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droopyNJ

Solo Maitre Coq 2018

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Bateau: Figaro 2
VAC: 5 minutes
Duree estimee: 2-3 jours
Depart: Jeudi 15 Mars 2018 a 13h00 CET (12h00 GMT)

Pour suivre les vrais :vrai:

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Pas de changement de programme sur la Solo Maître CoQ

Par
 Redacteur
 -
12 mars 2018
 
 
 
 
 
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Alors que les contrôles de jauge et de sécurité se poursuivent pour les 24 skippers engagés dans la 15e édition de la Solo Maître Coq, la Direction de course a réuni l’ensemble des coureurs, ce lundi, en fin de journée, afin d’évoquer avec eux le programme à venir. La raison ? Une météo particulièrement musclée annoncée pour la journée de mercredi sur les côtes Vendéennes, en l’occurrence, un flux de sud sud-est soufflant entre 25 et 30 nœuds (jusqu’à 35 dans les rafales). Ce contexte un peu particulier a poussé Denis Hugues, le Directeur de course, et Patrick Maurin, le Président du comité du course, à consulter les marins afin de leur proposer d’avancer le début des courses à demain.
« C’est une solution que nous avons évoquée avec eux pour palier à la possible annulation des courses de mercredi et de profiter de la météo clémente de ce mardi (entre 6 et 14 nœuds) pour lancer une à deux manches. Certains compétiteurs n’étant finalement pas prêts à entrer en piste une journée plus tôt que prévu, nous avons finalement décidé de maintenir le programme initial. Le prochain rendez-vous est donc désormais le briefing de mercredi, à 8 heures », explique Denis Hugues. Ce dernier va maintenant étudier les prochains fichiers météo et, par conséquent, la possibilité ou non de valider des parcours construits avant le coup d’envoi de la grande course (une boucle de 300 milles entre Belle-Ile, Ré et Yeu), jeudi à 13 heures. « Cette grande course devrait se jouer dans des conditions toniques, mais toutefois maniables », indique, pour sa part, Christian Dumard, consultant météo de la Solo Maître CoQ. « Une grosse dépression est attendue au large de l’Irlande mais elle ne devrait toutefois pas impacter la zone de course. Les solitaires devraient, en effet, bénéficier d’un flux de secteur sud-ouest pour 15 à 23 nœuds, avec jusqu’à 25-26 dans les rafales ». A suivre donc.

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A l’assaut de la Solo Maître CoQ !

Par
 Redacteur
 -
12 mars 2018
 
 
 
 
 
170410bcm-1jml5921-696x479.jpg Port le Foret le 10 avril 2017, les Figaro Bretagne Crédit Mutuel avec Pierre Rhimbault (Bretagne Crédit Mutuel Espoir) et Sébastien Simon (Bretagne Crédit Mutuel Performance). Saison 2017. Photo © Jean-Marie LIOT / Bretagne Credit Mutuel

Première des six épreuves du calendrier 2018 comptant pour le Championnat de France Elite de Course au large, la Solo Maître CoQ s’ouvre cette semaine, aux Sables d’Olonne. Au menu : des parcours construits puis une grande course de 300 milles entre Belle-Ile, Ré et Yeu, mais aussi et surtout des conditions musclées qui pourraient bien contrarier le programme de la journée de mercredi. Pas de quoi, cependant, perturber Sébastien Simon et Pierre Rhimbault, les skippers Espoir et Performance de la Filière d’excellence de course au large Bretagne – Crédit Mutuel de Bretagne, qui sont, pour leur part, d’ores et déjà fin prêts à en découdre.

Les Figaristes s’apprêtent à reprendre du service avec le coup d’envoi, cette semaine, de la première épreuve de la saison : la Solo Maître CoQ. Ce lundi, une interrogation subsiste néanmoins concernant le lancement des premières manches mercredi. En cause, la météo, un vent de secteur sud sud-est pour 25 à 30 nœuds, avec des rafales à 35, étant annoncé au large de la Vendée. Les prochains bulletins météorologiques permettront à la direction de course de se positionner. Quoi qu’il en soit, Sébastien Simon et Pierre Rhimbault se sentent déjà prêts à en découdre !

