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Route du Montebello 2018

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SONDAGE :

 

si Harmonie (Maroussia) remporte cette course quelle sera votre réaction :

 

1) Bravo c'est entièrement mérité, "Vive les femmes" !

 

2) J'applaudit car j'ai pas envie de me faire bouffer par le vilain :dog: qui a posé cette question.

 

3) Je me mets en PLS car je suis un p.... de gros macho.

 

4) J'enrage car je suis un malouin et que j'étais à deux doigts .............. (réponse exclusiment réservée à NLM Le Neopix)

 

 

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Il y a 5 heures, jiblechien a dit :

SONDAGE :

 

si Harmonie (Maroussia) remporte cette course quelle sera votre réaction :

 

1) Bravo c'est entièrement mérité, "Vive les femmes" !

 

2) J'applaudit car j'ai pas envie de me faire bouffer par le vilain :dog: qui a posé cette question.

 

3) Je me mets en PLS car je suis un p.... de gros macho.

 

4) J'enrage car je suis un malouin et que j'étais à deux doigts .............. (réponse exclusiment réservée à NLM Le Neopix)

 

 

4 bien évidemment 🤐

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Bon pour le sondage de Maître Jib ça aurait pu être pire!!!!!:celine:

Je préfère tout de même la réponse de Silverdolphin !!!!:tchin: en 2 pour le chat il n'y avait que celle-là sinon gare:dog:  :tchin:

et en 3 évidemment celle de NML Néopix c'est vrai que c'est rageant  pour 41 secondes !!!!   Ce sera pour la prochaine fois !!!! Mais bravo à toi pour ta 2e place :applo3:et par la même occasion 

:tchin:

 

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MERCI  COPAIN  On Coule !!!!   :tchin:        

:bise: 

Maroussia

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Bonjour, il semble que le wp2 n'est pas été validé pour mon bateau (aelendil). Pourtant la trace sur Qtvlm et sur vlm semble bonne. Du coup, je suis toujours en course.

Quelqu'un peut vérifier ? 

Merci !

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il y a 4 minutes, aelendil a dit :

Bonjour, il semble que le wp2 n'est pas été validé pour mon bateau (aelendil). Pourtant la trace sur Qtvlm et sur vlm semble bonne. Du coup, je suis toujours en course.

Quelqu'un peut vérifier ? 

Merci !

Salut @aelendil

Si je me fie au classement actuel :

325

Flag_00-UN (#26394) aelendil [1]->3462.83 nm 12j, 2h,10m,45s. 3901.03 16.22N, 61.54W, GM 0.00 0.00 336.95 2758.25

ce n'est pas le WP2 qui pose problème... c'est que tu n'as pas validé Frehel le WP1  

 

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il y a une heure, aelendil a dit :
il y a 58 minutes, Logeo80 a dit :

Salut @aelendil

Si je me fie au classement actuel :

325

Flag_00-UN (#26394) aelendil [1]->3462.83 nm 12j, 2h,10m,45s. 3901.03 16.22N, 61.54W, GM 0.00 0.00 336.95 2758.25

ce n'est pas le WP2 qui pose problème... c'est que tu n'as pas validé Frehel le WP1  

 

 

La Migne est continue su qtvlm. Seule celle du 2 est en pointillés. Je vais télécharger la trace. 

Sinon, ça fait loin :)

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il y a 58 minutes, aelendil a dit :

La Migne est continue su qtvlm. Seule celle du 2 est en pointillés. Je vais télécharger la trace. 

Sinon, ça fait loin :)

Si tu as la ligne sur qtVlm c'est que tu n'as pas validé le WP, elle est continue parce que c'est une porte  (2 bouées) et tu dois passer entre ces deux bouées. Sur qt la ligne matérialisant la porte disparaît immédiatement lorsque tu es a son contact

La ligne du WP2 est en pointillée  parce que c'est une bouée de passage... une seule bouée. Les pointillées matérialisent une ligne imaginaire de 2000 nm (si j'ai bien compris) suivant l'angle défini par les ICs (160 degrés dans le cas du WP2 de la Montebello)

http://wiki.v-l-m.org/index.php?title=Les_portes_et_la_validation_des_passages

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Il y a 1 heure, aelendil a dit :

La Migne est continue su qtvlm. Seule celle du 2 est en pointillés. Je vais télécharger la trace. 

Sinon, ça fait loin :)

 

Selon VLM, ton prochain point de passage est WP1... peu importe WP2 donc, puisque VLM vois que tu dois d'abord valider WP1 avant WP2. 

 

Si tu as le courage de retourner a Frehel, valider WP1, revenir et terminer la course, tu seras mon héros. Un héros hors délai, mais un héros quand meme. 

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il y a une heure, brick a dit :

 

Selon VLM, ton prochain point de passage est WP1... peu importe WP2 donc, puisque VLM vois que tu dois d'abord valider WP1 avant WP2. 

 

Si tu as le courage de retourner a Frehel, valider WP1, revenir et terminer la course, tu seras mon héros. Un héros hors délai, mais un héros quand meme. 

Ça y est, j'hésite :D

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Joyon : le lecteur a le droit de savoir

Sur son bateau comme devant les micros, Francis est toujours à lâécoute.

 

Un peu d’humour décalé vous tente ? Le grand reporter Jean-Louis Le Touzet, fin connaisseur des us et coutumes du petit monde de la course au large et orfèvre du second degré, nous a fait l’amitié d’un texte. Il y revient sur la conférence de presse d’arrivée du vainqueur Francis Joyon, avec une pleine sacoche de révélations, lesquelles pourraient bien faire du bruit.

