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Les Sables d'Olonne - Horta 2019

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Bateau: Class 40
VAC: 5 minutes
Etape 1: Les Sables d'Olone - Horta
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Duree estimee: 6-8 jours
Depart: Dimanche 30 Juin 2019 a 13h00 CET (11h00 GMT)

Etape 2: Horta - Les Sables d'Olonne
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Duree estimee: 6-8 jours
Depart: Vendredi 12 Juillet 2019 a 15h00 CET (13h00 GMT)
Site officiel default_cop_download1.gif et pour suivre les vrais default_vrai.gif
Edition 2009: Etape 1 Etape 2
Edition 2011: Etape 1 Etape 2
Edition 2013: Etape 1 Etape 2
Edition 2015: Etape 1 Etape 2
Edition 2017: Etape 1 Etape 2

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Class40. Les Sables-Horta-Les Sables. Un banc d’essai pour la Transat Jacques Vabre

Aïna Enfance et Partage (A Chappellier - R Cabaz) est le favori logique, après sa victoire dans la Normandy Channel Race.

Aïna Enfance et Partage (A Chappellier - R Cabaz) est le favori logique, après sa victoire dans la Normandy Channel Race. | CHRISTOPHE BRESCHI

 

C’est dimanche 30 juin que sera donné le départ de la première étape de Les Sables-Horta-Les Sables à destination de l’archipel des Açores. Tous les deux ans, cette course en double en Class40 réunit amateurs éclairés et habitués des podiums. Revue d’effectif et présentation du parcours.

 

 

Cette année encore, le plateau ne fait pas exception à la règle. On trouve, aux côtés des coureurs du large confirmés, plusieurs équipages qui viennent sans autre prétention que de naviguer proprement et profiter de l’opportunité pour partir à la découverte de l’archipel des Açores. Les Class40 ont énormément évolué ces dernières années et ce n’est pas faire injure aux tandems disposant de bateaux d’ancienne génération que considérer qu’ils n’ont que très peu de chances de viser une place d’honneur…

Les têtes d’affiche au rendez-vous

Ils avaient terminé la Normandy Channel Race avec quelques secondes d’écart. Autant dire que le duel entre Aïna Enfance et Partage (Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz) et Eärandil (Catherine Pourre – Pietro Luciani) promet d’être somptueux. Des marins talentueux qui connaissent leur machine sur le bout des écoutes, un parcours où les transitions s’évertuent à redistribuer la donne en permanence, tout est réuni pour que le suspense soit au rendez-vous.
D’autant que certains outsiders ne vont pas s’en laisser conter. Vincent Leblay (Créactuel) a fait appel à des valeurs sûres pour l’épauler, Bertrand de Broc pour la première étape et Brieuc Maisonneuve pour la deuxième. On n’oubliera pas non William Mathelin-Moreau (Beijaflore) qui pour l’occasion fera équipe avec un habitué du circuit Mini, Amaury François qui cédera sa place pour l’étape retour à Marc Guillemot. Enfin, même si son bateau n’est pas le plus récent du peloton, le Belge Jonas Gerkens (Volvo) compte bien faire parler son expérience du parcours, d’autant qu’il embarque aussi deux navigateurs talentueux. À charge pour Benoît Hantzperg, maître voilier de profession, de faire parler sa science du réglage avant de passer la main à la Havraise Sophie Faguet.

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Le spectacle du Pico au petit matin. Si le spectacle vaut le coup d’œil, gare aux dévents dans le chenal qui sépare le volcan du port d'Horta. | PF BONNEAU

 

 

Ministes et habitués du parcours

Neuf des concurrents au départ ont fait leurs armes en Mini avant de passer en Class40. Jonas Gerkens et Aymeric Chappellier ont même inscrit leur nom au palmarès de l’épreuve sœur Les Sables – Les Açores qui se courent sur le même parcours les années paires. Certains viendront faire une pige sur une des deux étapes tel Amaury François, Rémi Fermin ou Benoît Hantzperg : des jokers de luxe qui connaissent les pièges du parcours et notamment l’arrivée sur les Açores toujours délicate pour peu que l’anticyclone éponyme prenne ses aises. On a déjà vu des concurrents se faire piéger à moins d’un mille de l’arrivée, condamnés à voir les heures défiler en attendant que le vent daigne enfin se lever.