Un gros travail hivernal à valider
« Je suis content d’y aller. C’est toujours bien de retrouver de la confrontation officielle », note Pierre qui a enchaîné les stages au Pôle Finistère Course au Large, cet hiver, à la fois en double et en solo. « Le fait de naviguer beaucoup en duo ces derniers mois m’a beaucoup apporté pour le solitaire. Cela m’a notamment permis de me rendre compte que je ce que je faisais n’était pas si mal que ça, et de prendre un peu en confiance en moi », explique Pierre qui a également énormément appris au côté de son partenaire de team à l’automne dernier. « Avec Sébastien, nous avons beaucoup travaillé sur les réglages et la vitesse du bateau, ce qui m’a permis de gagner en aisance. Aujourd’hui, je suis prêt et l’envie est là », détaille Pierre Rhimbault, impatient de s’étalonner et de jauger la concurrence. « Une place dans le Top 10 me ferait plaisir mais mon but, sur l’eau, est avant tout de réussir à rester au contact des leaders », ajoute le jeune navigateur.

Se faire plaisir et soigner sa nav’
De son côté, Sébastien Simon n’est pas moins enthousiaste. « Je suis content d’être là. J’espère prendre un maximum de plaisir à régater », relate le skipper qui, pour mémoire, avait terminé deuxième de l’épreuve l’an passé. « J’évite de me mettre la pression même si ce que j’ai pu voir lors des entraînements cet hiver est positif. Je vais me concentrer pour faire une belle nav’ et tout donner », commente Sébastien, d’ores et déjà focalisé sur la grande course. « On ne sait pas si les petites courses vont avoir lieu ou non, mais dans tous les cas, ce qui est important, c’est la grande course. Elle risque, cette année, de se jouer essentiellement au portant et au reaching dans des conditions assez toniques. Des conditions fidèles à un mois de mars, avec de la pluie et du froid. Les deux nuits en mer vont à coup sûr être éprouvantes mais ce sera parfait pour prendre ses marques face à la concurrence », termine Sébastien Simon qui aura, comme ses adversaires, plus d’informations sur le programme à venir dans la soirée.

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Alexis Loison remporte la première course

Par
 Redacteur
 -
14 mars 2018
 
 
 
 
 
40808497691_0363589357_z.jpg @ C. Breshi

La 15è édition de la Solo Maître CoQ a débuté ce matin pour les 24 skippers qui avaient décidé de ne pas décaler le programme malgré les conditions musclées annoncées, une jolie houle et un vent de secteur sud-est soufflant entre 17 et 25 nœuds. La première course de 13 milles qui a été réduite à 11,5 milles valant coefficient 1 a été remportée par Alexis Loison (Custo Pol) suivis d’Erwan Tabarly (Armor-Lux) et d’Anthony Marchand (Groupe Royer – Secours Populaire). La grande course valant coef 3 partira demain.

« J’appréhende un peu, je ne le cache pas. Courir dans 25 nœuds sur des petits parcours, c’est toujours un peu chaud. Le risque est là », annonçait, par exemple, Gildas Mahé (Breizh Cola). Certains coureurs en ont d’ailleurs fait les frais avant même le départ de l’unique course du jour, à l’image de Justine Mettraux (Teamwork.net) qui a talonné avant d’échouer juste à la sortie du chenal, se voyant ainsi contrainte à l’abandon, la faute à une méchante lésion sur le côté tribord de son bateau, sous la ligne de flottaison. Idem ou presque pour Romain Baggio (Maison Meneau – Les Marins de la Lune), l’un des trois bizuths de la flotte, qui a dû jeter l’éponge peu avant le départ en raison de la casse de l’un des supports de ses barres de flèche. Bref, aujourd’hui, il aura clairement fallu jouer la carte de la prudence, à la fois dans ses manœuvres et aux passages de marques. En somme : faire simple. A ce petit jeu, Alexis Loison (Custo Pol) est manifestement celui qui a le mieux dosé. En tête d’entrée de jeu grâce, notamment, à un joli départ en bout de ligne, le Cherbourgeois a dominé la course du début à la fin avant de s’imposer, comme il l’avait déjà fait l’an passé à l’issue de la première manche de cette Solo Maître CoQ.