 

Armel Tripon, vainqueur en Multi50 au terme d’une course splendide de sagesse, place haut sa classe en décrochant au scratch la troisième place des mammifères à trois pattes. Sitôt son arrivée au ponton, on lui a fait comprendre que le bonheur exige d’être loquace. On doit tout savoir. La presse le demande. Le lecteur y a droit. Il doit être repu, quitte à s’endormir sur le journal déplié sur la toile cirée de la cuisine. Le lecteur est insatiable. Mais enfin que veut-il de plus ? Qu’on lui explique dans le détail ce qui est arrivé, comment, pourquoi, à quelle heure, et comment l’incroyable s’est produit et combien l’occasion ne se représentera plus. Non, fait-il de la tête, c’est incomplet. Vous n’avez pas tout dit. Il manque le comment, le rare et le beau se rejoignaient. Mais une fois que la chose est faite l’essentiel est réglé, non ?

Non, fait le lecteur. Il faut donc en passer par la fameuse conférence de presse d’arrivée. Elle est utile surtout parce qu’elle ne sert à rien. La conférence de presse c’est comme jeter du pain aux poules : elles reviennent. Le journaliste, c’est pareil, il y retourne son cahier sous le bras. Il pose mille questions qui ont trait au supplice chinois enduré par le perdant ou à la supposée joie enfantine du vainqueur. Il y aurait beaucoup d’ailleurs à écrire sur la joie enfantine de Francis Joyon car celle-ci ne saute pas immédiatement aux yeux, malgré deux pas de danse sur le trampoline de son bateau.

Deux hommes et un acouphène

Et c’est là où je veux précisément en venir, à ce grand moment de la conférence. Joyon, à droite de la scène, les yeux mi-clos, se fait répéter la question par son attaché de presse, un homme fort cordial et d’une fidélité sans accroc à Joyon. J’avais vécu, il y a quelques années une scène similaire sur le Tour de France cycliste. Un coureur français venait de remporter l’étape. Il avait un accent de Carcassonne très appuyé. Étant donné que le coureur était de Carcassonne, la présence d’une traduction à usage des francophones s’avérait pour le moins superfétatoire. Eh bien non, le coureur était accompagné d’un traducteur français-français qui traduisait les propos du Carcassonnais en français. Le type était d’Auch, dans le Gers. Si l’accent roulait terriblement, la déperdition était minime. Mieux : on comprenait tout. C’était stupéfiant de clarté. On aurait dit que ce coureur français avait appris le français grâce à la méthode Assimil. Francis, m’a fait penser à ce coureur ce soir d’arrivée. Il hochait gravement la tête, signe que la traduction faite, à l’oreille, par son attaché de presse, était conforme. La presse notait en retour les réponses d’un air pénétré.

 

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La scène s’est reproduite durant 20 minutes jusqu’à ce que Serge Herbin, speaker officiel à l’organe remarquable et qui lui, n’a pas besoin de traducteur, siffle la fin de la conférence. J’ai félicité le vainqueur qui m’a écrasé la main en manquant de me tomber dessus, victime du mal de terre. Je me suis enquis auprès de son attaché de presse de cette nouvelle et révolutionnaire méthode de traduction simultanée, le félicitant de ce procédé scientifique qui m’avait ému aux larmes. Ce dernier m’a immédiatement refroidi : « Francis est sourd. Le sifflement des safrans lui a provoqué des acouphènes. Il n’entend rien. Mais alors rien ». Le lecteur a le droit de savoir. Francis est grand et par-dessus le marché il entend le « ronron » de la mer au fond d’un coquillage. Francis est sorti, plus sourd que jamais, et une dame a poussé un petit cri de joie. L’homme salé s’est hâté d’aller retrouver ses nuits et le silence. La seule langue que Joyon sait traduire.

 

Jean-Louis Le Touzet.

Edited by Logeo80

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Route du Rhum : Christian Février tape du poing sur la table.

Derrière le sourire de Christian FEVRIER se cachent des mots qui pèsent lourd.

Derrière le sourire de Christian FEVRIER se cachent des mots qui pèsent lourd. | J.BOURGEOIS

 

 

Surnommé « le pape du multicoque », Christian Février réagit avec ses mots à la décision du jury d’infliger 24 heures de pénalité à Alex Thomson. Des mots simples, des mots de marin, d’homme de la voile et d’homme écouté, en guise de « J’accuse ! »

 

Bis repetitas ! Déjà en 1982, l’on se souvient que le jury de la Route du Rhum ne s’était guère couvert de gloire dans sa décision concernant le sauvetage de Yann Johnson par Olivier Moussy, sommé par le comité de se dérouter pour aller recueillir l’Australien chaviré.

 

La décision du jury de cette année est choquante. Indécente. Honteuse. En infligeant sciemment à Alex Thomson une très lourde pénalité de 24h, le jury sait très bien que d’autres concurrents de sa classe seront arrivés entre-temps.

 

Le skipper a utilisé son moteur pour sauver son bateau. Pour sauver sa vie. Il l’a re-scellé dès qu’il était hors de danger. Quelle faute énorme !

 

Cette décision salit la splendide performance tactique et physique du skipper britannique depuis le départ.

 

À tous les membres du jury, je dis : Messieurs, j’ai honte de vous. L’histoire vous oubliera. Mais les marins, eux, garderont dans leur mémoire, et pour toujours, la victoire éclatante et méritée d’Alex Thomson dans la Route du Rhum 2018.