 

D’autres, s’ils n’ont pas usé leurs fonds de cirés sur les bancs des Minis, sont des abonnés de l’épreuve. Catherine Poure et Pietro Luciani en seront tous les deux à leur troisième participation à la course, un avantage évident quand il s’agit de déjouer les chausse-trappes du parcours.

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Eärendil (C Poure - P Luciani), un bateau parmi les plus rapides de la flotte, un équipage qui connaît parfaitement le parcours. Le tandem a sa carte à jouer. | CHRISTOPE BRESCHI

 

 

Trois temps forts au menu

Usuellement, la première étape se joue en trois temps. Il faut tout d’abord s’extirper du golfe de Gascogne. Le passage du cap Finisterre fait office de premier juge de paix. Au vu des fichiers météo, un renforcement des vents de Nord-Est est possible et les tandems devront faire un premier choix : gagner dans l’ouest ou longer les côtes de Galice à l’intérieur du DST pour profiter d’une navigation au portant dans du vent fort.

 

Tout dépendra en fait du plat de résistance, la traversée en haute mer entre l’Espagne et l’archipel portugais. Très souvent une dorsale anticyclonique se forme à mi-route qui fait le tri entre ceux qui auront été les plus rapides pour la traverser, voire la contourner, et les autres. Outre les fichiers météo, il convient aussi d’avoir un œil en permanence sur le baromètre, les directions des vents et les nuages. Intuition, sens marin et bonne lecture de l’évolution des systèmes seront déterminants.

 

Le dessert promet aussi sa part de surprises. Usuellement, l’approche de l’archipel des Açores se fait par le nord, mais il est arrivé parfois que certains concurrents audacieux ou particulièrement inspirés réussissent le hold-up parfait en contournant l’île de Pico (plus haut sommet du Portugal) par le sud. Une chose est certaine, les hauteurs des reliefs sont propices aux dévents de tous genres et demandent une vigilance permanente pour ne pas se faire piéger par des calmes. La fraîcheur physique joue son rôle à l’arrivée sur Horta.

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Peter Café Sport, le bar mythique des marins en transhumance sur l'Atlantique. | PF BONNEAU
 

Avant le départ de l’étape retour, les concurrents pourront profiter de l’escale açorienne. Entre la beauté des paysages, l’accueil particulièrement chaleureux des gens de Horta et la douceur des conditions, le départ laisse toujours un petit arrière-goût de nostalgie. C’est sans doute pour ça, que tant de concurrents récidivent.

 

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/les-sables-horta-les-sables/class40-les-sables-horta-les-sables-un-banc-d-essai-pour-la-transat-jacques-vabre-5183fd5a-98e0-11e9-a7b5-5aebf47a9007

 

Edited by Logeo80

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Les Sables – Horta – Les Sables. Class40. Gerkens et Hantzperg remportent la première étape.

Après des jours et des heures sous tension, Jonas Gerkens et Benoît Hantzperg peuvent laisser éclater leur joie.
Après des jours et des heures sous tension, Jonas Gerkens et Benoît Hantzperg peuvent laisser éclater leur joie. | CHRISTOPHE BRESCHI
 
12 minutes ont finalement séparé Jonas Gerkens et Benoît Hantzperg sur leur Class40 Volvo, arrivés premiers samedi matin aux Açores, d’Aymeric Chappellier et Rodrigue Cabaz (Aïna – Enfance et Avenir). Dans cette première étape, les dauphins du jour n’auront donc pas su ou pu concrétiser la domination qu’ils avaient exercée sur la flotte durant les trois quarts du parcours. L’étape retour vers Les Sables promet d’être intense.
 