 Une grande course décisive
« Je ne pouvais pas mieux commencer la course », a sobrement commenté le skipper qui sait que ce qui est pris n’est plus à prendre, mais qui sait aussi que tout va se jouer sur la grande course (une boucle au départ et à l’arrivée des Sables d’Olonne, via Belle-Ile, Yeu et Ré, au coefficient de 3) dont le coup d’envoi est programmé demain à 13 heures. « Les Figaristes devraient partir avec un flux de secteur sud sud-ouest soufflant 18-20 nœuds et faire un peu du tout droit pour remonter jusqu’aux Birvideaux. Pareil ensuite pour redescendre jusqu’aux Sables. Pour résumer, dans cette section du parcours, il ne devrait pas y avoir de grandes options à jouer. C’est donc essentiellement la vitesse qui risque de jouer », note Christian Dumard, consultant météo de la Solo Maître CoQ qui voit cependant la situation devenir un peu plus complexe, ensuite, la faute à un vent mollissant, notamment dans la journée de samedi. « La fin de course s’annonce assez variable », assure Christian dont les derniers routages voient arriver les premiers sur la ligne d’arrivée en milieu de journée ou en début d’après-midi, samedi.

 Paroles de skippers

Alexis Loison (Custo Pol) : « Le parcours a bien aidé à ce que je puisse rester devant du début à la fin. Le premier bord jusqu’à la bouée de dégagement a été important. De mon côté, j’ai réussi, dès le départ, à trouver un petit trou de souris pour pouvoir toujours naviguer avec du vent frais. En plus de ça, j’ai l’impression que j’ai profité d’une bonne vitesse parce que j’ai réussi à creuser l’écart sur les bords de près. Les manœuvres se sont à peu près passées aussi. Au final, la course ne pouvait pas mieux commencer pour moi, surtout que les conditions que nous avons eues aujourd’hui ne sont pas nécessairement mon fort. Les réglages que j’ai testé cet hiver ont l’air de porter leurs fruits alors je suis très content. A présent, j’ai hâte d’être à demain. L’exercice qui nous attend va être très différent mais en tous les cas, ce que je retiens à l’issue d’aujourd’hui, c’est que le bateau est en forme et moi aussi. »

 Anthony Marchand (Groupe Royer – Secours Populaire) : « Le but, aujourd’hui, c’était surtout de ne pas casser le bateau parce que sur des petits parcours, avec des flottes compactes, il peut vite y avoir des contacts aux passages de bouées. Evidemment, je voulais faire le mieux possible et une place de 3e, c’est satisfaisant. C’est une bonne entrée en matière. Ce qui était important aujourd’hui ? Essayer d’être direct dans le rythme, être bien réglé au moment du départ, faire des manœuvres propres et éviter de trop s’enflammer sur des passages de marques. Il fallait, en fait, naviguer en mode « sécurité ». Maintenant, il faut se concentrer sur la grande course. Rééquiper les bateaux avec les duvets, les matelas, la nourriture et préparer la météo. Ça s’enchaine asse vite. Heureusement qu’on a eu qu’une manche ce mercredi. »

