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droopyNJ

Fastnet Race 2019

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42 minutes ago, brick said:

pouruqoi Class40 plutot que Imoca ?

Parce qu'on suit le calendrier de la Class 40 principalement et que la Fastnet est toujours inscrit a ce calendrier alors qu'en Imoca ce n'est pas toujours le cas.

https://www.class40.com/fr/calendrier/

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Il y a 40 ans ... 

 

« J’ai vécu le Fastnet 1979 ! ». L’impressionnant récit de Jacques Caraës

20 voiliers coulés, 15 marins noyés : le bilan de la Fastnet Race 1979 est effroyable.

20 voiliers coulés, 15 marins noyés : le bilan de la Fastnet Race 1979 est effroyable. | DR / ROYAL NAVY

 

La 48e édition de la Rolex Fastnet partira de Cowes le 3 août avec des prévisions météo clémentes, à l’inverse de l’édition 1979 qui avait tourné à la tragédie. 11 août 1979 : le départ est donné sous un soleil radieux. 24 heures plus tard, une tempête d’été décime la flotte : 20 voiliers coulés, 15 noyés et 139 marins sauvés. Directeur des plus grandes courses actuelles, Jacques Caraës était sorti indemne de ce drame presque par miracle. Avec ses mots, il se souvient.

 

 

Nous étions six à bord d’Alvena, un Contention 32 skippé par Bertrand Cudennec, le patron des voiles Incidences. Notre 3/4 tonner était basé à Brest. Les Contention étaient et sont encore des bateaux de course-croisière vraiment bons et costauds. Comme nous n’étions pas majeurs, la majorité était alors à 21 ans et le plus âgé à bord n’en avait que 20, nous avions obtenu une dérogation des organisateurs anglais pour pouvoir participer quand même aux courses du RORC cet été-là.

Durant les briefings avant la course, une dépression avait été évoquée, mais rien de très méchant et nous sommes partis avec les coups de canon du Royal Squadron sous une météo parfaite qui nous avait permis de démancher rapidement. Pendant toute la première nuit, nous avons eu une météo super.

C’est pendant la deuxième nuit que la dépression nous a rattrapés avant de se fixer et de se creuser sur place. Elle ne bougeait plus mais le baromètre, lui, dégringolait à vue d’œil. Avec toute la classe des 30 / 40 pieds, nous nous trouvions alors à une quarantaine de milles du Fastnet.

Son harnais n’a pas résisté au choc

Le vent montait, montait. Avec la nuit, il montait encore. Une nuit noire. Le vent, lui, passait la barre des 55 - 60 nœuds, avec des vagues de 10 à 11 mètres. Une houle énorme, avec des crêtes déferlantes. Une nuit vraiment noire est tombée. On ne voyait plus rien, même pas l’avant du bateau.

Une déferlante venue d’on ne sait où nous a retournés complètement. Le voilier a fini par se redresser ; nous avions démâté ! Nous avons aussitôt commencé à sectionner le gréement pour que le mât ne vienne pas défoncer la coque. C’est à ce moment qu’une deuxième déferlante nous a pris pour nous retourner encore. Notre skipper, Bertrand Cudennec a été éjecté. Son harnais n’a pas résisté au choc ; à l’époque les mousquetons étaient fixés avec des nœuds de chaise.

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139 concurrents de la Fastnet Race avaient été sauvés in extremis. | DR / ROYAL NAVY

 

 

Par chance, j’ai envie de parler de miracle plutôt, nous avons réussi à récupérer Bertrand. Je ne me souviens plus trop comment. Un miracle ! En fait, le bateau se remplissait d’eau, nous n’avions plus beaucoup de franc-bord, donc nous avons pu remonter notre skipper plus facilement.