On le pressentait : l’arrivée sur les Açores serait particulièrement tordue après une traversée rapide jusqu’aux abords immédiats de l’archipel. Mais les derniers milles ont totalement redistribué les cartes comme le craignait Aymeric Chappellier (Aïna – Enfance et Avenir), désigné par tous comme le grand favori de l’épreuve : « En arrivant sur les Açores, on disposait encore de près de vingt milles d’avance sur nos poursuivants. Mais en faisant tourner les routages, tous nous prévoyaient un regroupement généralisé. C’est ce qu’il s’est passé. »

Des opportunités au gré des risées.

Pour autant Jonas Gerkens et Benoît Hantzperg (Volvo) n’ont pas volé leur victoire en franchissant samedi à l’aube la ligne des Açores au bout de 5j 16h 39mn de course. Améliorant au passage de plus de six heures le record de l’épreuve sur cette étape Aller. Et qui plus est sur un bateau de 2011, le premier de la série des Mach40.

Du coup, Gerkens et Hantzperg ont cravaché pour se maintenir en permanence dans le sillage des premiers et profité des quelques opportunités qui s’offraient au gré des risées pour prendre la tête à vingt-quatre heures de l’arrivée de cette course en double réservée aux Class40 qui se dispute tous les deux ans.

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Le Class40 Volvo en approche immédiate de Horta dans les petits airs. | CHRISTOPHE BRESCHI

 

 

Benoît Hantzperg, pour qui les Açores était une découverte, n’en revenait toujours pas : « Les derniers milles ont été vraiment sous tension. On naviguait à vue avec AINA Enfance et Avenir et même Beijaflore, qui était revenu dans le match. On a navigué au contact comme sur une régate en baie, à négocier la moindre bascule. »

Benoît, qui ne sera pas de l’étape retour, cède la main à Sophie Faguet qui hérite d’une lourde responsabilité pour l’occasion.

Record battu

Sur le port de Horta, les arrivées se succèdent. Derrière les deux premiers Class40 arrivés aux Açores samedi à l’aube, William Mathelin et Amaury François (Beijaflore)pointent à 34 minutes seulement de la tête de course, quand Catherine Pourre et Pietro Luciani (Eärendil), quatrièmes, sont à presque trois heures.

Un retard qui, s’il n’est pas rédhibitoire, sera malgré tout difficile à combler compte tenu de l’acharnement des premiers. Idem pour Créactuel, de Vincent Leblay et Bertrand de Broc. À noter la très belle sixième place de Mathieu Claveau et Christophe Fialon (Prendre la mer, agir pour la Forêt) qui, sur un Class40 « vintage », ont parfaitement su tirer leur épingle du jeu.

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Navigation à vue, à négocier les risées dans la nuit noire. pour Aymeric CHAPPELLIER et Rodrigue CABAZ | CHRISTOPHE BRESCHI

 

 

Si les calmes émollients des Açores ont pu perturber le jeu à l’arrivée, cette première étape aura été particulièrement rapide puisque le septième, Grizzly Barber Shop – Cabinet Z de Cédric de Kervénoël et Nicolas Boidevezi, a lui aussi battu les temps du précédent record de Gonzalo Botin et Pablo Santurde de 5j 23h. La nouvelle valeur de référence sera donc de 5j 16h 39mn…

Le Pico en coupe-vent

En parfait connaisseur des Açores, le directeur du port de Horta, Armando Castro n’a de cesse de le répéter : passer au sud de l’île de Pico est une option à haut risque, tellement les dévents du volcan (2351m) peuvent perturber la navigation. Pour tenter cette route, il faut accepter de faire un très large tour, entre cinq et dix milles, pour passer sans encombre.

Le petit groupe de concurrents qui s’est engagé dans cette voie doit à l’heure actuelle s’en mordre les doigts, pendant que leurs adversaires commencent à goûter les charmes des Açores. Pour certains, ce sera une découverte, mais pour tous ce sera un enchantement.

