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droopyNJ

Transgascogne 6.50 2019

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Bateau: Mini 6.50
VAC: 5 minutes
Etape 1: Les Sables d'Olonne - Aviles Laredo
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Duree estimee: 2-3 jours
Depart: Mardi 30 Juillet 2019 a 08h00 CET (06h00 GMT)

Etape 2: Aviles Laredo - Les Sables d'Olonne
Duree estimee: 2 jours
Depart: Lundi 05 Aout 2019 a 13h00 14h00 CET (11h00 12h00 GMT)

Site officiel default_cop_download1.gif et pour suivre les vrais default_vrai.gif
Edition 2013: Etape 1 Etape 2
Edition 2015: Etape 1 Etape 2
Edition 2017: Etape 1 Etape 2

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Une escale inédite à Laredo pour la 17e Transgascogne !

 

Créée en 1988, ouverte aux solitaires et équipages double, la Transgascogne s’est imposée au fil des ans comme l’une des courses incontournables du calendrier Mini, et c’est désormais dans moins d’une semaine que le coup d’envoi de sa 17e édition sera donné au large des Sables d’Olonne. Les 72 Mini 6.50 en lice s’élanceront alors vers une toute nouvelle destination : la ville de Laredo, située dans la partie orientale de la communauté autonome de la Cantabrie, à mi-distance entre Bilbao et Santander. Sportivement, pas de grands bouleversements cependant puisque la flotte effectuera, comme précédemment, une première étape très stratégique entre la Vendée et l’Espagne, via Belle Ile, puis une deuxième davantage apparentée à un sprint, avec total de 550 milles à parcourir. Un programme aussi complet que technique donc, pour la dernière épreuve qualificative et ultime confrontation avant la Mini-Transat La Boulangère qui promet, d’ores et déjà, de la belle bagarre !

 

Des difficultés techniques, un plateau à la fois dense et relevé, deux étapes de 320 et 230 milles à travers le fameux golfe de Gascogne : tous les ingrédients sont réunis pour faire de la Transgascogne une belle course. « C’est clairement une épreuve incontournable du circuit des Mini 6.50. Sa convivialité est reconnue de tous. De plus, elle permet aux marins de se jauger, de se juger, mais aussi de mettre la pression sur leurs petits camarades une dernière fois avant le départ de la Mini-Transat. Il y a toujours de la belle bagarre », explique Denis Hugues, Directeur de course de la Transgascogne depuis 2007, qui a donc concocté un nouveau tracé pour ce cru 2019. Car si ces dernières années, l’épreuve a conduit les concurrents à Gijón, Ribadeo, Luanco et Avilés entre autres, c’est aujourd’hui une escale inédite que propose Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large, avec la ville de Laredo, une commune située à l'embouchure de la rivière Ason qui se termine par une étendue de sable formant une plage de plus de cinq kilomètres appelée La Salve le long de la mer Cantabrique, qui se réjouit naturellement d’accueillir les Ministes.

 

Nouvelle escale, nouveaux pièges
Côté course, ce changement de destination va naturellement pimenter un peu le jeu d’autant que lors de l’étape aller, les marins vont devoir effectuer le crochet par le phare des Birvideaux positionné entre la presqu'île de Quiberon, et Belle-Île-en-Mer. « La première partie sera forcément un peu délicate, avec des courants à jouer, d’autant que nous serons dans une période de coefficients de marée relativement importants. Ensuite, la descente jusqu’en Espagne ne sera certainement pas anodine car nombreux sont les marins qui vont traverser le golfe de Gascogne pour la première fois à l’occasion de la course. On sait que la remontée des fonds sur le plateau continental, à 250 milles au large des côtes Vendéennes, lève toujours une mer compliquée, surtout en cas de mauvais temps. De plus, c’est un endroit où l’on croise de nombreux pêcheurs. Enfin, l’atterrissage sur la côte Cantabrique peut s’avérer complexe car cette en période estivale, ça peut se finir dans la molle ou dans des conditions très aléatoires car il y a très souvent des dépressions orageuses qui stagnent sur les Pyrénées. Il faut réussir à bien gérer tout ça, surtout après trois jours de mer lors desquels la fatigue s’est un peu accumulée », détaille Denis Hugues.