L’eau continuait de rentrer dans le bateau, nous avons déclenché le radeau de survie et avons sauté dedans. Pour éviter qu’il se déchire contre la coque avec les vagues qui nous secouaient dans tous les sens, nous avons largué le bout de sécurité. Dans la nuit noire, plus question de voir le voilier. Au moins deux fois, ensuite, d’autres déferlantes ont retourné notre bib, nous éjectant à chaque fois à la mer. Mais nous avions accroché nos harnais à des points fixes dans le radeau, ce qui nous a permis de remonter dedans à chaque fois. Ça a duré toute la nuit.

A l’aube, un autre 3/4 tonner nous a aperçus

 

À l’aube, un autre ¾ tonner, naviguant sous tourmentin, nous a aperçus. Ils nous ont lancé des traînards avec des bouées, c’est comme ça que nous avons pu être remontés sur leur bord. Ils étaient six et nous étions six rescapés. Douze à bord, mais dans ces cas, on est jamais trop serrés. Nous ne parlions pas la même langue mais ça n’avait aucune importance. Les premières minutes de telles rencontres sont assez intenses, croyez-moi !

Le vent s’est calmé un peu plus et surtout, nous étions au portant maintenant ; cap sur les Scilly, puis sur Falmouth. C’est sur les quais, en fait, que nous avons appris le reste : le drame, tous ces morts, tous ces naufrages.

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Directeur des plus grandes courses actuelles, Jacques Caraës a vécu de l'intérieur la tragédie de la Fastnet Race 1979. | JEAN-MARIE LIOT

 

Aujourd’hui, ce ne serait peut-être pas la même chose. Avec les moyens de communication modernes, nous aurions sans doute pu être prévenus plus vite et mieux. La météo est une science qui a fait des progrès mais personne n’est à l’abri d’une tempête d’été qui se creuse. Les bateaux aussi ont évolué. Ils peuvent esquiver plus facilement une telle tempête en regagnant un port plus vite au portant. Mais tout peut encore arriver, même le pire, même tous ces naufrages, tous ces morts…

 

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/fastnet-race/j-ai-vecu-le-fastnet-1979-l-impressionnant-recit-de-jacques-caraes-bcdfc594-b455-11e9-aa6d-ca4e708ea81e?fbclid=IwAR1OS9fknwDQOYS17YGpso_QdhqgwPuW-cWrmG2KQIDlm9cS4P5wg4WdB8k

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j'ai également écouté le podcast d'affaires sensibles dédié à la Fastnet 1979. tres intéressant.

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Je vous recommande la lecture de :

"Fastnet, rapport officiel" aux Editions Gallimard / Maritime paru en 1980

et

"Fastnet Force 10" par John Rousmaniere paru en 1981 aux Editions Buchet/Chastel dans une traduction de Florence Herbulot

 

Je vous souhaite de les trouver, mais pas vraiment gagné!  :coyo:

Aprés ces lectures, je vous jure qu'on capelle son gilet/harnais plutot deux fois qu'une !!

:jab:

 

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Il y a 3 heures, uboot2935 a dit :

Je vous recommande la lecture de :

"Fastnet, rapport officiel" aux Editions Gallimard / Maritime paru en 1980

et

"Fastnet Force 10" par John Rousmaniere paru en 1981 aux Editions Buchet/Chastel dans une traduction de Florence Herbulot

 

Je vous souhaite de les trouver, mais pas vraiment gagné!  :coyo:

Aprés ces lectures, je vous jure qu'on capelle son gilet/harnais plutot deux fois qu'une !!

:jab:

 


Il y a aussi ce livre :

 

Seuls face à l’ouragan

"Seuls face à l'ouragan", de N. Ward & S. O'Brien. Traduit de l'anglais par G. Janichon.

