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droopyNJ

Golden Globe Race

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Je suis sur la longitude de PECHE, toujours en avance!

OK, je vire , direction Est pour me repositionner au milieu de la flotte. On verra bien ce que réserve Saint Hélène. Pas de grande louche le long des côtes brésiliennes 

 

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Plongée dans le livre "la longue route" de Moitessier, voici un extrait du passage de Bonne Espérance :

"Les eaux de Bonne Espérance s’étendent entre la longitude du Cap et celle de Durban….

Plus dangereuses que le Horn à cause de la mer provoquée par le courant des Aiguilles….

Les coups de vent lèvent une mer énorme, renforcée par la rencontre du courant chaud et salé de l’Indien avec le courant froid moins salé de l’Antarctique…

Si je devais passer une seconde fois Bonne Espérance dans le même sens, je me tiendrais entre le 41° et le 42° parallèle, préférant veiller les glaces plutôt que de frôler la zone de convergence des courants ."

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Fausse manip sur FT ce soir a 23h26.   Retour au reglage initial dans les 5 secondes!!  Sorry  :coyo:

Y a t'il un cadenas sur FT?

:jab:

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Salut le :jab:

Non, pas de verrou sur FT.

Solution alternative, disposer judicieusement 2 tapettes à souris sur le clavier.:whistling:

çà devrait pas être un pb de trouver çà pour toi.... :D

Edited by Bingo35

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Golden Globe Race : Philippe Péché hors classement

 

Le skipper de PRB a cassé la barre franche de son bateau, dans des vents de 40 à 50 nœuds, au milieu de l’Atlantique. Il a passé un appel satellite à sa compagne, ce que n’autorise par le règlement. Il est donc, désormais, hors classement. Philippe Péché se trouvait à la deuxième place de la Golden Globe Race, partie le 1er juillet des Sables-d’Olonne.

Philippe Péché, le skipper de PRB, a appelé hier le PC de la Golden Globe Race pour signaler que la barre franche de son bateau avait cassé dans des vents de 45 à 50 nœuds et qu’il n’avait plus de direction.

Le Français de La Trinité-sur-Mer, qui occupait la deuxième place, a indiqué qu’il avait affalé toutes les voiles et qu’il laissait dériver le bateau jusqu’à ce que les vents s’atténuent avant d’évaluer les options.

Deux autres skippers à proximité

PRB se trouve actuellement au milieu de l’Atlantique, à environ 1 500 milles à l’ouest de Cape Town, le port le plus proche. Deux autres concurrents, le leader Jean-Luc Van Den Heede (Matmut) et le Néerlandais Mark Slats (Ohpen Maverick) se trouvent à proximité, le reste de la flotte étant derrière.

Don McIntyre, le président de la course a déclaré : « Philippe Péché nous a dit qu’il n’était pas en danger immédiat. Nous continuons à surveiller la situation, mais nous nous attendons à ce que la tempête actuelle se calme dans les prochaines 24 heures et qu’il réussira à mettre en place une barre franche de fortune. Il avait utilisé des pièces de rechange pour réparer son régulateur d’allure la veille. »

 

Un appel satellite à sa compagne

Philippe Péché a également passé « un appel satellite à sa compagne, ce qui n’est pas autorisé par les règles de la Golden Globe Race, et le relègue à la classe Chichester. Il est donc maintenant hors du classement. »

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Hello,

 

Sans vouloir m'immiscer trop dans les (superbes ;p) compte-rendus de Logeo, j'aimerai comprendre un truc technique sur un crash dans la NSZ ce matin pour moi :

 

ggr-crash.jpg.62b3b2c6b550d6849af3fa85d69833a1.jpg

 

Sur l'image j'ai noté 3 points d'intérêt :

- la première flèche bleue c'est le changement de météo de 05h35 qui m'a poussé vers le sud plus que prévu.

- la première flèche rouge c'est l'inévitable bisou à la NSZ parce que je me suis occupé du bateau Fourmi Polaire plutôt que de lui en premier.. ça s'est joué à 2 minutes près !

- à la suite de ça je suis reparti direction "une marque", avec un peu de nord comme vous le voyez. J'ai fait 23 vacs sans encombre et d'un coup.. seconde flèche rouge, re-paf la NSZ..