 

Une 17e édition ouverte à 75 bateaux
La deuxième, bien que différente – et plus courte de 100 milles – n’en est pas moins attrayante. « C’est en fait un grand sprint. Mais qui dit sprint ne signifie pas pour autant sans difficulté. L’étape dure généralement à peine plus de 24 heures pour les premiers. C’est clairement une course de vitesse. Il faut être dessus en permanence et l’on retrouve généralement les meilleurs barreurs devant, mais il ne faut pas sous-estimer son intérêt car elle crée parfois des surprises. Le passage de l’île d’Yeu n’est pas forcément simple, avec notamment de nombreux parcs à moules à négocier », détaille Denis qui a ouvert, cette année, la course à 75 bateaux. Pour l’heure, 72 d’entres eux ont confirmé leur participation, parmi lesquels 56 Series et 16 Proto, 64 solitaires et 8 duos, 10 nations différentes (Australie, Grande-Bretagne, Italie, France, Suisse, Espagne, Russie, Allemagne, Belgique et Estonie), mais aussi tous les actuels leaders au classement annuel de la classe. De quoi garantir à la fois du beau match et du joli spectacle !

 

Les dates à retenir :
- 24 juillet 8h : présence obligatoire de tous les bateaux au ponton Vendée Globe de port Olona
- 24/26 juillet : contrôles sécu de 9h à 17h
- 27 juillet 18h : briefing du prologue
- 28 juillet 14h : prologue en baie des Sables d’Olonne
- 29 juillet 17h : briefing départ
- 30 juillet 13h02 : départ de la 1ère étape
- 5 août 13h02 : départ de la 2ème étape
- 6 août : arrivée des premiers concurrents en baie des Sables d’Olonne
- 9 août 11h30 : remise des prix

Lâimage contient peut-être : ciel, océan, bateau, plein air, eau et nature
 

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Le changement de parcours a ete integre a l'etape 1 (me reste plus qu'a mettre a jour la carte de presentation)

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Voila, les cartes de presentations ont ete mise a jour. Le depart de la 2eme etape sera modifie lorsque le tracker de la 1ere etape sera disponible.

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Initialement prévu ce mardi à 13h02, le départ de la 17e édition de la Transgascogne sera finalement donné mercredi 31 juillet à 11 heures. En cause : la petite dépression Wolfgang présente sur le proche Atlantique qui se creuse actuellement en se dirigeant vers la pointe de la Bretagne et promet d’engendrer des vents forts au large des côtes vendéennes dans la nuit prochaine et la matinée de demain. Ce report a, par ricochet, conduit la direction de course de l’épreuve à réduire légèrement le parcours de la première étape afin de garantir une escale d’a minima 24 heures pour l’ensemble des 72 concurrents. Ainsi, au lieu de faire le crochet par le phare des Birvideaux, situé entre la presqu’île de Quiberon et Belle-Ile, les 60 solitaires et les six duos en lice rallieront Les Sables d’Olonne et Laredo, via l’île d’Yeu et la bouée SN-1 positionnée à la sortie de l’estuaire de la Loire, pour un total de 270 milles à parcourir contre 320 au départ.

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Cap sur Laredo !

 

July 31, 2019

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A 11h45 ce mercredi, dans un flux d’ouest soufflant entre 5 et 8 nœuds, la flotte des 65 Mini 6.50 de la 17e édition de la Transgascogne s’est élancée pour la première des deux étapes de la course. Une première manche finalement réduite de 320 à 270 milles qui s’annonce, certes, moins sportive que si elle était partie comme prévu hier à 13 heures, mais toutefois délicate. Car bien qu’il n’y ait, a priori, pas de grandes options à jouer, les concurrents vont devoir négocier de nombreuses phases de molles et potentiellement une zone orageuse dans la deuxième moitié du parcours, puis de la pétole au moment de l’atterrissage sur les côtes espagnoles. Patience et opportunisme seront très probablement les maître-mots de ce premier round, entre Les Sables d’Olonne et Laredo, via l’île d’Yeu et la bouée SN-1 marquant l’entrée du chenal de Saint-Nazaire, qui risque non seulement de redistribuer les cartes à de nombreuses reprises, mais aussi de créer des écarts importants.