 Sébastien Simon (Bretagne – CMB Performance) : « Avec une manche de 6e, je limite la casse. Rien n’est joué car la manche d’aujourd’hui a un coefficient de 1 et la grande course de demain affiche un coefficient de 3. C’est plutôt bien. Pour le reste, je suis content parce que j’ai pris un assez bon départ même si, ensuite, je me suis fait aspirer après la bouée au vent. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé mais bon, c’est vrai qu’au contact, quand on navigue avec un bateau qui n’est pas à soi, c’est un peu différent. Au large, je me sentirai un peu plus libéré je pense. J’aurais un peu plus les manettes. En tous les cas c’est rassurant parce que j’avance assez bien. Je suis assez optimiste pour cette grande course. Il devrait y avoir beaucoup de jeu et je pense que ça va me plaire. Il va y avoir pas mal de phases de transitions et il va falloir réussir à se placer dès le début. Ça va être intéressant ».

 Vincent Biarnès (Baie de St Brieuc) : « Le départ a été important aujourd’hui. On a vu que les bateaux qui étaient bien partis en bout de ligne avaient su conserver leur avantage jusqu’à la fin. Moi je suis assez content parce que je n’étais pas très bien parti et, finalement, je m’en suis bien sorti puisque je suis passé dans les 5 premiers à la bouée au vent. Ensuite, il ne s’est pas passé grand-chose même si je me suis fait une petite frayeur à la dernière marque. La barre s’est, en fait, coincée dans mon écoute de grand-voile et j’ai failli rentrer dans la bouée métallique Nouch Sud. Ça s’est joué à 30cm. Au bout du compte, une place de 7e pour commencer, ça reste bien. Maintenant il faut se concentrer sur la course à coefficient 3 car c’est surtout elle qui compte. »

 Erwan Tabarly (Armor-Lux) : « Belle entrée en matière. Conditions un peu musclées mais maniables. On a pu faire une belle manche. On a bien bataillé devant. Il y a eu quelques changements de positions à l’issue du bord de portant mais, après, tout le monde a un peu gardé sa place. Il n’empêche que c’était bien et intéressant. Cela étant dit, pour moi, l’objectif principal reste la grande course dont le coup d’envoi sera donné demain. J’ai vraiment hâte de voir où j’en suis au niveau vitesse par rapport aux autres sur des longs bords. Ça ne s’annonce pas si simple. On devait naviguer dans 10-20 nœuds de vent la plupart du temps, avec néanmoins quelques phases de molle. On risque d’alterner des longs bords de reaching et de largue serré. On va avoir un peu de tout mais je vais regarder ça plus en détails ce soir. »

 Tanguy Le Turquais (Everial) : « J’ai pas mal bossé les départs cet hiver. Un peu tout seul, mais aussi avec le Centre Lorient Grande Large. De plus, l’an dernier, j’ai eu la chance de faire le Tour de Bretagne avec Quentin Delapierre qui est un dieu des départs. Il m’a montré sa façon de procéder et aujourd’hui, j’ai juste appliqué ce que j’avais vu avec lui. J’espère que je prendrai d’autres départs aussi bons tout au long de la saison. Mon objectif premier, aujourd’hui, c’était de ne pas casser le bateau et le deuxième, c’était de rentrer dans le Top 10. Au final, je fais 8e. J’ai perdu quelques places parce que j’avais enroulé la première marque à la 4e place. Je me suis concentré à faire des choses simples. On verra ce que ça donne sur la grande course mais j’étais à l’aise en vitesse et en manœuvres. Cela me donne un peu de confiance. »

 Xavier Macaire (Groupe SNEF) : « C’est bien, je suis content de commencer par une place de 4e. En partant sur l’eau, je me suis dit « attention, il y a du vent, de la houle et du monde ». J’ai donc fait des choses simples. J’ai réussi à me dégager, à faire les bords que je voulais. Ma performance d’aujourd’hui me met en confiance pour la suite, même si la grande course qui nous attend est un exercice très différent. Clairement, il va donc falloir basculer dans un autre mode et tourner la page d’aujourd’hui. »

