements, duvets, gants, rendent l'impact du froid, implacable.

Les stratégies de séchage

A plusieurs reprises des tentatives de séchage en hissant les vêtements le long du mat sont restées infructueuses, faute à une épaisse chape nuageuse et un taux d'humidité très élevé même en l'absence de pluie.

Yvan a tenté de s'approcher très près des côtes pour bénéficier des températures de près de 15 degrés qui surviennent l'après midi, si le soleil perce. Sa première approche du fond d'un lagon, dans des eaux de moins de 80 cm de profondeur, lui ont fait craindre d'être coincé au fond de cette anse ; le mouillage sera pour une autre fois, le séchage et le sommeil aussi. Après bien des difficultés pour extraire dérives et safrans, de ce piège accueillant, il a rejoint le large.
Une autre solution pour s'offrir un repos indispensable, est de dériver sur ancre flottante, en commençant à 5 miles au vent de la côte, en limite de banquise. Le risque est de rencontrer et heurter des growlers, masses dérivantes qui en dehors des étraves renforcées de kevlar, peuvent causer des dégâts critiques aux flotteurs. La vitesse de dérive du bateau étant de 1,5 à 2 nœuds.

Un mouillage, qui restera ancré dans ses souvenirs

Hier après midi enfin, Yvan a repéré un banc de sable sous la surface d'un lagon, idéal pour jeter l'ancre en eau peu profonde. La manœuvre d'approche réussie sous 15 à 18 nœuds de vent, il a commencé à filer de la longueur de chaîne quand le taquet s'est arraché : « J'ai été surpris et j'ai aussi essayé de retenir l'ancre. Déséquilibré, je me suis retrouvé à l'eau, avec ma combinaison entrouverte. L'eau qui entrait alourdissait mes jambes. En plus « Ma Louloutte est assez haute » et j'ai lutté pour réussir à me hisser à bord. Une fois remonté, je me suis mis nu et changé rapidement, heureusement il ne pleuvait pas. Ensuite, pendant 3 heures dans mon duvet, j'ai grelotté et difficilement récupéré ! Après ça, j'ai dormi et fais sécher les vêtements grâce au peu de soleil. »

Remis de cette émotion forte, Yvan a repris sa route vers Prudhoe Bay et navigue actuellement à vue d'une trentaine de plateformes de forage.

Il a pu converser à la VHF avec le voilier Allemand rencontré à Nome avant le départ, et qui l'a doublé, car eux utilisent voile et moteur dans de petits airs ...

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Fripouille    18
Posted (edited)

Yvan bientôt au Canada:

1er coup de vent polaire sur le Défi Bimedia

Le lagon qui borde Prudhoe Bay est protégé des glaces, nombreuses ce matin, par des bancs de sables, qui stoppent la dérive des growlers. Yvan a choisi de naviguer dans ce lagon plutôt qu'a l'extérieur pour cette raison.

Cette progression le long de la côte s'est passée sous un soleil timide mais ô combien bénéfique pour recharger le moral du skipper et les batteries du bord.

Ensuite les prévisions d'avis de grand frais à coup de vent pour la fin d'après midi, ont guidé le choix d'Yvan. Entre s'abriter et risquer l'échouage si l'ancre venait à déraper, ou subir le plus fort du vent au large. La seconde option a été retenue, bien que les glaces dérivantes soient toujours potentiellement présentes sur zone.

Vers 13 heures françaises, Yvan est sorti du lagon pour vérifier une cartographie canadienne signalant la fin des glaces quasiment à cet endroit. Cette info s'est révélée exacte et il s'est décalé au large des côtes pour faire route directe, au grand largue, par 20 à 25 nœuds de vent.

Comme attendu, le front est arrivé avec 30 à 35 nœuds établis et rafales à 40 : « Ma Louloutte a subi ce premier coup de vent sous mât seul, à 6 nœuds. L'épisode de la chute à la mer au mouillage a été une piqûre de rappel. Il m'est interdit de chavirer sur ce défi ! Donc j'ai fait profil bas. Heureusement, ici entre la banquise et la côte, la mer est relativement peu houleuse. »

Une fois dépassé par le front, Yvan a renvoyé la grand voile avec 1 ris, et le foc. Les conditions semblent stables pour une longue période et la mer exempte de glaces. La pluie est revenue mais les quelques heures de soleil de la veille vont permettre à Yvan d'utiliser son pilote : « Tout est clair devant, l'allure est bonne, les conditions stables, le pilote va prendre le relais et je vais essayer de dormir vraiment 3 heures. J'en ai besoin, et c'est le moment ou jamais, parce qu'une zone de glaces se profile déjà dans 6 à 8 heures et j'aurai l'obligation d'être lucide et vigilant. Le repos est donc une priorité. »