 

C’est donc à 11h45, avec un léger retard sur l’horaire prévu, que les concurrents de la Transgascogne ont pris le départ de la première étape de la course, un morceau de 320 milles finalement ramené à 270 milles en raison du report du départ de près de 24 heures à la suite du passage de la dépression Wolfgang sur le nord de la façade Atlantique, ce début de semaine. Auteurs du meilleur départ (comme les autres en bâbord amure), le duo Guillaume Quilfen et Claire Montecot (977 – Clair’Océan Sailing) a toutefois rapidement cédé les commandes de la flotte à Erwan Le Mené (800 – Rousseau clôtures) et Matthieu Vincent (947 – L’Occitane en Provence). Reste que si les favoris se sont d’emblée installés aux commandes de la flotte, le scénario annoncé de ce premier acte de la Transgascogne promet bien des rebondissements, notamment dans sa deuxième moitié et dans ses derniers milles. « Globalement, sur la première section du parcours jusqu’à la bouée SN-1 située à l’embouchure de l’estuaire de la Loire, il ne va pas se passer grand-chose. En revanche, sur la deuxième portion, il va falloir gérer des zones de molles à répétition. L’approche de la côte Cantabrique risque elle aussi de se jouer dans la pétole et de mettre à vif les nerfs de certains », explique Denis Hugues, le Directeur de course qui garde forcément en tête le finish de la dernière édition, à Avilès, qui avait largement redistribué les cartes dans les dix derniers milles, notamment chez les bateaux de Série. Erwan Le Draoulec qui menait alors la danse avec une avance de plus de deux milles avait vu Clarisse Crémer faire le tour de la paroisse, et lui coller une heure. « Les abords de l’Espagne s’annoncent vraiment très mous et je pense que les cartes vont être redistribuées à ce moment-là, mais je pense qu’il va vraiment falloir être opportuniste sur l’ensemble de la course, et à fond sur les réglages car le vent va être assez instable. On va faire avec et essayer de limiter la casse parce que c’est une course qui se joue au temps », a rappelé, de son côté, Kéni Piperol (956 – Caraïbe course au large), bien conscient que les Scow comme le sien n’auront pas forcément l’avantage dans les petits airs. Chose confirmée par Axel Trehin (945 – Cherche partenaire), dont le prototype vient d’être modifié avec un ajout de 20 kilos sur le bulbe de quille et l’installation de ballasts, mais qui risque de ne pas pouvoir en tirer parti lors de cette manche où le vent ne devrait pas dépasser les 15 nœuds.

Réussir à garder de la fraîcheur pour la fin de parcours

« Il va y avoir une part d’aléatoire liée aux différentes phases de molles que l’on va rencontrer. Pour monter jusqu’à SN-1, on va s’en sortir mais ça s’annonce effectivement plutôt casse-tête sur la fin. Ça va vraiment valoir le coup d’essayer de caler deux trois demies heures de sieste au début car ensuite, ce ne sera plus du tout le moment d’aller dormir. Si on n’a pas les yeux ouverts et qu’on reste arrêté, il y a clairement moyen de prendre des heures dans la vue au classement général. Il va falloir être assez philosophe dans la pétole. C’est peut-être ce qui fera la différence avec les plus jeunes, potentiellement plus nerveux dans ce type de conditions, mais je sais que mes concurrents directs maîtrisent le sujet », a déclaré le skipper morbihannais, avouant notamment redouter Erwan Le Mené et son plan Lombard de 2011, un concurrent plus que sérieux, et en particulier dans les petits airs, ainsi qu’il l’a démontré dès les premiers milles de cette première étape en faisait un bon break sur le gros de la meute dès le passage des roches de Petite Barge. Mais comme on l’a dit, la route est encore longue et la donne risque d’être chamboulée à plusieurs reprises d’ici à l’arrivée, au gré de la météo, mais aussi des petits pépins des uns et des autres, à l’image du problème de pilote automatique rencontré par Jean-René Guilloux (915 – Crédit Agricole 35) peu après le départ, et qui l’a contraint à rentrer réparer à Port-Olona avant d’envisager de repartir. Le verdict ? Vraisemblablement en milieu de nuit de jeudi à vendredi, selon les derniers routages.