 Alan Roberts (Seacat Services) : « C’était vraiment fun. Je finis 11e, un peu en milieu de flotte. Je suis un peu déçu parce que j’ai fait une mauvaise manœuvre au milieu du parcours qui m’a fait perdre pas mal de places, mais c’est le genre de choses qui arrive. Pour le reste, je suis plutôt content de ma vitesse, notamment au près. Maintenant, il faut se concentrer sur la course au large. Changer de mode. La vitesse va, je pense, être importante car on devrait enchainer les bords de reaching. »

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Benjamin Dutreux (Sateco) vainqueur de la grande course

Par
 Redacteur
 -
18 mars 2018
 
 
 
 
 
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C’est dans la nuit que les skippers de la Solo Maître CoQ ont coupé la ligne d’arrivée de la grande course. Benjamin Dutreux (Sateco) l’a franchi le premier après une magnifique course pleine de rebondissements.
« Cela a été très compliqué. J’étais aux avant-postes au début de la course, mais j’ai eu ensuite des problèmes de vérins. J’ai du bricoler un peu et j’ai loupé le coche quand les autres sont partis devant. Mais au final, j’ai eu de la chance qu’ils s’arrêtent. Du coup cela a remis les choses à zéro à Belle-île. C’est le dernier coup qui a été le bon. J’ai dormi 10mn en tout. les conditions n’étaient pas faciles. Il fallait être à l’affût de la moindre risée. »
19e lors de la première course, Benjamin Dutreux termine 4è au classement général. C’est Alexis Loison (Custopol) qui remporte l’épreuve, devant Sébastien Simon (Bretagne CMB performance) et Xavier Macaire (SNEF).

De mémoire de Figariste, rarement on a vu une course avec autant de rebondissements et de reversements de situation ! Le grand parcours de la 15e Solo Maître CoQ a, en effet, réservé un incroyable suspense et clairement mis à sac les nerfs des marins. Dans un tel contexte, à l’arrivée, forcément, on compte d’un côté les déçus et de l’autre les contents. Parmi ces derniers, on peut évidemment citer Benjamin Dutreux, le skipper de SATECO – Team Vendée Formation qui a créé la surprise en revenant du diable Vauvert dans les tout derniers milles du parcours (une boucle de 245 milles au départ et à l’arrivée des Sables d’Olonne entre Belle-Ile, Ré et Yeu). On peut nommer également Alexis Loison, le skipper de Custo Pol vainqueur de la petite course mercredi, qui a enfoncé le clou, ce dimanche, en terminant 3e du grand parcours, ce qui lui permet d’inscrire son nom au palmarès de l’épreuve pour la première fois en six participations.

Des rebondissements en pagaille, des coups de Trafalgar à la pelle et des surprises en veux-tu en voilà : la grande course de la 15e édition de la Solo Maître CoQ a tenu toutes ses promesses avec un scénario pour le moins complexe, voire tordu. Transitions, grains, zone de molle… les 23 concurrents en lice auront, de fait, à peu près tout eu pour s’arracher un maximum de cheveux. Parmi ceux qui auront, à coup sûr, le plus pesté sur l’eau, figurent Gildas Mahé (Breizh Cola) et Anthony Marchand (Groupe Royer – Secours Populaire). Ces deux-là avaient pourtant parfaitement entamé leur course, négociant de la meilleure des manières le départ, la descente jusqu’à l’île de Ré puis la longue remontée jusqu’aux Birvideaux. « On savait qu’à Belle-Ile, avec du vent de secteur nord-est, ça ne se passerait pas bien », a déclaré Mahé qui a échangé la première place avec son acolyte sur toute la première moitié du parcours avant de voir les choses se gâter méchamment, dans la pétole, avec le retour de l’ensemble de ses poursuivants. Pire encore, avec le dépassement de certains d’entre eux. « Il s’est passé tellement de choses ! Ça faisait longtemps qu’on n’avait plus eu ce genre de scénario », a assuré Alexis Loison. Dans le trio de tête à Belle-Ile, le Cherbourgeois a, lui, réussi à maintenir son rang jusqu’à la fin. « Je ne suis pourtant pas sûr d’avoir tout compris », a souligné le navigateur qui s’attendait à voir des écarts importants à l’arrivée et qui, à l’inverse, a vu la flotte arriver en rafale, Benjamin Dutreux en tête.