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Yann Johnson et Olivier Moussy à leur arrivée à Pointe-à-Pitre en 1982. | Christian FEVRIER

 

Source https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/route-du-rhum/route-du-rhum-christian-fevrier-tape-du-poing-sur-la-table-6376596c-ea95-11e8-941b-7850ca166c4a?fbclid=IwAR20zQO57Mf8k8SjyszNZfTD4VMKk-_iuZF1yq7L685FTtSx3FoBxxA5Iws

 

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Je pense qu'on imagine pas la difficulté de cette course... 

 

PRB 4e de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe

C’est vers 10 heures (heure locale) que Vincent a amarré son PRB au ponton devant le Mémorial Acte de Pointe à Pitre marquant ainsi la fin d’une course éreintante. A bord, l’équipe technique s’affairait déjà et le silence régnait. Puis Vincent s’est approché vers les caméras et les micros tendus… Faisant d’abord une blaque sur les énormes pare-battages désormais nécessaires pour écarter les foils du ponton : « Ca crée de la distance ces pare-batt’ ! Il faut que j’arrive à ma rapprocher de vous ». Il aura fallu plusieurs secondes pour comprendre que ces quelques mots cachaient en fait une émotion très forte…

Après un long silence, la gorge nouée et caché derrière ses lunettes de soleil, Vincent a laissé couler ses larmes en racontant sa course… Une course dont il ne voulait pas, une course qu’il n’avait pas imaginée comme cela. Totalement exténué et submergé par l’émotion, il a raconté sa déception de finir 4e d’une Route du Rhum où il a dû sans arrêt repousser ses limites. Privé d’une partie de son électronique dès la deuxième nuit de course, Vincent a expliqué qu’il avait été contraint de naviguer « contre nature ». « Je me suis arraché pour exister dans la course. Ce n’est pas un drame cette quatrième place même si je ne suis pas trop habitué à ça. Mais je n’étais pas venu pour ça. J’avais des prétentions je pense justifiées. J’ai choisi de me battre jusqu’au bout pour arriver ici sans regret »a-t-il expliqué.

Cette Route du Rhum remportée hier par Paul Meilhat aura été extrêmement exigeante envers les marins comme envers les bateaux. Vincent, pour sa quatrième participation, peut être fier d’avoir assuré sa traversée et d’avoir amené son monocoque jusqu’au bout d’une course mythique.

Récit, les larmes aux yeux, d’un marin qui a fendu l’armure à l’arrivée d’une Route du Rhum d’exception. 


DECLARATION DE VINCENT RIOU AU PONTON :

Au sujet de sa course :
« C’est directement mes ennuis qui m’ont amené à naviguer un peu contre nature car je ne navigue pas comme ça d’habitude.
Je suis content d’être arrivé. Je suis content que le calvaire se termine car là, ça a été hyper dur… Je ne regrette rien car je suis allé au bout, je n’ai rien lâché.
La dette de sommeil, c’est un accélérateur d’émotion incroyable… Quand on n’a pas dormi ou qu’on est fatigué comme ça, c’est compliqué. On peut passer du rire aux larmes en quelques secondes. Ça fait partie du jeu, on le sait.
Moi j’ai plutôt l’habitude d’être dans la maîtrise, du sommeil et de toutes ces choses-là. Là rapidement, je n’ai pas eu d’autre choix que de m’arracher pour essayer d’exister dans la course. Maintenant c’est sûr, il y en a plein qui aimeraient être à ma place, ce n’est pas non plus une catastrophe. Une 4e place à la Route du Rhum, ce n’est pas un drame. Même si je ne suis pas trop habitué à cela, ça fait partie du jeu. Mais c’est vrai que je n’étais pas venu pour cela. J’avais des prétentions, je pense justifiées, j’avais fait un joli début de course mais ensuite quand on rentre dans la spirale infernale, c’est compliqué. Tous les jours on a le choix de laisser courir ou d’essayer de se battre jusqu’au bout et le dilemme n’est jamais simple. On est avant tout compétiteur et avant tout formaté pour arriver, comme j’arrive ici ce matin, sans regrets et en ayant fait tout ce que je pouvais. »

Au sujet des problèmes techniques rencontrés : 
« Quand on a traversé la première dépression dans le Golfe de Gascogne, on a eu du petit temps. Et quand on est sorti dans le front froid derrière avec Paul (Meilhat), je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans la nuit mais à un certain moment j’ai perdu mes aériens. Pourtant ils sont toujours en haut du mât mais ils ne produisent plus d’informations. Je ne sais pas s’il y a eu la foudre derrière le front ou s’il s’est passé autre chose … Mais du coup, je me suis retrouvé à simplement me débrouiller avec un pilote automatique branché à un compas et le bout de mon nez pour savoir d’où vient le vent, à quelle vitesse, quelles voiles il faut mettre, quand le vent tourne à droite, à gauche… J’avais déjà fait une demie Transat Jacques Vabre comme ça et ça avait été super dur… alors qu’on était deux… Tout seul, ça a été une catastrophe. Ça ne s’est pas trop mal passé au début et puis il y a 3 ou 4 jours, j’ai fini par me casser la figure en pleine nuit en ayant fait un cocotier dans mon spi. J’ai à moitié tout cassé sur le bateau. Il a fallu ensuite que je réduise un peu la voilure. 
Nous avons des bateaux très rapides dans lesquels on navigue très protégés, où on a des sensations certes mais si nous n’avons pas nos repères liés à ce qui capte l’environnement autour, c’est quand même compliqué de naviguer avec ces bateaux… »

Au sujet d’un arrêt possible : 
« J’ai regardé tout de suite s’il y avait des arrêts possibles mais il n’y avait rien qui était gérable. J’ai déjà gagné des courses en faisant des pit-stop, ça marche mais là il n’y avait rien, il n’y avait pas d’ouverture. Cela voulait dire forcément tuer la course d’entrée. Et tuer la course le 2e jour, ce n’était pas envisageable. »