Ils ont dit :

Ambrogio Beccaria (943 – Geomag) : « Sur cette première étape, il va falloir rester calme, c’est sûr. Moi, je suis plutôt à l’aise dans la pétole et en plus de ça, je suis plutôt en confiance après mon début de saison. Du coup, je vais plutôt chercher à être bien en mer, à soigner ma stratégie, à peaufiner les détails… Ce n’est pas nécessairement le résultat qui m’intéresse même si, évidemment, je ne viens pas juste pour participer. Il va y avoir de nombreux pièges sur la route. Il est très probable que l’on compose avec des orages dans la journée de demain (jeudi) et que ce soit un peu pourri. En fait, je pense que ça va être bien au départ et qu’ensuite ça va être vraiment foireux tout le temps. L’arrivée notamment, sur les côtes Espagnoles, risque d’être compliquée. On sait par expérience que la donne peut-être complètement relancée. En tous les cas, je suis content. Je pars en config Mini-Transat, exception faite de mon bout dehors de rechange que je n’ai pas à bord. C’est une dernière répétition générale et je veux tout valider une dernière fois en mode course. »

Pierre Meilhat (485 - Le Goût de la Vie) : « Mon état d’esprit n’est pas basé sur la performance, même si j’ai évidemment envie de bien faire. Je suis content de partir, content de pouvoir me faire plaisir et de pouvoir identifier les petits déficits que je vais pouvoir améliorer l’année prochaine et l’année suivante parce que moi, je prépare la Mini-Transat 2021. Pour le moment, j’ai navigué 12-13 jours depuis que j’ai récupéré le bateau. Je n’ai donc pas grand-chose au compteur. Les conditions que l’on va rencontrer sur cette première étape vont être peinardes, sachant qu’on va pouvoir dormir au début et pas à la fin. Il va falloir gérer ça et ça fait aussi partie des objectifs mais je suis assez serein car pendant la qualif, j’ai réussi à le faire correctement. Le fait qu’il y ait pas mal de molle d’annoncée, c’est plutôt bien pour les bateaux comme le mien. On va sans doute prendre un peu de retard jusqu’à SN-1 mais ensuite, on va avoir la possibilité d’aller aussi vite que les autres. »

Félix de Navacelle (916 - Youkounkoun) : « J’aborde cette course plus détendu que les autres de la saison parce que c’est la dernière avant la Mini-Transat, même si la pression monte toujours un petit peu avant le départ. Je suis plus détendu aussi parce qu’il y a beaucoup moins de vent que ce qu’on aurait eu si on était parti comme prévu hier. Ça va être beaucoup moins sport mais on va quand même avoir de quoi se retourner la tête avec pas mal de molles sur la descente entre SN-1 et l’Espagne, avec pas mal de transitions. Le routage n’est pas très précis et j’espère qu’on y verra vite un peu plus clair. En tous les cas, j’ai hâte. Il va faire beau normalement et je suis content de pouvoir naviguer avec le bateau quasiment en mode Mini-Transat même s’il reste encore deux ou trois éléments à mettre à bord, mais en gros tout y est. »

Mathieu Gobet (455 - Mea Coule Pas) : « Pour ma part, je n’ai plus fait de solitaire depuis la Les Sables – Les Açores – Les Sables il y a un an. Depuis, je n’ai fait que la BSM en double, sur deux jours, c’est tout. L’objectif est donc vraiment de reprendre mes marques sur cette première étape. J’ai beaucoup travaillé cette année pour avoir du temps disponible ensuite. Aujourd’hui, le bateau est plus ou moins en configuration Transat. Je vais en profiter pour tout tester et me faire plaisir. Je n’ai pas vraiment d’objectif sportif. Forcément, j’ai envie d’aller un peu plus vite que les autres mais je n’ai pas envie que ça vienne pourrir ma course. Ce que je veux avant tout, c’est faire l’aller-retour et ne pas avoir de pépin, comme rentrer dans un pêcheur ou un truc comme ça. Je pense que ça va être cool et en plus, bien que je reste novice en voile, j’ai beaucoup navigué sur le Léman cette année et du coup, j’ai appris à composer avec la molle. J’espère que ça va m’aider à savoir quoi faire. »