Une petite course qui fait toute la différence
« On l’a vu débouler de nulle part. Avant de le voir, je pensais que j’étais en tête », a avoué Sébastien Simon (Bretagne – CMB Performance) qui imaginait avoir course gagnée avant de voir son ancien co-locataire lui griller la politesse à quelques longueurs de la ligne. « Je ne m’y attendais pas du tout à gagner. J’ai tenté un dernier coup pour être joueur et ça a marché », a modestement expliqué le Vendéen qui a profité d’une belle bascule du vent à droite sur la fin du parcours, et qui a finalement devancé son dauphin de 55 petites secondes à son arrivée, peu après 3h30 ce dimanche. « Cette grande course, ça a été un truc de fou mais cette victoire à l’arrivée, c’est une grosse grosse satisfaction », a commenté le skipper de SATECO – Team Vendée Formation qui s’est donc ainsi imposé au terme de 33 heures de courses éreintantes, à la fois physiquement et nerveusement, mais aussi et surtout qui fait un bond au classement général, remontant de la 19e à la 4e place. Reste que si lui réalise une belle performance, celui qui effectue la meilleure opération du week-end, c’est Alexis Loison. Car s’il termine 3e de cette grande course pour le moins épique, il profite de son petit bonus de points décroché à l’aide de sa victoire dans la petite course disputée mercredi pour se hisser sur la plus haute marche du podium. « J’étais parti en me disant qu’on était tous à égalité mais au final, c’est cette petite manche de premier qui m’aura permis de faire la différence », a précisé le skipper de Custo Pol qui remporte ainsi la 15e édition de la Solo Maître CoQ et rentre dans l’histoire de la course. Idem pour Loïs Berrehar (Concarneau entreprendre) qui termine, lui, 1er bizuth.

Paroles de skippers

Benjamin Dutreux (SATECO – Team Vendée Formation) : « Cette grande course, ça a été un truc de fou mais cette victoire à l’arrivée, c’est une grosse grosse satisfaction. Je ne m’y attendais pas du tout. J’ai tenté un dernier coup pour être joueur et ça a marché. Globalement, j’ai suivi mes routages et ça l’a fait. La photo n’était pourtant pas belle au début mais sur toute la longueur du bord entre Belle-Ile et les Sables d’Olonne, ça a payé. J’ai manqué de réussite au début mais à la fin j’ai eu la chance que les premiers s’arrêtent et qu’on puisse repartir à zéro. Nos nerfs ont été mis à vif sur cette manche. En ce qui me concerne, je suis passé par toutes les émotions mais je finis super content. Ce qui était super dur, c’était de ne rien lâcher. C’est vraiment top. Je suis trop content. »

Sébastien Simon (Bretagne – CMB Performance) : « Mon départ et mon passage sous le pont de l’île de Ré n’ont pas forcément été top mais j’étais tout de même assez confiant pour la suite. J’ai cravaché. Je me suis battu pour rester dans le match. Il y a eu un gros passage à niveau à Belle-Ile. A ce moment-là, j’ai cru que je ne reverrais jamais les trois copains qui étaient devant. J’ai pensé que j’allais faire la course tout seul mais finalement, c’est revenu par derrière assez fort. J’en ai profité pour revenir dans le match et m’inviter dans le trio de tête. Après, je n’ai rien lâché. Je n’ai pas dormi, j’ai à peine mangé. Je ne pouvais pas : il n’y avait pas beaucoup de vent et il fallait faire avancer le bateau. Je suis surpris que Benjamin Dutreux ait gagné. Je pensais vraiment être en tête. Au général, je termine deuxième. Pour moi, ça sonne comme une victoire car je pense que si j’avais eu mon bateau, ça aurait été beaucoup plus simple. Je suis trop content ».