Au sujet de la course de Paul Meilhat : 
« Paul a eu le nez fin ! La 2e nuit quand il m’a suivi et qu’on a traversé le front tous les deux. Tout le monde faisait du sud-ouest et nous on faisait du nord-ouest. Je ne sais pas s’il avait regardé la photo sat… Quand j’ai croisé Paul, il m’a enfilé mon tableau arrière et il ne m’a plus lâché. Il a super bien navigué. Il a déroulé la copie proprement. Entre le mauvais temps, la grosse mer du début et le vent arrière de toute la fin de course, ça ne servait à rien d’avoir des foils. Ce n’est pas souvent que ça arrive mais ça ne servait pas à grand-chose. Paul a prouvé qu’il y a encore quelques conditions dans lesquelles on peut faire sans foils même si ce n’est pas notre avenir à tous. Il a fait une super belle course. Quand Yann (Eliès) est revenu, il n’a jamais décroché. Il a vite compris qu’il n’irait jamais aussi vite que Yann mais il fallait qu’il aille moins vite, plus bas pour arriver à faire la même VMG. »

Au sujet de Hugo Boss : 
« Après il y a Hugo Boss… On a raté quelque chose, c’est sûr. On savait depuis le dernier Vendée Globe qu’au vent arrière il était super rapide. Il avait transpercé la flotte sur la descente de l’Atlantique Nord alors qu’il avait foiré le passage de l’anticyclone des Açores… Alex a fait une super belle course, il a été audacieux dès le départ. Il n’a pas été payé à la fin mais malheureusement c’est le jeu de la course… Comme pour d’autres, c’est souvent ingrat. C’est cela aussi qui fait la beauté du sport. »

 

____________

CLASSEMENT DE LA ROUTE DU RHUM – DESTINATION GUADELOUPE

1- Paul Meilhat – SMA 
2- Yann Eliès – UCAR StMichel 
3- Alex Thomson – Hugo Boss 
4- Vincent Riou – PRB

 

Source https://sport.prb.fr/enmer/actus-voile/526-prb-4e-de-la-route-du-rhum-destination-guadeloupe?fbclid=IwAR2gDYfdO9JB63O7t0UDxfhs-cW1C8fjgIzIOkpHFunW4t5kjm5S7k63M5g

 

IMOCA Globe Series a partagé un album.
#RDR18 - 4️⃣️ème place !

Une arrivée très forte en émotions pour Vincent Riou après une course difficile, dans laquelle il s'est "arraché pour exister".

De images qui marquent, des hommes qui se dépassent et qui inspirent .. Bravo Vincent !

Lâimage contient peut-être : une personne ou plus, lunettes_soleil et gros plan

Lâimage contient peut-être : 2 personnes, ciel et plein air

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Route du Rhum : avis d’experts sur la pénalité d’Alex Thomson

Premier sur la ligne, Alex Thomson, pénalisé, termine troisième sur le papier.

Premier sur la ligne, Alex Thomson, pénalisé, termine troisième sur le papier. | ALEXIS COURCOUX

 

Auteur et journaliste, Olivier Le Carrer a longtemps été le rédacteur en chef de la revue Bateaux. Nous publions sa réaction à la suite de la pénalité reçue par Alex Thomson après son échouage. Directeur de course de la Route du Rhum, Jacques Caraës – quatre tours du monde en course dans les bottes – lui répond, sur un même ton non-polémiste.

En suivant l’arrivée des IMOCA, je me suis dit qu’il y avait quelque chose d’assez choquant et anachronique dans la sanction qui a frappé Alex Thomson…

Voilà une course où l’assistance est autorisée un peu partout, où l’on peut se faire remorquer à l’entrée ou à la sortie d’un port sans encourir de pénalité… mais où un gars qui a dominé la course de bout en bout peut perdre sa victoire parce que, après une grosse bêtise, il s’en sort tout seul en déplombant son moteur 10 minutes sans demander l’aide de personne !

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Loin des polémiques stériles, Olivier Le Carrer revient sur la pénalité d'Alex. | DR
 

Dans la logique « Rhum », il semblerait que s’il avait touché un caillou près de la Grande Vigie et demandé à se faire remorquer dans une baie voisine le temps de réparer, ce serait passé comme une lettre à la poste. C’est absurde…

Même l’ISAF se montre plus compréhensive puisque dans ses règles (article 42.3i) elle prévoit explicitement que : " les instructions de course peuvent, dans des circonstances données, autoriser la propulsion par l’usage d’un moteur […] à condition que le bateau n’obtienne pas un avantage significatif dans la course."

Sauf erreur de ma part

En écoutant les commentaires de Jacques Caraës, je l’ai senti un peu gêné sur le sujet… mais c’est dommage qu’il n’ait pas envisagé la question avant le départ !

Pour mémoire, quand Groupama 4 a démâté dans la cinquième étape de la Volvo 2011-2012, il a pu rejoindre - sans pénalité - la côte urugayenne au moteur, installer au port un gréement de fortune, puis reprendre la course au point exact où l’équipage l’avait laissé, ce qui lui a permis de gagner cette Volvo Race.

Il me semble que c’est la première fois (sauf oubli de ma part) dans l’histoire de la course au large qu’une décision du jury remet en cause une première place sans qu’il y ait eu erreur de parcours, tricherie manifeste ou litige avec un tiers (le cas de Philou dans l’Ostar 84 étant évidemment différent, puisqu’il s’agissait d’une compensation accordée à un de ses suivants).

Jacques Caraës : Alex n’a pas eu le temps de demander le code.