Nicolas d’Estais (905 - Cheminant – Ursuit) : « Les difficultés de cette première étape vont être de bien gérer la partie côtière au début. Ce n’est pas trop mon fort et j’espère ne pas avoir trop de retard à la bouée SN-1 pour pouvoir me refaire sur la portion plus large, au portant. L’arrivée sur les côtes Espagnoles est toujours délicate. J’avais fait la course il y a deux ans et ça avait été bien le bazar dans les derniers milles. Tout le monde était arrivé en deux minutes et ça avait vraiment été la mistoufle. Ça avait été un enfer et j’espère que ce ne sera pas pareil mais en tous les cas, je suis préparé. J’aurais bien voulu qu’on parte dans le vent fort hier parce que je suis un peu moins bon que les autres dès que c’est un peu technique. Quoi qu’il en soit, j’ai hâte d’y aller. Je suis maintenant « off » jusqu’à la Mini-Transat. C’est donc le début de mes grandes vacances et je suis là pour me faire plaisir même si c’est la dernière course de préparation avant la transat. Je ne suis pas encore en config’ mais ça va malgré tout me permettre de me jauger par rapport aux autres bateaux. »

Fabrice Sorin (968 - Jules) : « Ça va être une première étape assez intéressante dans la mesure où on va avoir plusieurs phases à négocier. Le premier tronçon jusqu’à SN-1 va être jonché par du près et va donc être des bords assez tactiques à tirer dans du vent assez léger. Ensuite, dès qu’on va descendre, on va être au portant dans un vent qui va baisser à 7-8 nœuds. Là aussi, il faudra négocier ce qu’on appelle une petite aile de mouette. Il faudra donc empanner au bon moment. L’arrivée à Laredo risque d’être délicate. C’est un coin un peu difficile car il n’y a souvent pas de vent et généralement pas mal de pêcheurs. Clairement, ça va être intéressant. Je pense que cette première manche va créer des écarts, d’abord parce que pour nous, bateaux à bouts rounds, ça ne va pas être forcément facile à négocier, parce qu’on aime le vent. J’espère prendre du plaisir, ne pas faire les choses à l’envers et faire un résultat honnête. Dans les dix premiers, ce serait bien. »

Thomas d’Estais (819 - Go4it) : « Cette Transgascogne est ma première course à étapes et c’est sympa de vivre ça. En plus, le début du parcours, avec la traversée du golfe de Gascogne, est un peu le même que celui d’une transatlantique même si Laredo est relativement dans l’est. J’aimerais réussir à être bien en mer, ce qui n’avait pas vraiment été le cas lors de la Mini en Mai et je voudrais me rassurer un peu par rapport à ça. Au niveau performance, je vais essayer d’être le moins décroché possible de ceux de devant et pas trop mal figurer dans le classement des « bouts pointus ». Je suis content, en tous les cas je préfère que l’on parte dans des conditions plutôt tranquilles car ça va être un peu la loterie. Si les premiers tapent un peu dans la dorsale devant, il y a peut-être moyen de faire un truc mais je ne me mets pas trop de pression non plus. J’y vais vraiment pour passer un bon moment, prendre du plaisir en mer sur mon bateau et confirmer deux-trois trucs. Je pars avec des panneaux solaires pour la première fois. Ça va être cool de les tester et puis ça va être sympa à Laredo je pense. »

 

Les chiffres à retenir

65 bateaux

71 marins

60 solitaires

6 duos

52 Série

13 Proto

7 femmes

9 nations

4 Série double

2 Proto double

 

http://transgascogne650.com/?fbclid=IwAR2Qhoiu5ZFX-z8A-GmW1voo0wk_K7fswM9anuiqnlFSZSFjrXWC4x2SetA

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Erwan Le Mené l’emporte en Proto, Matthieu Vincent en Série

 

August 2, 2019

 

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La première étape de la 17e édition de la Transgascogne (270 milles entre Les Sables d’Olonne et Laredo via l’île d’Yeu et la bouée SN-1, située à l’embouchure de la Loire) s’annonçait délicate, notamment dans sa dernière partie, avec comme souvent à l’approche des côtes espagnoles en période estivale, bien des incertitudes concernant l’intensité du vent. La molle que les Ministes redoutaient s’est finalement installée au large de la côte Cantabrique. Les derniers milles de ce premier acte ont donc été un peu plus longs que prévu puisque si on attendait les premiers dans la nuit, ils ne se sont présentés qu’en fin de matinée sur la ligne d’arrivée, mais surtout, ils ont rebattu les cartes, les retardataires ayant été moins ralentis. Chez les Proto, le trio Erwan Le Mené (800 – Rousseau clôtures) / Axel Trehin (945 – Cherche partenaire) / Tanguy Bouroullec (969 - Cerfrance) n’a, certes, pas franchement subi la pression de ses adversaires, mais son ordre est resté incertain jusqu’à la fin. Chez les Série, Matthieu Vincent (947 – L’Occitane en Provence), qui a dominé la course de la tête et des épaules et qui a compté jusqu’à six milles de bonus sur son dauphin, a vu son avance fondre comme neige au soleil, et Ambrogio Beccaria (943 – Geomag) terminer seulement six minutes et 53 secondes derrière lui. Dans une catégorie comme dans l’autre, le suspense reste donc entier avant le match retour !