Trahi par la technologie

La perspective d'un repos plus que mérité soulage le marin qui aura bien le temps ensuite de s'inquiéter d'une difficulté inattendue : « Mes 2 Ipad ne tiennent pas la charge et malgré l'indicateur de charge qui fonctionne, ils sont et restent à plat. Ce sont les 2 écrans qui me permettent de lire les cartes marines du parcours et maintenant il ne me reste plus que mon Iphone ! Après ce sera les cartes papier. Mais je n'ai pas de cartes détaillées de l'ensemble du trajet et surtout vu la pluie je ne donne pas cher de leur peau si je dois les sortir régulièrement ! »

On le voit, le scénario du Défi Bimedia n'est pas avare en rebondissements. Le sens aigu de l'adaptation du marin aventurier va une nouvelle fois être mis à contribution.

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Edited by Fripouille

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SMILY_World    9
Le 23/07/2017 à 12:48, Fripouille a dit :

Après ce sera les cartes papier.

fallait prévoir des i-carte papier ( imperméable) pour aller en terre :ping:!

 

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( :) Merci de ce beau récit )

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Fripouille    18

Mouillage à l’abri de l’île Hershel au Canada sur le Défi Bimedia

Après le premier coup de vent du défi, et l'arrivée dans une zone exempte de glaces, Yvan Bourgnon a réussi comme il l'espérait à s'en remettre au pilote pour s'offrir 4 heures d'un sommeil réparateur !

Au réveil, le soleil qui avait reboosté les batteries a encore une fois cédé la place à une pluie fine et le vent est tombé sous les 5 nœuds ; Au souci récurrent de charge sous un ciel gris quasi permanent, s'est ajouté ces dernières heures la découverte d'une défaillance du panneau solaire principal : « Je me suis aperçu que mon panneau arrière, le seul que je peux orienter en fonction du soleil, ne charge plus normalement. J'ai passé 3 heures dans la coque pour essayer de diagnostiquer la panne, mais sans certitude. Je pense qu'il s'agit d'un problème de régulateur et que je dois le changer »

Canada, 10 heures d'arrêt !

En Mer de Beaufort, Yvan s'apprête à longer le Canada, et l'île Hershel* du territoire du Yukon, où ont séjourné les baleiniers américains de 1889 à 1908. C'est l'endroit qu'il a choisi pour s'abriter le temps que lui prendra la réparation du régulateur : « Je dois être au calme pour bricoler et un stop au mouillage s'impose. Je pense être à l'arrêt une dizaine d'heures. J'ai 2 possibilités, une au sud de l'île, et l'autre, l'anse Simson à l'ouest. Je penche pour le sud, car le vent d'ouest annoncé peu après mon arrivée pourrait monter à 40 nœuds et je serai mieux protégé là-bas. »

Il est bon de rappeler à cette occasion qu'Yvan effectue un défi sans assistance et qu'en aucun cas il ne met pied à terre, ne reçoit d'aide de quiconque.

Si le changement de régulateur ne rendait pas au panneau toute sa puissance de charge, Yvan pourrait démonter une partie d'un des panneaux fixes de ses bancs couchettes, pour le fixer sur le support arrière orientable. Restera ensuite à le tester et là c'est une autre paire de manche, car il faudra du soleil pour valider la réparation.

Ce stop sera aussi le moment propice pour tester différentes idées afin de relancer les 2 Ipads du bord : « Je n'ai que ces Ipads pour lire ma cartographie en dehors de l'Iphone. Ils ne chargent plus et je tenterai de les chauffer pendant cet arrêt. Je n'y crois pas trop mais bon... J'aurais dû choisir des tablettes marinisées. »

Au moins cette halte imposée au pays du sirop d'érable, aura le mérite d'offrir une deuxième plage de sommeil serein à Yvan. Quand il reprendra sa route, en quittant l'ile Hershel, il aura plus de 1000 miles dans son sillage !

* L’île Herschel (Qikiqtaruk) a été le premier parc territorial du Yukon (fondé en 1987). Le parc est situé au large de la côte nord de la région continentale du Yukon, dans la mer de Beaufort. L’île est située dans une région qui présente un grand intérêt pour les scientifiques et les écologistes en raison du gyre de Beaufort, un courant océanique qui fait circuler l’eau douce chaude du delta du fleuve Mackenzie sur le long de la côte du Yukon.

 

 

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