"Seuls face à l'ouragan", de N. Ward & S. O'Brien. Traduit de l'anglais par G. Janichon. | PHOTO © VOILES ET VOILIERS

 

 

En 1979, Nick Ward, alors âgé alors de 24 ans, embarque pour participer au Fastnet sur Grimalkin,voilier Camper & Nicholson de 30 pieds. Tous les deux ans, cette course mythique relie l'île de Wight à Plymouth, en passant par le rocher irlandais du Fastnet. Le canal Saint-George, qu'elle traverse, est réputé pour sa météo capricieuse. Cette année-là, une tempête monstrueuse venue de l'Ouest va s'abattre sur les concurrents : vents de force 9 à 10, vagues de 15 mètres et rafales atteignant les 80 noeuds. Des 303 bateaux au départ, seuls 85 franchiront la ligne d'arrivée... et quinze marins n'en reviendront jamais, ce drame marquant durablement le monde du nautisme (V&V n°104 octobre 1979).

 

Vingt-neuf ans plus tard, Nick Ward livre pour la première fois son récit complet. Avec pudeur et honnêteté, il revient sur les heures de chaos qui coûtèrent la vie à deux de ses équipiers. Laissé pour mort, Nick dérivera lui -même pendant vingt-quatre heures à bord de Grimalkin avant d'être secouru.

 

Seul sur le navire démâté, essayant tant bien que mal de ralentir le naufrage dû à une voie d'eau, Nick Ward oscille, hésite entre courage et folie. Lorsqu'il évoque sa jeunesse et ses états d'âme, le lecteur comprend mieux comment il réussit à survivre. Ce sont ses 24 ans et sa farouche envie de vivre qui le pousseront à s'accrocher alors que tout espoir semble perdu.

 

Ce livre, qui se dévore d'un trait, immerge d'emblée le lecteur dans cette course rêvée qui tourne au cauchemar. La sobriété du récit met en relief l'histoire, qui recèle en elle-même bien assez de suspense et de rebondissements : le départ en fanfare, les services météo qui ne préviennent que trop tard, les chavirages, la malchance, la panique... Grâce à sa collaboration avec la journaliste Sinéad O'Brien, l'auteur livre ici un regard sans haine de la mer et des jeunes hommes d'hier qui le laissèrent <seul face à l'ouragan>.Un témoignage fort et un récit haletant, qui font autant honneur à l'auteur qu'au marin.

 

<Seuls face à l'ouragan. Fastnet 1979 : au coeur de la tragédie>, par Nick Ward & Sinéad O'Brien. Traduit de l'anglais par Gérard Janichon, juin 2008. Éditions Glénat, collection Hommes et Océans. 264 pages. 22 euros.

 

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/culture/seuls-face-a-l-ouragan-9ff19f77-3716-b347-b821-b78b6516c144

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Fastnet Race. 13 H 30 – Samedi – Cowes : départ de LA course de l’été

Samedi, 13h30, au large de la baie de Christchurch : le ballet des voiliers risque fort de se renouveler pour cette 48ème édition.

Samedi, 13h30, au large de la baie de Christchurch : le ballet des voiliers risque fort de se renouveler pour cette 48ème édition. | ROLEX-KURT ARRIGO

 

Tous les deux ans, la Rolex Fastnet Race est l’épreuve phare de la saison estivale. Pour sa 48ème édition, ce parcours de 608 milles au départ de Cowes, avec une arrivée à Plymouth via le phare irlandais du Fastnet, rassemble 463 équipages : un record ! Entre les IRC (majoritaires), les Class40 et les IMOCA préparant la prochaine Transat Jacques Vabre et les Ultim, le panier des concurrents sera impressionnant, samedi 3 août, devant le Royal Yacht Squadron !