 

« On savait en partant que ça ferait l’élastique. Que ça partirait par devant au début, et que ça se resserrerait à la fin. C’est exactement ce qui s’est produit », a commenté Ambrogio Beccaria (943 – Geomag). De fait, sur les deux premiers tiers du parcours, ceux qui ont réussi à s’installer aux avant-postes d’emblée n’ont eu de cesse de creuser l’écart jusqu’à ce que la situation s’inverse, à l’approche des côtes Espagnoles, avec la multiplication de petites masses orageuses d’abord, et l’installation de la molle ensuite. « La fin n’a pas été simple, la faute à un vent assez erratique. Il y a eu de grosses différences de pression et d’angle. On n’était pas très loin les uns des autres, mais ça suffisait à ce qu’on n’ait pas toujours la même chose », a commenté Axel Trehin qui s’est offert un très beau match à trois avec Erwan Le Mené et Tanguy Bouroullec, quasiment tout au long de ce premier round. « Ça croisait et ça décroisait, à toucher le tableau arrière de l’autre. C’était vraiment un bon moment de régate », a détaillé le skipper de Rousseau clôtures qui a finalement remporté la mise après avoir pourtant connu une petite mésaventure lors de la procédure de départ. « J’ai effectivement pris un gros coup de stress en sortant de Port Olona, parce qu’après avoir mis la grand-voile, j’ai allumé le pilote et là : rien. J’ai essayé une fois, deux fois, trois fois… toujours rien. C’est en fait un fil qui s’était dessoudé à l’intérieur. Dans les 5 minutes avant le coup d’envoi, je me suis donc retrouvé avec le fer à souder. J’ai réussi à finir juste à temps, et je suis parti comme j’ai pu. Il s’avère que ce n’a pas été si mal », a détaillé le Morbihannais qui a exploité au mieux le potentiel de son plan Lombard à nez pointu dans les petits airs. « Quand c’étaient les conditions du bateau, j’en ai profité mais je savais qu’il y aurait aussi des bords où Axel (Trehin) et Tanguy (Bouroullec) seraient avantagés à leur tour. J’ai vraiment pris l’avantage lors de la dernière nuit. J’ai faussé compagnie aux copains et j’ai pris pas mal d’avance. J’ai pensé que c’était plié… mais pas du tout », a souligné Erwan qui a vu ses deux principaux adversaires revenir dangereusement, notamment au niveau du cap de Quejo. « Je me suis arrêté sous la pointe. Arriver premier sur la ligne a été un soulagement », a déclaré Erwan Le Mené qui a alors signé sa première victoire de la saison, mais qui ne s’emballe pas pour autant, bien conscient que l’étape retour sera décisive. « Au classement, c’est comme si on était à égalité mais je suis content car la vitesse est là, et l’envie aussi », termine le skipper de Rousseau clôtures qui compte respectivement 4 minutes et 6 secondes d’avance puis 25 minutes et 47 secondes sur les deuxième et troisième.

 

En rafale à Laredo

 