 

et c'est ce second crash que je ne comprends pas.. du coup si qqun pouvait m'éclairer je lui en serait reconnaissant ;)

 

La seule idée que je vois c'est que le bateau ait atteint la marque (que je n'avais pas mise très loin, c'était le temps du petit déjeuner ;p), l'ai dépassée, puis ait voulu revenir dessus en faisant un grand coup de sud au lieu de continuer tout droit.. mais ce serait mesquin ! 😜

 

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A quelle heure ton second crash ? Et quel numéro de boat?

Edited by sbs

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3 hours ago, cab said:

et c'est ce second crash que je ne comprends pas.. du coup si qqun pouvait m'éclairer je lui en serait reconnaissant

lache de WP intempestif

2018-08-13 06:07:36 cab-2 #30596 Update Target (lat=-43.996773397828, lon=46.259874898256, @wph=-1)
2018-08-13 06:05:06 cab-2 #30596 Exclusion Zone has been crossed at -44.000000209534, 46.181078625357
2018-08-13 05:48:54 cab-2 #30596 Update Target (lat=-43.99837021722, lon=46.184201625398, @wph=-1)

 

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Il y a 6 heures, droopyNJ a dit :

lache de WP intempestif


2018-08-13 06:07:36 cab-2 #30596 Update Target (lat=-43.996773397828, lon=46.259874898256, @wph=-1)
2018-08-13 06:05:06 cab-2 #30596 Exclusion Zone has been crossed at -44.000000209534, 46.181078625357
2018-08-13 05:48:54 cab-2 #30596 Update Target (lat=-43.99837021722, lon=46.184201625398, @wph=-1)

 

 

Du coup je te suis reconnaissant pour les logs ;)

C'est une "bizarrerie commune" du moteur vlm, ou c'est ma faute pour ne pas avoir pris assez de marge ds le wp de redémarrage ?

 

@sbs : Droopy a dégainé trop vite 😜

 

@Logeo80: oui, le cap fixe à 90 c'est ce que j'avais depuis 2 jours.. cette nuit j'ai voulu faire une folie en grattant un dixième de mile pour suivre le vent vaguement.. j'aurai pô du 😜

 

Je sais à quoi m'en tenir mnt 😜

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La limite sud de l’Océan Indien a été élevée au 42°S aujourd’hui après deux avertissements de navigation envoyés à la flotte

Pourquoi Susie Goodall se dirige-t-elle vers le nord?

Des problèmes électroniques ralentissent Tapio Lehtinen

Le manque d’eau fraiche pourrait forcer Loïc à s’arrêter à Cape Town

JOUR 51: Les Sables d’Olonne. 20.08.18: Alors que le premier de la course Jean-Luc Van Den Heede se rapproche du très agité cap de Bonne Espérance, les organisateurs de la course ont publié deux avertissements de navigation à la flotte dimanche dernier. Ils ont aussi changé la limite sud de 42°S à longitude 40°E pour garder la flotte hors des pires conditions dans le Grand Sud.

Don McIntyre, le président de la course explique : “C’est le début du printemps dans l’Océan Indien et la flotte sera 2 semaines ou plus en avance par rapport à Sir Robin Knox-Johnston il y a 50 ans lorsqu’ils contourneront le cap de Bonne Espérance et entreront dans les 40èmes rugissants. Depuis les images satellite, qui n’étaient bien évidemment pas disponibles aux premiers concurrents de la course originelle, il est clair que les orages d’hiver sont toujours actifs entre les 40ème et 50ème latitudes. Elever la ligne d’exclusion à 42°S aujourd’hui est une mesure de précaution pour garder la flotte de la GGR 2018 en dehors des pires conditions météo.”

Van Den Heede et ses poursuivants font toujours face à des conditions de navigation difficiles. Au Sud du Cap, le courant des Aiguilles tourne dans le sens des aiguilles d’une montre à environ 3-4 noeuds. Lorsqu’il est mélangé avec les vents forts du sud-ouest, il crée une mer traîtresse pour ces petits bateaux. Le Rustler 36 Matmut de Van Den Heede sera le premier à tester ces conditions à partir de la fin de semaine, suivi par le second Mark Slats qui poursuit le Français 515 milles derrière.