 

Il y avait un tableau des pénalités mis en place par le jury international, et ce avant le départ, en fonction des avaries, d’un moteur déplombé… Il y avait des minimums et des maximums. Pour une mise en route d’un moteur, pour échapper à un cargo ou te sortir des cailloux comme ça a été le cas pour Alex, tu pouvais aller de 24 heures à la disqualification.

Le jury a décidé de mettre le minimum de ce qui était initialement prévu. Les coureurs étaient au courant. D’ailleurs, Alex n’a pas du tout cherché à discuter la décision. Cette dernière peut paraître sévère quand on ne connaît pas ce tableau de pénalités… mais c’est le minimum.

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Marin accompli, Jacques Caraës a apprécié le fair play d'Alex. | Olivier BLANCHET

 

 

Le jury est monté à bord pour le lui signifier, et lui, très fair play, a accepté cette décision. Il faut rappeler que dans l’avis de course, on avait un rayon de 150 nautiques autour de Saint-Malo où tu pouvais t’arrêter autant de fois que tu le voulais, sans temps limite. Quand tu sortais de ce rayon, tu n’avais effectivement qu’un seul joker, mais tu devais appeler avant la direction de course si tu avais un problème et lui demander un code pour déplomber dans les règles.

C’est le jury qui pose réclamation

Tu replombais ensuite ton moteur et tu repartais. C’est ce qu’a fait Lalou Roucayrol, d’ailleurs. Vu la gravité quand Alex s’est mis sur les cailloux, il n’a pas eu le temps de demander ce code. Il a déplombé son moteur en bon marin pour s’en sortir. Il n’allait pas m’appeler au vu de la précipitation du moment. Quand tu arrives sur une falaise endormi, tu n’as pas le choix. Ensuite, c’est le jury qui pose réclamation contre le coureur. Ce n’est pas la première fois.

Beaucoup commentent car ils n’ont pas les textes ou l’avis de course. Si Alex était rentré dans un abri et avait appelé avant, on lui donnait un code de trois-quatre lettres, ce qui lui permettait de le mettre devant son plomb moteur, afin d’être sûr qu’il n’a pas déplombé. Ça changeait tout ! Mais bon, Alex n’allait pas nous dire qu’il faisait une escale technique dans les cailloux ! Le choc a été tellement brutal. Ensuite en bon marin, il s’est sorti de ce truc et a repris sa route. C’est très rare qu’un leader s’échoue et c’est très douloureux pour lui. Mais Alex n’a pas d’aigreur par rapport au jury et sort grandi. Ses compères Paul et Yann sont totalement d’accord avec cela.

N.D.L.R. : Parmi les ouvrages les plus récents d’Olivier Le Carrer, citons "Océans de papier, une histoire des cartes marines" et l’excellent "69 année héroïque" dont Voiles et Voiliers avait publié de larges extraits

 

Source https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/route-du-rhum/route-du-rhum-avis-d-experts-sur-la-penalite-d-alex-thomson-1c20e36e-eca9-11e8-ba09-0d4daced1f46?fbclid=IwAR0WOjGxixC-lDvFe5chg9--_aSDkV-4l6n31UslUS-1HABurfDLZ3TPVfg

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Sidney Gavignet s’impose chez les RhumMono !

 

Sidney Gavignet en a terminé aujourd’hui mardi, à 23 heures 18 minutes et 5 secondes, (heure Paris), avec sa Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Il a surtout, en 16 jours, 10 heures, 18 minutes et 05 secondes, avec cette formidable victoire dans la catégorie Rhum Mono, refermé, pour de bon, les premiers longs et passionnants chapitres d’une vie entièrement consacrée au sport de voile de haut niveau, de l’Olympisme à la course au large.

Cette dernière grande transatlantique entre Saint-Malo et Pointe à Pitre est l’épilogue d’années de quête de l’excellence vélique, pratiquée sur tous les supports. Sidney ne naviguera plus en course et ce clin d’oeil du destin lors de ce dernier voyage demeure le plus beau des passages d’une vie de marin à une autre existence, encore à construire, tournée vers les autres, et basée sur les valeurs et les convictions amassées dans l’exigence de la pratique de la voile hauturière. La Guadeloupe a donc salué ce soir plus qu’un marin, plus qu’un vainqueur, mais un homme nouveau prêt à appareiller avec envie et enthousiasme pour tout ce que la vie terrienne a à lui offrir.

Une dernière victoire en forme d'exutoire

Sidney a fait un grand voyage. Plus que ces 4 736 milles parcourus sur le fond (à 12,01 noeuds de moyenne), il s’est donné, en 16 jours, la possibilité d’introspecter une dernière fois ce que la vie, la voile lui ont donné depuis près de 3 décennies dédiées exclusivement à naviguer le plus vite possible sur tous les plans d’eau du monde. Yann Bucaille, ami de longue date, lui a offert, avec ce Café Joyeux, nouveau concept de café administré par des personnes en situation de handicap cognitif, non pas une rédemption, mais un tremplin vers une nouvelle énergie de vie. Cette Route du Rhum aura été comme l’exutoire de tout ce qui pouvait demeurer d’ancien chez Sidney. Mille après mille, il a une dernière fois répété ses gammes, jaugé ses compétences, évalué ses manques, et travaillé ses lacunes, techniques mais surtout humaines. La victoire, il la dédie bien sûr à toutes les femmes et hommes de Café Joyeux, projet ouvert sur le monde, sur l’autre, sur une attitude que les exigences du haut niveau ne lui ont que trop peu permis de pratiquer.