Des écarts presque identiques à ceux que l’on retrouve finalement chez les bateaux de Série, même si, dans cette catégorie, le scénario s’est avéré bien différent. Et pour cause, Matthieu Vincent (947 – L’Occitane en Provence) a, lui, fait preuve d’une vraie maîtrise lors de cette première manche qu’il a largement dominée. « Clairement, on ne l’a pas vu de la course », a concédé Ambrogio Beccaria (943 – Geomag) qui a laissé filer son concurrent d’entrée de jeu. « Comme on savait que ça partirait par devant au début, j’ai essayé de prendre un bon départ et de tout de suite attaquer fort », a indiqué Matthieu de son côté qui s’est, de fait, installé aux commandes de la flotte des Série dès les premières longueurs en baie des Sables d’Olonne, et qui a parfaitement ajusté sa trajectoire au gré des variations du vent sur l’ensemble du tracé, aucune grande option n’ayant été à jouer. « Je suis super content de gagner cette première étape mais j’avoue que quand j’ai vu Ambrogio (Beccaria) revenir la nuit dernière, j’ai eu plus que des sueurs froides. Je voyais les milles disparaitre les uns après les autres et je me disais que ce n’était pas possible… », a relaté le skipper de l’Occitane en Provence qui a compté plus de six milles d’avance sur son poursuivant le plus proche hier soir, avant de le voir revenir à vitesse grand V dans la nuit grâce à un décalage dans le nord.  « Au final, ça s’est joué à vraiment pas grand-chose. C’était intense, pour les nerfs surtout, mais ça restera une super expérience pour moi. On savait que ça tamponnerait sur l’Espagne, mais j’ai essayé de ne pas me prendre la tête avec ça. Je m’en sors bien », a ajouté l’architecte naval de 26 ans qui n’a pas volé sa victoire, sa première sur le circuit des Mini 6.50. « Je suis hyper content. Je me suis beaucoup entraîné cette année et je sens que ça a bien progressé », a commenté Matthieu qui affiche une avance de 6 minutes et 53 secondes sur l’Italien Ambrogio Beccaria et une marge de 30 minutes et 52 secondes sur Hugo Dhallenne (979 – Jade) qui complètent le podium.  « On fera les comptes à la fin », a assuré le leader chez les Série, qui a bien noté que derrière, ça se bouscule au portillon puisqu’un groupe de 18 concurrents se tient en moins d’une heure.

 

Ils ont dit :

 

Axel Trehin (945 – Cherche partenaire) : « C’était génial et hyper intéressant. On a fait un beau match à trois et c’était super à vivre, mais j’avoue que ce matin, quand Erwan nous a décollé dans la molle et que je nous voyais aussi loin, je me suis dit que le général était peut-être plié d’entrée. Je n’ai pas lâché pour autant, au contraire. J’avais l’espoir qu’il se colle dans la molle sous la pointe à l’arrivée, et c’est ce qui s’est passé. Au final, il n’y a pas d’écart. C’est balle au centre. Ça n’a pas été simple. Le vent était assez erratique. Il y avait des grosses différences de pression et d’angle. On n’était pas très loin les uns des autres, mais des fois, ça suffisait à ce qu’on n’ait pas la même chose. Comme on a des bateaux très différents, certains ont des points forts à certains moments et parfois des points faibles. Typiquement, il y a eu beaucoup de petit temps sur cette étape et c’est vraiment l’atout du 800. Ça a été dur de doser l’énergie du bonhomme, mais c’est génial que tout reste à faire dans la deuxième manche. »

 

Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance) : « C’était une super étape, avec une belle bagarre. Au final, il n’y a pas énormément d’écarts. C’était vraiment intéressant. Je découvre un peu les angles du bateau et le fait d’avoir deux bateaux à côté de moi, c’était parfait voir comparer les caps et les vitesses. Ça a été un peu chacun son tour. Ça s’arrêtait, ça repartait… On a eu des mégas orages dans la journée d’hier. A un moment, je suis resté scotché sous la pluie pendant une demi-heure… A la fin, j’ai vu Erwan qui était complètement tanqué. J’ai vu du vent en dessous et j’ai essayé de glisser mais ça n’a pas marché. Je me suis collé complet sous la falaise… bon, au moins, j’ai essayé (rires) ! En tous les cas, c’était vraiment chouette. Maintenant on va voir ce que ça donne sur la manche retour. »

 