Derrière eux, les dix autres navigateurs de la GGR rapportent des conditions météo variées. L’Indien Abhilash Tomy (réplique de Suhaili appelée Thuriya) a été ralenti par des vents légers toute la semaine dernière alors qu’un système anticyclonique le suivait de près. La Britannique Susie Goodall (DHL Starlight), actuellement 450 mille ENE de Tomy, a quant à elle rencontré des vents forts de face et une mer agitée toute la semaine – à tel point que pour virer elle devrait foncer tête baissée dedans. C’est la raison pour laquelle elle prend une direction NE aujourd’hui à la recherche de vents plus favorables plus loin à l’Est. Elle a peur que si elle vire au Sud maintenant, l’état de la mer stopperait la course de son Rustler 36 nette. Plus inquiétant, Susie nous a rapporté que certaines des plaques connectant la coque au gréement se sont décalés de près de 2mm au-dessus du point et laissent maintenant passer de l’eau à l’intérieur. Elle surveille le problème de près. Son bateau aurait traversé des grandes zones de débris provenant de bateaux ces derniers jours, qui frappent violemment sa coque. L’irlandais Gregor McGuckin (Biscay 36 Hanley Energy Endurance) qui a bien progressé depuis la semaine dernière, en passant de la 8ème à la 5ème place, malgré la rencontre de nombreux débris de cordes, filets et autres déchets. Cette situation écologique désastreuse dans le Sud Atlantique fut notée pour la première fois par Abhilash Tomy lorsqu’il a rapporté avoir frappé un objet non identifié assez violemment il y a une semaine.

Deux autres skippers ont rapporté des problèmes importants. Le Finlandais Tapio Lehtinen rencontre des problèmes électriques sur son Gaia 36 Asteria. Son moteur a cessé de marcher il y a deux semaines, les panneaux solaires du bateau, qui devraient fournir 300 watt n’en produise que 5%, et les connexions à son générateur d’eau semblent ne pas tenir le choc. Tapio a appelé les organisateurs de la course hier hors du calendrier prévu pour parler des possibilités de naviguer sans électricité pour le reste de la course autour du monde. Bernard Moitessier l’a déjà fait dans la première Golden Globe Race il y a 50 ans mais cette édition de la course requiert au moins un rapport de position par jour pour des questions de sécurité. Don McIntyre explique : Tapio pourrait couper tout le courant dans le bateau, ainsi que son tracker GPS. Il étudie l’option qui consisterait à brancher un ou plusieurs de ses panneaux solaires directement sur les batteries de son bateau, ce qui lui permettrait d’envoyer au moins une position par jour. Tapio est de ceux qui s’accrochent. Il ne pense pas s’arrêter pour faire des réparations et est déterminé à se battre quoi qu’il en coûte.”

Le Français Loïc Lepage (Nicholson 32 Laaland) pourrait ne pas avoir cette possibilité. Ses réserves d’eau fraîche sont maigres du fait du manque inhabituel de pluie dans le Pot au Noir. Il réfléchit à s’arrêter au Cap mais cela le rétrograderait en classe Chichester. Son compatriote Philippe Péché est resté muet quant à ses intentions de s’arrêter au Cap pour remplacer sa barre franche sur son Rustler 36 PRB mais a progressé remarquablement pour ne pas se faire décrocher par Van Den Heedealors qu’il a barré à la main toute la semaine. A la vitesse actuelle, il est probable qu’il atteigne le Cap Jeudi ou Vendredi.

Un autre homme rencontrant des soucis : le Néerlandais Mark Slats. Maintenant au niveau du 32°S, le second de la course commence à sentir le froid, et nous a rapporté qu’il avait oublié de prendre des gants pour les étapes de l’Océan Sud. Il ne dispose pas d’enrouleurs à l’avant de son Rustler 36 Ohpen Maverick et il va faire sacrément froid pour changer ces voiles sur le pont !

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Le courant des Aiguilles

Cercle blanc = zone dangereuse!