Alexis Loison (Custo Pol) : « J’étais parti en me disant qu’on était tous à égalité mais au final, cette petite manche de premier m’aura permis de faire la différence. Faire un podium sur cette grande course, c’est super cool surtout qu’il s’est passé tellement de choses… Je ne suis d’ailleurs pas sûr d’avoir tout compris. Ça faisait longtemps qu’on n’avait plus eu ce genre de scénario. Même à l’arrivée, je ne savais pas si j’allais faire 3e, 9e et 12e. Au bout du compte, je suis super content de gagner. Je ne m’attendais pas à faire aussi bien. »

Vincent Biarnès (Baie de St Brieuc) : « Cette grande course a été vraiment spéciale. Je suis passé par tous les états. Je crois que j’aurais pu gagner sur le dernier bord si j’avais pris une option un peu plus radicale alors qu’avant Belle-Ile, je me voyais 20 ou 22e… bref, dans les derniers. C’est assez incroyable ce qui s’est passé. Il y a eu beaucoup de phases où ça a redistribué, où ça a regroupé… Quatre bateaux se sont bien détachés pendant une bonne partie de la course. Je pense qu’ils n’ont pas dû être contents quand ils se sont faits rattraper à Belle-Ile. Pour la plupart, ils s’en sortent bien cependant. De mon côté, je termine 5e alors je suis plutôt content, même si je me suis fait encore doubler sur le dernier bord par Xavier Macaire. Je vais sans doute perdre une ou deux places à général à cause de ça, mais ça restera un résultat correct. »

Xavier Macaire (Groupe SNEF) : « Super manche ! On s’est bien arraché les cheveux. C’était compliqué. Ça partait dans tous les sens. Le nombre de fois où on est tombé dans la molle et où la flotte s’est étirée. Je crois que je n’ai jamais vu une course où il se passait autant de choses dans ce genre-là. On n’a pas eu un moment pour nous. Il a fallu être constamment dessus, tout le temps à manœuvrer. Dès qu’on avait fini de remplir le ballast, il fallait le vider. Dès qu’on avait fait un empannage, il fallait réempanner. Dès qu’on avait mis le génois, il fallait renvoyer le spi. Ça a été comme ça toute la course. Au général, je termine 3e. Ça s’est joué à peu de choses parce que j’ai réussi à doubler Vincent (Biarnès) sur la dernière ligne droite. Ça fait plaisir surtout après une saison 2017 sans aucun podium, ce qui ne m’était jamais arrivé en Figaro. »

Pierre Quiroga (Skipper Espoir CEM – CS) : « Ça a été une étape assez folle mais assez marrante. Je n’en avais encore jamais vécu des comme ça en Figaro. Il y a eu des rebondissements dans tous les sens. C’était bien parce que quand on faisait un mauvais coup, on savait qu’il y aurait d’autres trucs à jouer ensuite et il y en a eu des dizaines et des dizaines. A la fin, avec la molle qui commençait à arriver, j’avais hâte que ça se termine et pas que ça finisse au mouillage devant les Sables. Au final, je m’en sors plutôt bien. J’ai tenté un truc avec Ben (Benjamin Dutreux, ndlr) et ça a bien marché. Je suis content d’avoir fait une belle course. »