Marie Gendron (930 – Cassiopée – SNCF) : « J’ai bien raté mon départ. En fait, je fais partie de ceux qui sont sortis les derniers du port, et j’ai à peine eu le temps d’arriver que la procédure de départ a été lancée. Du coup, je n’ai pas trop su quelle voile envoyer. J’ai fait comme j’ai pu, mais il a ensuite fallu que je remonte toute la flotte. Il se trouve que ça a bien marché. Le bateau allait vraiment bien dans les conditions qu’on a eu, ce qui m’a permis de revenir aux avant-postes. A un moment donné, je me suis rendue compte qu’il n’y avait plus que le trio Le Mené / Trehin / Bouroullec devant moi et ça m’a fait du bien au moral. La nuit dernière a été compliquée car il y a eu pas mal de masses orageuses. Je m’en suis pris une méchante et j’ai tout éteint. Je suis contente d’avoir réussi à tirer mon épingle du jeu là-dedans. Quatrième, c’est bien. Je reste à moins d’une heure du premier, ce qui me permet d’envisager de jouer encore lors de la deuxième manche, c’est super. »

 

Ambrogio Beccaria (943 – Geomag) : « On n’a pas vu Matthieu (Vincent) de la course, il a vraiment très bien navigué. C’est seulement à la fin que j’ai réussi à revenir. Lui, il a pris un super départ et moi, pas du tout. On savait en partant que ça ferait l’élastique : que ça se tendrait au début et que ça se détendrait à la fin. C’est effectivement parti par l’avant violemment dans la première partie du parcours et à la fin ça a été compliqué avec de la molle. C’est très souvent le cas lors de l’atterrissage sur les côtes espagnoles. Je me suis activé sur le bateau et ça a payé. Je suis bien remonté. Il n’y avait pas beaucoup de coups à faire mais j’ai réussi à faire les bons choix dans la masse orageuse. Je suis très content car il n’y a que 6 minutes et des poussières d’écarts entre le premier et moi, alors qu’à un moment j’ai imaginé qu’il y aurait des heures et des heures ! »

 

Hugo Dhallenne (979 – Jade) : « La flotte s’est bien détendue et s’est bien recompactée à l’arrivée en Espagne. C’est un scénario qui n’est jamais simple à gérer quand on a passé deux jours à se battre et que tout disparaît. Quand tout repart à zéro, il faut réussir à se remettre dedans et à ne pas se démobiliser. J’ai réussi et je suis content. Les deux premiers ont un peu d’avance et derrière, c’est très serré. Le jeu va rester très ouvert pour la deuxième étape. J’ai un bateau qui ne va pas vite dans le petit temps, j’ai donc dû bien m’arracher les cheveux pour rester devant. Une troisième place, ça fait évidemment plaisir mais si on pouvait avoir du vent de travers assez fort pour le retour, ce serait vraiment très bien. C’est, en tous les cas, ce que j’espère. »

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Deuxième étape : deux changements à noter

 

Initialement prévu à 13 heures demain, le départ de la seconde étape de la 17e édition de la Transgascogne sera finalement donné à 14 heures, au large de la grande plage de Salvé de Laredo. « Ce report d’une heure du coup d’envoi de cette deuxième manche ne change finalement pas grand-chose, mais permet malgré tout aux coureurs de bénéficier d’un peu plus de temps pour se préparer », explique Denis Hugues, le Directeur de course, rappelant que le dernier concurrent est arrivé vendredi matin en Espagne. L’autre changement à retenir concerne le parcours. Si les Ministes devaient, au départ, rallier les Sables d’Olonne via l’île d’Yeu avec un total de 230 milles à parcourir, ils rejoindront finalement la Vendée via la bouée SN-1, à la sortie du chenal de Saint-Nazaire, ce qui rajoute 50 milles au menu (270 milles). « Ils effectueront exactement le même parcours qu’à aller, à l’envers. Ce qui a motivé cette décision ? Le passage de l’île d’Yeu est toujours délicat, avec de nombreux casiers de pêche au nord, et une zone de mytiliculture qui dépasse largement le balisage à l’est », détaille Denis dont les routages sur ce nouveau tracé laissent envisager une arrivée à Port-Olona dans la matinée du mercredi 7 août pour les premiers. « Globalement, les conditions sur le parcours vont être assez molles, avec au plus fort jusqu’à 18 nœuds. Cela fait que l’on sera globalement dans les mêmes temps de course qu’à l’aller », a ajouté le Directeur de course. A noter par ailleurs qu’une minute de silence sera observée au moment du départ en hommage à Stéphane Thomas disparu en mer cette fin de semaine, au large d’Ouessant.

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Comme les reels VLM a repousse le depart d'une heure (14h00 CET au lieu de 13h00 CET) et a rajoute la bouee S-N1 ainsi que le passage a babord de l'Ile d'Yeu.

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