 

La première bataille du Fastnet, tous les deux ans, se livre en début d’année pour s’inscrire à la Rolex Fastnet Race, car le nombre de places est limité par le RORC (Royal Ocean Racing Club de Cowes, créé en 1925, année de la première édition de la Fastnet Race). Et une fois retenu par les Britanniques, encore faut-il rallier le Solent, ce bras de mer qui entoure l’île de Wight, prendre le départ devant les Commodores et les membres du plus guindé des yachts clubs du monde (le Royal Yacht Squadron, où même la Reine Victoria n’avait pas accès au bar !) au bon coup de canon, sortir de la Manche jusqu’à Land’s End (188 milles), remonter jusqu’au Fastnet (170 milles) et redescendre vers les Scilly (170 milles) avant de sprinter vers Plymouth où je joue l’arrivée (80 milles). Car en fonction des conditions météorologiques, les abandons peuvent être très importants…

 

 

Une année calme

Et si quatre trimarans Ultim ont décidé de s’échauffer à l’occasion de la Fastnet Race (Sodebo Ultim 3, Actual Leader, Maxi Edmond de Rothschild, Macif), il leur sera bien difficile de battre le meilleur temps sur ce parcours mythique établi en 2011 par Loïck Peyron et son équipage sur Banque Populaire V : 1j 08h 48’ 46’’.

 

Seize multicoques font partie de cette catégorie MOCRA, mais la diversité est telle que ce sera très certainement l’un de ces quatre monstres ultimes de 32 mètres qui arrivera le premier à Plymouth. Après une journée et demie au moins car les conditions météorologiques ne sont pas très favorables (au début du moins) pour exploser les compteurs.

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Depuis des lustres, le départ est donné au canon sous les fenêtres du Royal Yacht Squadron où même la Reine ne peut venir s’accouder au comptoir. | ROLEX – DANIEL FORSTER

 

 

Au moment du coup de canon (à 13h00 pour les multicoques), la brise devrait être de secteur Sud-Est, d’une quinzaine de nœuds, pour sortir du Solent. Mais en soirée, une belle zone de calmes va s’installer devant la pointe cornouaillaise et le passage entre les îles Scilly et Land’s End s’annonce laborieux.

 

Une fois débordée la fin de terre galloise, le rythme va s’accélérer avec un vent de Sud-Ouest (12-15 nœuds) prenant du coffre en approche de l’Irlande (20-23 nœuds). La redescente vers Plymouth, ensuite, s’annonce elle aussi assez rapide mais dans une brise d’une quinzaine de nœuds en direction de la pointe anglaise. Il ne sera donc pas facile d’allonger la foulée à plus de trente nœuds de moyenne !

 

Ces prévisions météorologiques ne sont pas non plus favorables aux grandes tailles dans les autres catégories et il se pourrait bien que ce soit une nouvelle fois un petit rating IRC qui s’impose au compensé. Au grand désespoir des Britanniques qui affectionnent les grosses unités !

Toutes classes confondues

 

Si les Anglo-saxons (et particulièrement les Anglais : 173 équipages inscrits) sont en effet largement majoritaires et au final les plus titrés sur cette épreuve hauturière, les Français forment en revanche la deuxième nation la plus nombreuse avec 66 prétendants en IRC. Il y a d’ailleurs de grandes chances pour que les Hexagonaux s’imposent pour la quatrième fois consécutive au classement IRC Overall (toutes classes confondues) !

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Isolé à cinq milles dans le Sud-Ouest de l’Irlande, le Fastnet Rock vous salue bien ! | ROLEX – CARLO BORLENGHI
 

Car si les prévisions météorologiques s’avèrent correspondre à la réalité, l’armada des JPK, Sun Fast et autres A-31 ne devrait pas avoir de mal à contrer les Sigma 38, Contessa 32, J-109… dans les petites classes. Tandis que les grosses unités type Cookson 50, Ker 46 ou 43, et même les anciens VOR-60 ou VOR-65, auront bien de la peine à mettre des heures et des heures de décalage à des petits voiliers plutôt véloces dans les petits airs et au débridé.

Les anciens vainqueurs reviennent

Tout va donc dépendre de ce ralentissement cornouaillais, de son intensité et de sa durée. Les coefficients de marée seront aussi conséquents, avec du 104 le jour du départ ! Mais une fois passées les Scilly, la flotte va dérouler plutôt rapidement sur une mer relativement apaisée vers le Fastnet Rock au portant, puis redescendre au débridé pour terminer vent arrière.