« Je commence à avoir roulé ma bosse dans pas mal de coins, mais aucun ne me fait cet effet-là, témoigne Aymeric Chappellier. C’est la cinquième fois que je viens et je suis toujours autant sous le charme. Le fait d’avoir eu une étape rapide va me permettre de prendre le temps de partir en balade. Et cette année, ma petite famille est là : on va pouvoir visiter Pico, aller voir les baleines, profiter… »

Prochaine étape ; le retour vers Les Sables-d’Olonne, soit 2450 milles au total pour ceux qui iront au bout de la course.

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Quand le jour s’est levé sur le canal, entre Pico et Faial, Catherine POURRE – Pietro LUCIANI, sur Eärendil, étaient en approche finale. | CHRISTOPHE BRESCHI

 

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/les-sables-horta-les-sables/les-sables-horta-les-sables-class40-gerkens-et-hantzperg-remportent-la-premiere-etape-8473398c-9fd5-11e9-bbd5-41c0b33d71d5?fbclid=IwAR33-r7LFGHSBn39ITakd7eXqTGuhNHXsyNgl8nvb5d-UYyVge2nTFFPzzA

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Class40. Les Sables-Horta-Les Sables : Avantage aux Nordistes

Aïna Enfance & Avenir, dans une position stratégique idéale pour aborder les derniers jours de course.

Aïna Enfance & Avenir, dans une position stratégique idéale pour aborder les derniers jours de course. | CHRISTOPHE BRESCHI

 

C’est le charme de la course au large : entre les analyses théoriques et la réalité, il subsiste toujours des décalages. À charge pour les marins de savoir les interpréter à bon escient. Au final, les premiers jours de course ont été plus ventés que prévu, retardant au lundi le passage de front initialement attendu pour la journée de dimanche. Au final, ce sont les animateurs de la première étape qui sont de nouveau aux avant-postes.

 

« Même s’ils sont allés plus vite que prévu, ça ne change pas grand-chose. On retrouve les mêmes à l’avant de la course… » Le constat de Denis Hugues, le directeur de la course Les Sables-Horta-Les Sables ne souffre pas de discussion. En pointe, Aïna Enfance & Avenir tient toujours la dragée haute à ses concurrents directs. Bord à bord avec Catherine Pourre et Pietro Luciani (Eärendil), le tandem Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz reste au contrôle de Beijaflore (William Mathelin Moreaux – Marc Guillemot) et de Volvo (Jonas Gerckens – Sophie Faguet).

 

Le front orageux qui devait passer sur la flotte dimanche s’est finalement présenté ce lundi en début de matinée en ayant perdu une grande part de son activité. La route semble maintenant à peu près dégagée jusqu’aux Sables-d’Olonne.

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Marc Guillemot, embarqué à bord de Beijaflore, a rapidement pris la mesure du Class40. | CHRISTOPHE BRESCHI

 

 

Des décalages Nord-Sud qui vont peser double

Il fallait avoir les nerfs solides en quittant l’archipel des Açores. Alors que la flotte attendait des petits airs qui les obligeraient à monter vers le Nord pour récupérer un flux de Sud un peu plus puissant, c’est un régime bien établi de vents de 15 à 20 nœuds qui s’installait dans le nord de l’archipel portugais. Dès lors, la tentation de tirer la barre pour viser la route directe se faisait de plus en plus pressante. Et pourtant, ce sont ceux qui ont le plus attendu avant d’empanner qui sont aujourd’hui aux avant-postes. Quelque trente milles de décalage ont eu raison des ambitions de ceux qui avaient tiré les premiers. Vincent Leblay et Brieuc Maisonneuve (Cré’actuel) qui avaient choisi cette première option pointent aujourd’hui à plus de 40 milles du groupe de tête.