 

000C-Image Retroflection of Current.jpg

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Philippe Péché a rallié Le Cap en Afrique du Sud ce samedi 25 août. Il s'était détourné après son avarie de barre il y a 15 jours. Il a pris la cruelle décision de se retirer de ce tour du monde en solitaire, sans escale et sans moyen moderne de communication

"Pour moi, l’affaire se termine ici"

C'est vers 12h ce samedi que le skipper a accosté avec son Rustler 36. Il a annoncé à la direction de course qu'il se retirer définitivement de la compétition alors qu'il aurait pu intégrer la classe Carozzo qui rassemble les skippers ayant déjà fait au moins une escale. Mais pour le skipper "Il est inconcevable pour moi de poursuivre la course. Faire un tour du monde en « baba cool », ce n’est pas mon projet. Repartir du Cap deux semaines après VDH, ça ne m’amuse pas car je sais que je ne pourrais pas le battre. Pour moi, l’affaire se termine ici. C’est très dur car ça fait trois ans que je suis sur ce projet ! J’en pleure ! J’ai tout laissé en Australie (où il a vécu 20 ans, ndlr) pour ça. Ça s’arrête beaucoup trop vite. J’avais envisagé beaucoup de choses mais je n’ai jamais pensé que cette barre allait casser. En tout cas, chapeau aux gars qui vont finir car les bateaux ne sont pas faits pour cela. J’ai été un peu crédule par rapport à cela. Moi, ce qui m’intéresse, c’est de faire avancer le bateau à son potentiel !" 
 

15 derniers jours très difficiles

Le skipper de 57 ans, qui a parcouru plus de 300 000 milles en course sur toutes les mers du globe, habitué de la course au large, et deux fois détenteur du Trophée Jules Verne aux côtés de Bruno Peyron, décrit les 15 derniers jours de navigation comme parmi les plus difficiles de sa vie de coureur au large. "Je n’ai pas envie, jamais, de revivre ces 15 derniers jours !  C’était très dur. J’étais à la barre et au réglage constamment, environ 15 à 18 heures par jour. C’était totalement usant. J’ai réussi à fabriquer un petit manche d’environ un mètre de long. Mais ce n’était pas très fiable. Il fallait faire attention à bien équilibrer le bateau pour ne pas trop tirer sur la barre. J’ai quand même réussi à faire la route et j’ai été très bien accueilli au Cap".

philippe_peche_cap_town-3814362.jpg

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Comme quoi le routage c'est pas si con :)

Dans un autre registre on espère un autocollant qui fera le tdm en mode plus tranquille, à suivre.

 

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il y a 8 minutes, maitai a dit :

Comme quoi le routage c'est pas si con :)

Dans un autre registre on espère un autocollant qui fera le tdm en mode plus tranquille, à suivre.

 

Mais , sauf erreur, l'autocollant doit deja figurer sur les bateaux de "La longue route 2018" non?

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Alerte Code Orange pour le skipper norvégien.Are Wiig. Il a démâté à quelques 400 milles au sud-ouest du Cap

JOUR 58: Dateline 18h00 UTC – Les Sables d’Olonne, France

Le skipper de la Golden Globe Race, Are Wiig, a téléphoné au siège de course à 16h30 UTC aujourd’hui pour signaler que son voilier de 32 pieds Olleanna avait été retourné à 360° et à démâté à environ 400 milles au sud-ouest du Cap.

Expert maritime âgé de 58 ans, originaire de Svelvik, en Norvège, l’un des 12 marins participant à cette course solitaire sans escale autour du Globe se trouvait sous le pont alors que le voilier subissait 35-45 nœuds et une mer de 7 à 8 mètres. Un hublot de cabine a été brisé, mais Are a indiqué qu’il n’était pas blessé et que la coque n’avait pas été endommagée. Il a rapidement libéré le mât et le gréement loin de la coque mais a laissé l’étai qui est désormais suspendu à la proue du bateau dans l’eau avec la voile attachée agissant comme une ancre de mer.