Gildas Mahé (Breizh Cola) : « Je n’ai pas été verni. Avec Antho (Marchand, ndlr), on s’est relayé en tête sur la première moitié de la course. Un coup c’était lui quand il gérait mieux un grain, un coup c’était moi quand je mettais la bonne voile en premier… C’est dur de faire la plupart de la manche en tête et de finir 10e. On savait qu’à Belle-Ile, avec du nord-est, ça ne se passerait pas bien et ça a été le cas. Après, on a essayé de se remobiliser. On est même revenu à un moment mais il y a eu un deuxième coup de Jarnac juste avant l’arrivée. Au bout du compte, c’est évidemment la frustration qui domine. On ne fait pas des courses pour prendre des bâches. C’est dommage parce que globalement ça marchait bien. »

Loïs Berrehar (Concarneau Entreprendre) : « Je suis content. Cette première place chez les Bizuths, elle fait plaisir surtout qu’on a eu des conditions hyper compliquées, avec beaucoup de transitions, des grains… Du coup, on a eu beaucoup de boulot, beaucoup de changements de voiles et beaucoup de retournements de situation… Pour une première, je ne me suis pas ennuyé. Je ne suis pas très bien parti mais le fait que ça se regroupe m’a permis de revenir dans le match. J’ai fait des bêtises, du coup j’ai explosé un spi. J’ai fait toute la course avec mon petit spi. Parfois, je me suis trouvé un peu handicapé. Heureusement, après Belle-Ile, on a fait pas mal de près. J’ai réussi à remonter 5e à un moment. C’était marrant mais lors du retour sous spi, j’ai un peu rongé mon frein. Au final, je suis content. C’était la première fois que je passais une nuit en mer. Ça m’a bien plu. »

Tanguy Le Turquais (Everial) : « Je suis content de la manière dont j’ai navigué. C’était une bonne course test pour valider un peu tout ce que j’ai fait cet hiver. Le résultat est un peu décevant mais quand c’est aléatoire comme ça, c’est parfois compliqué. En fait, ce qui a été dur, c’est que j’ai fait un bon coup à la fin et que j’ai pensé pouvoir terminer dans le Top 5 mais à la dernière bouée, j’ai perdu pas mal de places. Bref, comme toujours, en voile, tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie… Bien sûr, je suis un peu déçu du résultat mais ce n’est pas très grave. Le bilan est quand même positif. »

Anthony Marchand (Groupe Royer – Secours Populaire) : « Je suis un peu déçu, forcément. Le départ a été top. La première moitié du parcours jusqu’à Belle-Ile, pareil. C’est toujours énervant de voir sortir des gens d’on ne sait pas où juste à la fin, et de perdre toute son avance. Cela étant dit, ce que j’ai globalement pu voir sur cette Solo Maître CoQ est plutôt positif. J’ai la vitesse et je suis dans le coup d’une manière générale. Le hic, c’est que comme souvent, je n’ai pas beaucoup de réussite. C’est juste ça qui est décevant mais le facteur chance, je l’aurai sur la Solitaire. Les autres viennent tous d’utiliser leur joker ! (Rires) »

Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) : « Je crois que je n’ai jamais vu ça. D’habitude, quand je me fais doubler par quelqu’un, ça m’agace et là, les remixes au sein du classement étaient tellement fréquents, que j’ai un peu fini blasé. Le problème, c’est que les fichiers n’étaient pas bons du tout. Dans ce contexte, c’était évidemment compliqué de mettre en place une stratégie. Très rapidement, c’est parti par devant. Dès le sud de l’île de Ré, la flotte a commencé à s’étirer pas mal et les mètres se sont transformés en centaines de mètres. A l’arrivée, pour moi, le sentiment qui domine, c’est clairement la frustration. »

Nick Cherry (Redshift) : « Ça a été une course difficile. J’ai dormi deux heures lors de la première nuit et j’ai bu beaucoup de café mais j’ai explosé mon grand spi. Heureusement, j’ai quand même réussi à être assez rapide sous petit spi dans les vagues et j’ai fait une fin de parcours bien meilleure que mon entame. J’arrive bien fatigué mais j’ai passé du bon temps sur l’eau. A présent, je vais aller me reposer avant de tirer un bilan un peu plus approfondi de ma course. »

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