 

Plusieurs anciens vainqueurs reviennent cette année ; soit avec le même bateau, soit avec une unité plus moderne. C’est le cas pour Didier Gaudoux et son équipage (Lann Ael 2, vainqueur en 2017) qui ont ajouté un deuxième safran pour les bords de débridés musclés. Ou pour Géry Trentesaux (vainqueur en 2015) qui a adopté le JPK 10.80 sous les couleurs de Courrier Recommandé, mais aussi pour Alexis Loison (vainqueur en 2013) sur le nouveau JPK 10.30, Léon.

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Le parcours du Fastnet 2019 n’a guère évolué depuis la création de la course. | ROLEX FASTNET

 

 

Rappelons d’ailleurs que les Français n’ont remporté cette épreuve mythique que six fois : en 1967 avec Éric Tabarly (Pen Duick III), en 1999 avec Catherine Chabaud (Whirlpool-Europe2), en 2005 avec Jean-Yves Château (Iromiguy), puis trois fois consécutivement avec Alexis Loison (Night & Day) en 2013, avec Géry Trentesaux (Courrier du Léon) en 2015 et avec Didier Gaudoux (Lann Ael 2) en 2017.

Préparation à la transat

Si les bateaux IRC sont majoritaires avec vingt nations représentées réparties en sept catégories (IRC 0-1-2-3-4, hors catégorie, IRC 2H), la Rolex Fastnet Race accueille aussi les monocoques IMOCA et Class40 typiquement français. Ainsi, en prélude à la Transat Jacques Vabre (départ le 27 octobre du Havre), nombre de bateaux seront menés en double pour se préparer dans les conditions de cette transat en duo.

 

C’est aussi pour certains un round d’observation soit après un chantier hivernal qui a fait évoluer le bateau, soit après une mise à l’eau tardive. C’est le cas pour Sébastien Simon et son nouvel IMOCA Arkéa-Paprec qui va se confronter à peine quinze jours après ses premières sorties, à Charal de Jérémie Beyou, le premier monocoque du Vendée Globe nouvelle génération, mais aussi à La Fabrique et à Alan Roura, nouveau recordman de la traversée de l’Atlantique en solitaire en monocoque, à Prysmian Group et à Giancarlo Pedote… Et même à Jean-Marie Patier sur son Cigare Rouge, l’un des premiers voiliers du Vendée Globe ! Bref, ce sera un bon banc d’essai pour ces duos et surtout une comparaison instructive quant au potentiel des nouvelles machines du tour du monde…

 

Sans oublier l’impressionnante armada des Class40 ! Dont plusieurs ont participé à la récente course Les Sables-Horta-Les Sables comme Eärendil, Beijaflore, Colombre XL, face à des références comme Lamotte-Module Création, Leyton, Imagine, Tibco.

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Jolie Brise, le pilote du Havre construit en 1912, reste à ce jour le seul voilier à avoir remporté trois fois la Fastnet Race en 1925, 1929 et 1930. Il avait même participé à l’édition 2015. | ROLEX – DANIEL FORSTER

 

 

Là encore, le comparatif s’annonce intéressant en préparation à la Transat Jacques Vabre, même s’il manque à l’appel de nouveaux prototypes au « nez rond ». Alors cette Rolex Fastnet Race va certainement apporter son lot de surprises et de rebondissements puisque les premiers sont d’ores et déjà attendus à Plymouth dans la soirée de dimanche 4 août et les derniers probablement vendredi 9 août.

 

Et si on pourra tirer quelques conclusions pour les catégories typiquement hexagonales (IMOCA, MOCRA, Class40), il faudra patienter avant de connaître le vainqueur IRC Overall : encore un équipage français ?