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Colombre XL, bord à bord au départ avec Eärendil. Le tandem Greck – Mouaurrau, la belle surprise de cette édition 2019. | CHRISTOPHE BRESCHI

 

Et la punition pourrait s’aggraver au fil de la route vers la Vendée. La flotte, positionnée entre l’anticyclone des Açores qui se reconstitue dans son Sud-Ouest et une petite dépression thermique sur l’Espagne va subir des régimes de Nord-Ouest à Nord. Grosso modo, plus un concurrent est positionné au Nord, plus il bénéficiera des effets de courbure et bénéficiera d’un meilleur angle pour rallier l’arrivée. « Un concurrent très proche du cap Finisterre pourrait même se retrouver à batailler dans des régimes de Nord-Est », précise Denis Hugues. A l’inverse le groupe du Nord devrait pouvoir rallier l’arrivée dans des vents de Nord-Nord-Ouest autorisant de belles vitesses. Pour l’heure, les premiers sont attendus dans la soirée de mercredi 17.

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A l’aller comme au retour, la navigation sous spi aura mobilisé l’essentiel du temps des marins. | CHRISTOPHE BRESCHI

 

 

La belle surprise de Colombre XL

Derrière le quatuor des favoris, un équipage n’en finit pas de surprendre. Estelle Greck et Charles-Louis Mourruau pointent en cinquième position sur leur vénérable Colombre XL qui pourrait bientôt entrer dans la très officieuse catégorie des Class40 « vintage ». Déjà auteurs d’une course remarquable lors de la première étape, malheureusement gâchée par une option malencontreuse dans le Sud de Pico, les deux complices ne pointent qu’à un peu plus de cinq milles de la tête de course. Une route inspirée, une parfaite entente entre deux coéquipiers visiblement sur la même longueur d’onde et une chasse au poids de chaque instant ont fait le reste. Estelle Greck avouait même que Louis-Charles avait prohibé à son bord tout autre aliment que les lyophilisés, puisque leur Class40 était équipé d’un dessalinisateur. La culture de la gagne n’autorise guère de compromis…

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En queue de flotte, certains équipages comme celui de SOS Méditerranée comptent maintenant 150 milles de retard sur les leaders. | CHRISTOPHE BRESCHI

 

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/les-sables-horta-les-sables/class40-les-sables-horta-les-sables-avantage-aux-nordistes-03ec7e5e-a70f-11e9-a9df-887897b16bbc?fbclid=IwAR3hWFfUlVI9TfVgKqlQAWMWB2gmIfeGA9V4dUNiT7aWA4Rkx4JyTF61yvo

 

 

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Le duo Chappellier – Cabaz fait coup double

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Cette deuxième étape de la Les Sables – Horta s’annonçait décisive et elle a, de fait, largement rebattu les cartes en créant d’importants écarts malgré un schéma stratégique plutôt simple. En tous les cas, simple sur le papier car en réalité, en plus d’un passage de front, il y fallu négocier des zones de vent plus faibles, affiner au mieux ses trajectoires et réussir à imprimer une cadence élevée jusqu’à la fin. A ce petit jeu, le duo Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz a parfaitement tiré son épingle du jeu car s’il a, dans la première moitié du parcours, souvent vu ses adversaires recoller au score, il a fait le break dans la seconde partie pour finalement s’imposer avec 1h08 d’avance sur Catherine Pourre et Pietro Luciani, puis 2h47 sur William Mathelin – Moreaux et Marc Guillemot. Au général, la donne est donc bien chamboulée. AINA Enfance et Avenir remporte ainsi la mise, et devance finalement Beijaflore et Eärendil, tandis que Volvo, qui s’était imposé à l’issue du match aller rétrograde au pied du podium.

 

Si les 1 270 milles de la première étape n’avaient pas créé d’importants écarts, les sept premiers étant arrivés dans un mouchoir de 5 heures et le dernier à seulement 16 heures et des poussières du vainqueur, ceux de la deuxième manche ont, à l’inverse, largement éparpillés les concurrents. En faute notamment, un passage de front qu’il a fallu négocier dans les 48 heures premières heures de course. « A ce moment-là, il y a eu un gros avantage à prendre », a expliqué Pietro Luciani qui fait partie de ceux qui ont fait le pari de contourner le fameux front par le nord et qui ont nettement pris l’avantage par rapport à ceux restés plus au sud. « La situation n’a pas été très claire à l’arrière du front. Il y a eu des zones de molle, des phases un peu aléatoires impossibles à anticiper », a commenté, pour sa part, Aymeric Chappellier qui a rapidement pris le commandement des opérations lors de ce match retour, mais qui a vu à plusieurs reprises l’élastique entre lui et ses concurrents, se tendre et se détendre, en particulier avec le binôme d’Eärendil. « Sur la première moitié du parcours, à chaque fois que l’on avait un peu fait le trou, les autres recollaient au score. Ca nous a bien agacé mais on ne s’est jamais démobilisé, même si on a eu parfois le sentiment de revivre la première étape », a indiqué le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui, pour mémoire, avait laissé filer la victoire pour douze petites minutes alors qu’il avait mené les trois quarts du parcours, lors du premier round, après s’être retrouvé piégé par la molle Açorienne.