 

Cette Route du Rhum est donc une forme de couronnement pour celui qui va quitter ce milieu. Il se devait, à lui même et à la cause qu’il défend, de montrer le meilleur de lui-même. En tête quasiment de bout en bout, depuis le spectaculaire départ malouin du 4 novembre dernier, il n’a pas reculé devant les grosses difficultés de la course, et est résolument parti à l’encontre des fronts dépressionnaires, quitte à faire radicalement le dos rond durant de longues heures, avant de déboucher derrière la dépression en position idéale pour envoyer ses grandes voiles d’avant, et entamer ce long et étrange ballet sur les houles alizéennes, en quête permanente d’équilibre sous spi ou grand gennaker. Il se dotait surtout d’un important décalage latéral Est Ouest, qu’il n’allait cesser de faire fructifier au fil des jours, portant son avantage à plus de 230 milles sur le 60 pieds de Sébastien Destremau, concurrent sérieux à la victoire finale.

 

Jamais seul au monde, en connexion avec Café Joyeux, et ses rêves de demain, il pouvait jouir intensément du meilleur de ce sport de voile tant et si longtemps aimé. Alors Sidney, dorénavant, ce ne sera plus « Bon vent », mais « belle vie ».

 

Denis van Den Brink

 

Source: https://www.routedurhum.com/fr/actualite/1228?fbclid=IwAR0nDAJuWvMfAj-cb4UA2qTknLJNSbFJSRSTJ4fUH2egaXdjT9ftfvaE6-0

 

Edited by Logeo80

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Yoann Richomme remporte la Route du Rhum 2018 en Class40

Yoann Richomme (Veedol-AIC)

 

Yoann Richomme (Veedol-AIC) qui participait à sa première Route du Rhum remporte l'édition 2018 dans la catégorie Class40. Il a rallié la Guadeloupe depuis Saint-Malo en 16 jours, 03 heures, 22 minutes et 44 secondes, avec un passage de ligne à 17 heures 22 minutes, heure française (12 heures et 22 minutes en Guadeloupe).

Yoann Richomme (Veedol-AIC) participait à sa première Route du Rhum, mais pourtant, le skipper en Class40 s'affichait comme l'un des grands favoris de la course. Un statut pleinement assumé, comme il l'indiquait avant son départ de Saint-Malo, le 4 novembre 2018 : "Je ne peux le cacher : j'ai monté ce projet pour gagner."

 

Ainsi, après 16 jours, 03 heures, 22 minutes et 44 secondes il a passé la ligne d'arrivée à Pointe-à-Pitre ce mardi 20 novembre à 17 heures 22 minutes, heure française (12 heures et 22 minutes en Guadeloupe). Et pourtant, ils sont nombreux en Class40 à avoir mis la course en pause pour s'abriter du gros temps et des conditions musclés. Mais pas Yoann...

 

Après avoir passé le cap Fréhel en 8e position, laissant à Antoine Carpentier les honneurs de quitter la baie de Saint-Malo en tête, il a pris les commandes de la flotte après un peu plus de 24 heures grâce à une option Ouest qui lui a permis d'être le premier à toucher une rotation de Nord-Ouest avant d'attaquer un premier front qui sera fatal à certains de ses concurrents (Louis Duc et Nicolas Troussel). "Il y avait 35 nœuds établis, rafales à 45, j'étais en mode dégressif, deux ris-trinquette, ça tapait beaucoup avec une mer croisée dans tous les sens, c'était un vrai champ de mines, on avait toujours l'impression de casser le bateau", racontera-t-il à la sortie de ce premier front. Il sortira néanmoins premier du chaos devant devant Phil Sharp, Aymeric Chappellier et Luke Berry.

 

Avec 100 milles d'avance sur ses deux poursuivants, il aborde la Tête à l'Anglais mardi à 1 h 45 (heure locale) et effectuera le tour de la Guadeloupe en un peu plus de 10 heures. Avec ce temps de course de 16 jours, 03 heures, 22 minutes et 44 secondes il s'octroie également le nouveau record de la course, battant le tenant en titre Alex Pella, d'un peu plus de 14 heures. 

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Il ajoute ainsi un nouveau titre à son palmarès de Figariste — vainqueur de la Solitaire du Figaro 2016 — et passé par la filière Skipper Macif en Figaro - comme Paul Meilhat vainqueur de cette Route du Rhum-Destination Guadeloupe en IMOCA et François Gabart, deuxième en ULTIME. 

 

La suite ? L'intéressé, qui a déjà tâté de l'IMOCA (Transat Jacques-Vabre 2017 avec Pierre Lacaze), rêve de Vendée Globe, nul doute que sa performance majuscule entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre aura tapé dans l'œil de partenaires potentiels…

 

Chloé Lottret

 

Source: https://www.bateaux.com/article/29535/yoann-richomme-remporte-route-rhum-2018-class40?fbclid=IwAR32uQfzuq_dmLcDtgdHX7hYFCxulBSIzMkRVYfRbOI2PbxutrmIDKCREdQ

 

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intéressant pour Sidney Gavignet. Je ne savais pas qu'il raccrochait les bottes. 

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Route du Rhum. La stratégie météo gagnante de Francis Joyon

Avant le sourire de la victoire, toute une stratégie gagnante sâétait mise en place.

Avant le sourire de la victoire, toute une stratégie gagnante s’était mise en place. | ALEXIS COURCOUX

 

Routeur météo de Francis Joyon aux côtés de Gwénolé Gahinet, Christian Dumard nous explique comment se sont déroulés les échanges entre la terre et la mer, puis la stratégie autour de la Guadeloupe, ayant mené Idec Sport à la victoire dans un final incroyable. Un routage gagnant, comment ça marche ?