Don McIntyre, le président de la course GGR, qui a répondu à l’appel d’urgence Wiig à rapporté que le skipper « était confiant et en contrôle. Son système de régulation d’allure s’était brisé et avant de se faire retourner, il a barré à la main pendant 7h consécutives. Au fond du bateau, tout est sans dessus dessous, mais il prévoit de ranger et de surveiller la situation, puis d’élaborer un plan. Il a tout ce qu’il faut pour monter un gréement de fortune. Are a confirmé qu’il n’avait PAS activé son EPIRB et qu’il n’avait PAS besoin d’aide pour le moment. Tout son équipement de sécurité est en bon état. Ses communications par satellite fonctionnent bien et il a toute l’électricité nécessaire. »

Le PC course aux Sables d’Olonne surveille la situation et a alerté les autorités de sauvetage du Cap et la flotte des skippers. Le concurrent le plus proche de Are Wiigest l’Irlandais Gregor McGuckin qui navigue sur le Biscay 36 Hanley Energy Endurance, à environ 40 miles au nord-est de la position de Wiig, mais il fait face aux mêmes vents forts d’ouest. « 3ème nuit de fortes bourrasques, pas de voiles. Tout va bien, juste fatigué » rapportait son message de la nuit.

McIntyre a poursuivi: « Nous avons alerté la flotte de la GGR, mais comme Are n’a pas demandé d’assistance à ce stade, nous n’avons demandé à aucun voilier de se détourner de sa route »

Wiig a appelé le PC course pour confirmer que la situation à bord était stable. Il se préparait à réparer le hublot brisé et s’engageait à installer un gréement de fortune dès que les conditions le permettront et à se diriger lentement vers le Cap.

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Point sur le démâtage d’Are Wiig

Code Orange maintenu pour le skipper norvégien
Loïc Lepage inquiet de voir son stock d’eau continuer à baisser

Jour 59: 20:00 UTC – Les Sables d’Olonne, France
De nouvelles informations nous sont parvenues ce matin au sujet du skipper norvégien Are Wiig à la suite de son chavirage et de son démâtage à 400 milles au sud-sud-ouest de Cape Town ce lundi.
Il est désormais en communication régulière à la fois avec l’organisation de la course et avec John Amtrup, son manager. Ce dernier nous explique :
« Il était en train de réparer la goupille de sécurité (de son régulateur d’allure) quand son voilier a chaviré. Il a été projeté dans la descente et a atterri sous la casquette. Il a eu des contusions et a fini dans le cockpit, mais rien de grave, une entaille à l’oreille et à quelques autres endroits. L’étai fait maintenant office d’ancre flottante et la bôme a été sauvée.
Le hublot qui s’est brisé était au dessus de la table à cartes et le système électrique a reçu beaucoup d’eau mais les batteries sont probablement toujours opérationnelles. Sous le pont, il y a de la nourriture et de l’huile partout. Are pense que le vent soufflait aux alentours des 35 nœuds quand il a chaviré, ce qui, selon lui, n’était pas beaucoup en comparaison de la tempête qu’il subissait depuis 3 jours. Ironiquement, il venait juste de lire le livre « The voyage of Madmen » qui raconte tous les efforts des skippers pour ne pas chavirer. La course est terminée pour Are car il ne pourra pas remplacer rapidement son gréement.
Are Wiig a également enregistré un message téléphonique pour ses nombreux fans en Norvège en déclarant : «C’est Are. Je veux juste dire que je suis désolé. Ma participation à la Golden Globe Race vient de s’arrêter brutalement”.
J’ai connu du mauvais temps ces derniers jours et le bateau a été couché plusieurs fois. Le régulateur d’allure s’était brisé et j’étais en train de le réparer. Je me tenais dans la descente du bateau et je travaillais à remplacer les pièces qui étaient cassées. Et puis la mer a grossit et j’ai chaviré. Quand le bateau s’est redressé, c’était le chaos partout, le mât était cassé, ce qui signifiait la fin de ma participation. Je suis désolé de ne pouvoir continuer parce que c’était vraiment amusant. Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont apporté leur soutien, quel qu’il soit. Je suis vraiment désolé. Je suis désolé … mais je ne suis pas sûr que « je suis désolé » soit la bonne formule. C’est une histoire de météo et personne ne peut la contrôler. La mer a vraiment été très dure aujourd’hui, et c’est ce qui en a résulté. Nous devrons recommencer. Peut-être. Merci ».
Don McIntyre, le Président de la course a confirmé aujourd’hui qu’Are Wiig a tout l’équipement nécessaire pour mettre en place un gréement de fortune. « Tous les concurrents ont dû mettre en place un gréement de fortune pendant leur préparation et devant naviguer en mer sur un parcours triangulaire pendant au moins 6 heures, puis soumettre une rapport complet faisant parti de leur inscription et de leur acceptation à participer à la course.
En avril dernier, Wiig a effectué cet exercice ainsi que celui de l’installation d’un gouvernail d’urgence au large des côtes norvégiennes. »
Don McIntyre a ajouté: « Des parties du mât et des voiles sont encore attachées à l’avant du bateau, face au vent et à la houle. Il a localisé toutes les pièces spécialement conçues pour mettre en place son gréement de fortune et les deux tangons de spi sont intacts. Are signale avoir passé une nuit très dure, avec des mouvements de bateau très violent. Il pense qu’il sera bientôt temps de libérer le mât, pour éviter les mouvements saccadés qui l’empêchent de se reposer. Il s’est réveillé en pleine nuit pensant qu’il chavirait à nouveau mais ce n’était pas le cas. La mer est en train de se calmer lentement.