 

Une troisième victoire cette saison pour AINA Enfance et Avenir 

 

« Le fait que ça revienne constamment par l’arrière, ça a bien fait les affaires d’Eärendil notamment. A certains moments, il était plus rapide que nous et à d’autres, c’était l’inverse. Lors des dernières 24-36 heures, il a finalement choisi de faire la route directe et il s’est retrouvé plein cul alors que nous, on s’est positionné un peu plus sud, ce qui nous a permis de finir avec un meilleur compromis cap-vitesse », a détaillé le Rochelais qui a non seulement fait une belle trajectoire, mais aussi fait parler toute la puissance de son Mach 40.3. « On savait que ça se terminerait au reaching alors avec Rodrigue, on était assez serein d’autant qu’on a profité d’un bon thermique pour terminer et qu’on a bien accéléré sur les derniers milles », a souligné Aymeric à qui les Sables d’Olonne réussissent manifestement plutôt bien puisqu’il y a déjà remporté la Les Sables – Les Açores – Les Sables en Mini 6.50 en 2012, puis la 1000 Milles Les Sables en Class40 en 2018. « C’est une victoire qui fait naturellement plaisir même si on était venu pour ça et pas autre chose », s’est satisfait le navigateur déjà vainqueur, cette saison, du Défi Atlantique et de la Normandy Channel Race. « AINA Enfance et Avenir ne fait aucune erreur et il faut réussir à suivre. Ce n’est pas évident tout le temps, et il faut vraiment ne rien lâcher pour tenir la cadence qu’il imprime », a déclaré de son côté William Mathelin – Moreaux qui réalise, lui aussi, une très belle course. Troisième à l’aller accompagné par Amaury François, le jeune marin a de nouveau signé une belle troisième place au retour, épaulé cette fois par Marc Guillemot.

 

Dur pour le duo de Volvo qui perd le podium

 

 « Avant de partir, j’avais dit que si on faisait troisième comme sur la première étape, ce serait top donc tout est bien, qui finit bien », a-t-il ajouté presque surpris de se hisser, du même coup, sur la deuxième marche du podium au classement général avec une avance de 29 minutes et 11 secondes sur le duo Catherine Pourre – Pietro Luciani qui l’a, certes, devancé de 1h38 ce mercredi après-midi, mais pas suffisamment pour combler totalement son retard cumulé lors de la première manche. « C’est une bonne surprise et c’est de bon augure pour la Transat Jacques Vabre qui aura lieu cet automne », a déclaré son co-équipier. Le grand perdant de l’histoire est, sans conteste, le tandem de Volvo. Jonas Gerckens qui avait remporté le premier acte au côté de Benoît Hantzperg, n’était, il est vrai, pas très optimiste pour garder son rang en sachant que cette deuxième étape allait essentiellement se jouer au reaching et serait, de se fait, plus favorable aux bateaux plus récents et donc plus puissants, mais il espérait évidemment conserver une place dans le trio de tête. Lui et Sophie Faguet qui l’accompagnait sur ce match retour, toujours en mer à l’heure où nous bouclons ces lignes, devront malheureusement se contenter de la médaille en chocolat.

Arriv%C3%A9e-2tape-2-podium-.jpg

 

http://lessables-horta40.com/le-duo-chappellier-cabaz-fait-coup-double/

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