Nous communiquons avec l’application Telegram qui a le mérite de consommer peu de bande passante. On peut l’utiliser sur un mobile et sur l’ordinateur, ce qui permet de garder un fil continu d’informations 24/24. Nous envoyons nos analyses avec des petits schémas, un tableau de marche et un routage deux fois par jour, après la sortie des modèles.

Nous pouvons également transmettre d’autres petits schémas complémentaires pour expliquer une situation. Telegram permet de maintenir un échange permanent. On peut laisser un message à tout moment, sans risquer de réveiller le skipper. Il peut de son côté nous questionner quand il le souhaite, sans avoir besoin de téléphoner. Nous recevons par ailleurs un journal toutes les quatre minutes avec les données vent (force, direction, angle), le COG et le SOG.

Ces données sont intégrées dans Adrena . Nous pouvons ainsi suivre en temps quasi réel la trajectoire du bateau. Nous recevons automatiquement les positions des concurrents toutes les heures, via la direction de course. Les mêmes données sont affichées à bord. Certains Ultim étant équipés d’AIS classe A, nous pouvons également accéder à leur position de temps à autre entre les flots de positions officiels.

Stratégie du dégolfage

La première difficulté du parcours consiste la première nuit à traverser la zone de vents mous entre le régime de Sud et le régime de Nord, en s’arrêtant le moins possible. Le premier qui repart dans le flux de Nord peut creuser un écart conséquent. Au final, les cinq bateaux suivent une route assez proche et parviennent à franchir cette zone avant que celle-ci ne s’étende.

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Selfie de Christian Dumard, Sébastien Picault et de Gwénolé Gahinet au soir de la victoire. | DR

 

Une fois dans le flux de Nord, l’objectif est de gagner dans le Sud de la route directe et d’éviter un contre-bord dans l’Ouest, pourtant donné comme plus rapide sur les routages. Le vent et les conditions de mer sont « casse bateau ». Plus tard et plus court sera le contre-bord, plus faibles sont les chances de casser. Macif a visiblement la même stratégie. Les deux bateaux ont effectué le décalage vers l’Ouest en même temps pour aller couper le front et rester à proximité de ce dernier pour bénéficier d’un vent un peu plus soutenu avant d’effectuer la jonction vers l’alizé.

Un alizé classique pour cette période de l’année, pas trop fort, avec des grains et une courbure du vent, incite à aller en layline dans l’Ouest. Il faut donc trouver le bon compromis entre rester dans la zone de vent fort, sans trop aller vers le Nord, et gagner dans l’Ouest pour faire une aile de mouette en layline. Sur les derniers milles, il n’y a plus de réel avantage à aller dans l’Ouest. Les deux bateaux ont donc fait la layline en plusieurs bords.

Le Tour de la Guadeloupe

Notre stratégie est claire. Nous avons plus d’une heure de retard sur Macif à la Tête à l’Anglais, au Nord de l’île. Idec Sport arrive en fin d’après-midi. Le vent va tomber, il faut donc être près de la côte au Sud de Bouillante.

 

Nous sommes très bien informés sur les conditions de vent à la côte par un réseau d’informateurs et deux bateaux sur zone. Des pêcheurs nous appellent pour nous communiquer leurs observations et un motard, Thierry, un Ministe guadeloupéen, va d’un point à un autre en quelques minutes avec sa moto pour nous donner des informations sur le vent qui s’avèrent très pertinentes. Ce réseau d’informateurs s’est mis en place spontanément. Tous les appels sont traités par Gwénolé qui en faisait la synthèse. Les experts guadeloupéens nous envoient également des textos avec de bons conseils.

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La carte des vents à la côte avec les traces de François (Bleu) et de Francis (Rouge). | DR

 

 

Au final, le vent rentre pour les deux bateaux et Idec Sport réussit à réduire l’écart à 17 minutes à la bouée de Basse-Terre. Une fois dans le canal des Saintes, il y a un bord obligatoire à droite. Il faut aller en layline sans contre-border avant. Il ne se passe généralement plus grand-chose. Il y avait eu un gros orage dans l’après-midi qui a fortement perturbé l’alizé. Le modèle météo Arome montre par ailleurs un vent plus adonnant en bâbord amures à la côte.

Ne pas être trop gourmand

Une petite veine de courant à Vieux-Fort permet de créer un petit décalage au vent en serrant bien la pointe. Merci Claude pour le tuyau ! En enroulant bien Vieux-Fort et en forçant un peu le cap, Idec se retrouve rapidement à naviguer dans un vent plus adonnant que Macif .

Il faut accepter de ne pas être trop gourmand pour réussir à passer d’une zone de vent à l’autre sans tomber dans la zone de molle que le modèle montre et qui nous a été signalée plus au Nord. Francis a pu virer dans l’axe de François.

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Capture d’écran d’un échange de la terre à la mer. | DR

 

Les informations de vent sur la ligne d’arrivée fournies par Corentin et Antoine nous laissent entrevoir une molle avec une rotation gauche. Francis est ralenti par un morceau de filet dans le safran. L’écart se réduit. François a glissé sous Idec dans le refus. Une fois en layline, Francis effectue un virement parfait, sans arrêter le bateau, qui lui permet de franchir la ligne d’arrivée en tête et de remporter cette 11e Route du Rhum de quelques minutes.