Les dommages causés par la compression de la coque du côté tribord suggèrent un impact énorme par les vagues. La porte avant a été endommagée et dégondée de la coque par l’impact et certains accessoires de pont ont été emportés. Il y a encore de petits trous à réparer sur le pont. Son tracker principal YB3i ne fonctionnant PAS et son unité YB3 principale d’envoi de messages textes étant endommagée, il a donc dû activer l’unité satellite YB3 de rechange stockée dans le sac de secours de son voilier. Son chargeur solaire est endommagée mais réparable, et des trous de câblage électrique laissent échapper un peu d’eau dans le bateau. Le moteur tourne, mais Are ne terminera pas les vérifications finales jusqu’à ce qu’il puisse confirmer qu’il n’y a plus de bouts dans l’eau. Il a env. 120 litres de carburant donc possiblement environ 40 heures de route au moteur à 5 nœuds, soit 200 milles. La coque est solide et suffisamment en état pour se rendre au Cap. Le vent tombe mais la faible houle continue de passer par dessus le pont du bateau. Il se sent en sécurité.

Nous pensons qu’Are Wiig est maintenant totalement en contrôle de son bateau et en bonne santé. Il projette de naviguer jusqu’à Cape Town sous gréement de fortune. Le suivi de course en temps réel, a été restauré sur le tracking de la GGR et les communications par satellite fonctionnent toutes. Nous lui fournirons des bulletins météorologiques et maintiendrons une vigilance de “CODE ORANGE” jusqu’à ce qu’il arrive en toute sécurité à Cape Town. »

Du jour au lendemain, tous les autres skippers de la GGR ont envoyé des messages de soutien à Are Wiig, notamment Gregor Mcguckin, l’Irlandais, qui se trouvait à 40 milles au Nord-Est de la position de Wiig au moment du retournement. Il a envoyé un message texte : « Désolé d’apprendre pour Are. Suis proche si besoin d’assistance. » Il a navigué sans toile et filait dans de sévères conditions hier, mais ce matin, l’Irlandais avait des nouvelles un peu plus rassurantes :« De retour, état de la mer beaucoup mieux.Tout va bien à bord. ». Les dernières prévisions annoncent des conditions encore plus calmes au cours des prochains jours, ce qui facilitera grandement la tâche de Wiig pour qu’il puisse naviguer vers le nord jusqu’au Cap.

Au Cap, le capitaine du Port, Steven Bentley, a promis son soutien, tout comme l’administration portuaire l’avait fait pour Philippe Péché, autre skipper de GGR, la semaine dernière. Il écrit: « Nous garderons un œil sur sa progression et nous nous tiendrons disponibles pour l’aider à se rendre jusqu’au Cap. Si son gréement de fortune le conduisait à False Bay, entre Cape Point et Cape Agulhas, il devra faire au mieux pour False Bay. Je peux organiser et sécuriser une place au port de plaisance du False Bay Yacht Club, et lorsque les conditions météorologiques locales seront meilleures, il pourra être transféré de FBYC au Royal Cape Yacht Club avec l’aide des membres du club local. Je vais surveiller ses avancées et m’assurer de le ramener à terre, avec son voilier amarré à bon port en toute sécurité, le plus tôt possible avec le moins de risques possibles « .