 

Source https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/route-du-rhum/route-du-rhum-la-strategie-meteo-gagnante-de-francis-joyon-50267406-edaa-11e8-83d1-84fb71ab626a?fbclid=IwAR1Bx4J5sSceFMpPeQ6Q0qyh38AZ_i3UoKaComlT6ZXqzOmBPekzlnJ2-jQ

 

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Le 15/11/2018 à 23:44, maroussia a dit :

Bon pour le sondage de Maître Jib ça aurait pu être pire!!!!!:celine:

Je préfère tout de même la réponse de Silverdolphin !!!!:tchin: en 2 pour le chat il n'y avait que celle-là sinon gare:dog:  :tchin:

et en 3 évidemment celle de NML Néopix c'est vrai que c'est rageant  pour 41 secondes !!!!   Ce sera pour la prochaine fois !!!! Mais bravo à toi pour ta 2e place :applo3:et par la même occasion 

:tchin:

 

Bravo pour ta victoire. On remettra ça prochainement, j'en ai aucun doute. :yess:

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Route du Rhum. Banque Populaire IX n’est pas reconstructible

Le Kingston remorquant lâépave de Banque Populaire IX à son arrivée à Vigo. 

Le Kingston remorquant l’épave de Banque Populaire IX à son arrivée à Vigo.  | TEAM BANQUE POPULAIRE

 

Le Maxi trimaran Banque Populaire IX est arrivé disloqué vendredi soir à Vigo (Espagne) après un long et fastidieux remorquage. Ronan Lucas, le patron du Team Banque Populaire a brièvement annoncé que la reconstruction du bateau s’avérait malheureusement impossible.

« Malgré tous nos efforts, avec la tempête, le bateau est intégralement disloqué et, en l’état, sa reconstruction s’avère impossible. Nous sommes tous très tristes de cette issue lorsque l’on pense à toutes les personnes ayant contribué à ce fabuleux projet. Nous sommes à pied d’œuvre pour imaginer la suite de cette magnifique histoire avec Banque Populaire » a expliqué vendredi soir, la mort dans l’âme, Ronan Lucas le directeur du Team Banque Populaire.

 

Le «miracle Arkema» n’a pas eu lieu

La cruelle nouvelle est tombée en fin de journée après ce « Black Friday ». Le milieu se doutait bien de l’issue du bateau, qui a chaviré loin de tout, entre les Açores et le cap Finisterre, alors qu’il occupait la seconde place de la Route du Rhum ce 6 novembre.

Et le « miracle Arkema  » ( le trimaran de Lalou Roucayrol s’était redressé seul ! ) n’a pas eu lieu. Armel Le Cléac’h, son skipper, récupéré avec difficulté et de nuit dans son radeau et en combinaison de survie par un chalutier portugais, a raconté que naviguant dans 35 nœuds de vent et cinq mètres de creux, il était sous voilure très réduite - trois ris et J3.

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Armel Le Cléac'hu salue les pêcheurs venus à son secours. | Team Banque Populaire

 

 

« Je gérais et j’allais bientôt sortir du front, avait-il expliqué alors. Les conditions étaient musclées mais maniables. J’étais au piano dans le cockpit, prêt à choquer les écoutes dans les surventes quand j’ai senti le bateau partir. J’ai vu sous le vent que le flotteur bâbord venait de se briser. J’ai juste eu le temps de me glisser à travers le hublot arrière pour rentrer dans la coque centrale et me mettre en sécurité avant que le bateau ne chavire complètement. C’était très chaud ! »

Dix jours de remorquage

Grâce à la balise Argos à l’intérieur du bateau, le satellite Pléiades et le concours d’Airbus, l’épave est rapidement localisée. L’équipe veut alors tenter de récupérer le trimaran avant que des « pirates » indélicats puissent éventuellement s’en saisir et demander une « rançon » qui se négocierait paraît-il autour de 30 % du prix du bateau, soit autour de 4 millions d’euros.

Le Team Banque Populaire fait alors appel à Adrien Hardy, capitaine Marine Marchande, Figariste réputé (il a remporté la Transat Ag2r cette année avec Thomas Ruyant) mais aussi spécialisé dans les opérations de sauvetage périlleuses. C’est lui qui a sauvé le 60 pieds SMA (vainqueur il y a quelques jours de la Route du Rhum) en janvier 2016, alors que le monocoque en perdition dérivait seul en atlantique Nord, après que Paul Meilhat victime d’une fracture du bassin lors de la Transat Saint-Barth Port-La-Forêt ait été évacué.

Problème, cette fois : les conditions météo sont épouvantables sur zone. Après plusieurs tentatives infructueuses, le Kingston , un remorqueur de 25 mètres spécialement affrété, a bien du mal à remorquer le trimaran retourné. Il va mettre dix jours à le ramener à bon port, à très petite vitesse.

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Ronan Lucas, patron du Team Banque Populaire, a annoncé vendredi soir que le trimaran arrivé à Vigo, était trop abîmé pour être reconstruit. | Team Banque Populaire
 

Si l’équipe technique à bord du Kingston , a pu récupérer quelques éléments du bateau, ce dernier est disloqué et n’est donc pas reconstructible. L’assureur doit désormais entamer les travaux d’expertise. Pour Banque Populaire, qui doit fêter ses 30 ans de sponsoring dans la voile dans quelques mois, c’est un coup très dur.

En outre, c’est un acteur majeur du Collectif Ultim très impliqué dans la Brest Océans qui doit théoriquement partir dans un an. Après le triomphe d’Armel Le Cléac’h dans le dernier Vendée Globe, les années se suivent et ne se ressemblent pas !

 

 

Source https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/route-du-rhum/route-du-rhum-banque-populaire-ix-n-est-pas-reconstructible-732c05bc-ef56-11e8-9c58-c92434cc5d4b?fbclid=IwAR3fWlKYCij_XulWintvHonB2An8V59fB_pzfouQ2z0EThl6xi9kXz_yGvA

 

 

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