Pendant ce temps, un autre skipper de la GGR pourrait bien être contraint de rentrer au Cap par manque d’eau. Le Français Loïc Lepage à bord du Nicholson 32 Laaland signale qu’il n’a toujours pas collecté suffisamment d’eau de pluie pour aller jusqu’en Australie. Sa radio BLU et son unité YB3 d’envoi de messages textes ne fonctionnent pas. Il a dû faire appel directement au PC course par le biais de son téléphone satellite. Lepage est actuellement à 1000 miles à l’ouest du Cap de Bonne-Espérance, et sans la possibilité de capter les ondes des prévisions météorologiques, il pourrait bien décider de se rendre au Cap pour résoudre ses problèmes avant de continuer la course en catégorie Chichester.

Latest positions at 14:00 UTC today 28.8.18

  1. Jean- Luc VDH (FRA)Rustler 36 Matmut
  2. Mark Slats (NED)Rustler 36 Ohpen Maverick
  3. Gregor McGuckin (IRE) Biscay 36 Hanley Energy Endurance
  4. Uku Randmaa (EST) Rustler 36 One and All
  5. Abhilash Tomy (IND) Suhaili replica Thuriya
  6. Susie Goodall (GBR) Rustler 36 DHL Starlight
  7. Loïc Lepage (FRA) Nicholson 32 Laaland
  8. Igor Zaretskiy (RUS) Endurance 35 Esmeralda
  9. Tapio Lehtinen (FIN) Gaia 36 Asteria
  10. Istvan Kopar (USA) Tradewind 35 Puffin
  11. Mark Sinclair (Aus) Lello 34 Coconut

 

CAROZZO SAILOR

  1. Francesco Cappelletti (ITA) Endurance 35 007

RETIRED

  1. Ertan Beskardes (GBR) Rustler 36 Lazy Otter
  2. Kevin Farebrother (AUS) Tradewind 35 Sagarmatha
  3. Nabil Amra (PAL) Biscay 36 Liberty II
  4. Antoine Cousot (FRA) Biscay 36 Métier Intérim
  5. Philippe Péché (FRA) Rustler 36 PRB
  6. Are Wiig (NOR) OE 32 Olleanna

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Pas tout lu, pas le temps, mais:

Le Français Antoine Cousot est arrivé à Rio de Janeiro à la voile, mais s’est blessé à l’épaule et au pied alors qu’il tentait de changer de voile sur le pont avant de son Biscay 36 Métier Intérim. Il indique que si c’était à refaire, ce serait avec un enrouleur de voiles d’avant plutôt qu’avec des voiles à mousquetons à monter et hisser à la main.

Ca c'est lol :)

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On mesure combien cela doit être difficile  :up:

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Bon, bof...

je me suis fait mettre hors course alors que je m'étais mis bien tranquillement au mouillage ( vu les écarts ), à Crescent Bay pour attendre VDH  et accompagner jusqu'au Cap Horn la vraie course aux mêmes conditions météo autant que possible , "parce que je suis heureux en mer, et peut-être aussi pour sauver mon âme" ...

J'ai dû mal lire le règlement , pour dire vrai je ne l'ai pas lu !

Bonne navigation à ceux qui restent en mer.

PS: Je précise que je ne me suis pas rendu à terre , ahah

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Arf, dommage!    :coyo:  

Je crois que la mise hors course est automatique au bout d'un certain temps (2 ou 3 jours) sans aucun mouvement du bateau(a twa =0).

Demande au jury de te remettre en course, ils sont relativemnt cool sur ce type de course.

:jab:

Edited by uboot2935

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Uboot2935 et Logeo80, merci pour l'explication .

Exact j'étais en TWA=0 , je ne connaissais pas l'astuce .

Pas grave je ferai mieux une prochaine fois !

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Effectivement, après 72h en TWA=0, le bateau est automatiquement mis hors course (DNF).

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J ai un bug sur la GGR

 

suis en OAD

 

ce matin j ai fait une prog avec un renvoi au 90°

et vlm m a calé a 90.33  resultat dans 2 heures je suis contre la NSZ

 

Puis je recaler ma route au 90° ?

edit plus de souci...........   je suis encore en vmg et mon point est dans 1 heure 

donc je serai au 90° en temps voulu

 

sorry pour mon affolement

Sans titre 1.jpg

Sans titre 2.jpg

Edited by alexflo38
erreur

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