 

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/fastnet-race/fastnet-race-13-h-30-samedi-cowes-depart-de-la-course-de-l-ete-f61548ba-b4fb-11e9-a45b-7f88f1f1e805?fbclid=IwAR0g3ez2fK3EUJAdLPKsKROLDzMmTP4Zatk-gOsoT_aPrdLtjwb48Cr0srA

 

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Rolex Fastnet. Duel entre Macif et Gitana, leaders au Fastnet

fastnet_gitana.jpg

 

Le départ des Ultim aura été somptueux. Les 4 géants partis ce samedi à 14h les premiers devant une flotte record de 388 bateaux ont passé à 8h ce dimanche matin le Fastnet. Le Maxi Edmond de Rothschild puis Macif ont enroulé quasiment ensemble le phare mythique avec 2 heures d’avance sur les routages prévus. Une belle bataille entre les deux ultim alors que Sodebo Ultim 3 puis Actual Leader suivaient 2 heures plus tard.
La course en Ultim aura été intense et rapide comme prévue avec quelques péripéties sans gravité. Premier à sortir du Solent, le Maxi Edmond de Rothschild a perdu son avance peu après en s’échouant dans un banc de sable avant finalement de repartir. Sodebo Ultim 3 puis très rapidement Macif en profitaient pour prendre la tête de la course. Mais quelques heures après, Franck Cammas et Charles Caudrelier parvenaient à revenir. Avec Macif, ils furent les premiers à virer vers la côte pour contourner une bulle devant leurs étraves alors que Sodebo Ultim préférait continuer tout droit. Mal lui en a pris, il perdit quasiment 50 milles au passage de la Jument avec Actual Leader 4e qui suivait bien le rythme.

macif.jpg

 

Alors qu’on pensait assister à un duel entre Gitana et Sodebo, c’est finalement un beau match entre Macif et Gitana qui animent la course. Les améliorations apportées au trimaran de François Gabart qui accueille également James Spithill à son bord pour cette course, semblent efficaces. La fin de course s’annonce passionnante.

 

En Imoca, c’est l’étonnante Pipe Hare qui mène la flotte ce matin. L’anglaise joue à domicile et damne le pion de tous les français. Jérémie Beyou sur Charal n’est pas aussi dominateur qu’on le pensait mais il devrait pouvoir accélérer dans les prochaines heures. Sébastien Simon et Vincent Riou ne sont pas loin, tout comme Clarisse Crémer et Armel Le Cleac’h sur Banque Populaire qui tiennent bien le rythme. Idem pour Damien Séguin et Yoann Richomme sur Groupe Apicil qui ont fait un très bon début de course.

 

En IRC overall, c’est pourtant Wizard qui mène devant 4 français, Codiam, L’Ange de Milon, Courrier Recommandé et Albator.

 

http://www.courseaularge.com/rolex-fastnet-duel-entre-macif-gitana-leaders-fastnet.html?fbclid=IwAR3XXDLVrn8qrkPGAUjjhZl4TEtkBHxe0h_rwkF1xLd94tJSScCQLaTspYo

 

 

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Royal Ocean Racing Club

13 min · 
 

OFFICIAL! New Race record to the Fastnet Rock! 

🚀📰

Despite a large slow down between Start Point and the Lizard, the lead Ultims trimarans passed the Scilly Isles just after midnight last night and covered the 190 miles between the southwest corner of the Traffic Separation Scheme between the Scilly Isles and Land’s End in just six and a half hours.

 

In the match race between Maxi Edmond De Rothschild Gitana Team and Macif Course au Large, Charles Caudrelier and Franck Cammas’ team edged into the lead and rounded the Fastnet Rock at 06:33:38 BST, just two minutes ahead of Francois Gabart’s team and at 06:35:31 BST. This makes their elapsed times from the start just 18 hours 3 minutes and 38 second (and 18 hours 5 minutes and 31 seconds) which are new record times to the Fastnet Rock, the previous best being the 2011 time of 22 hours 21 minutes and 25 seconds set by Loick Peyron and the crew of Banque Populaire V.

 

Team Sodebo Voile - Thomas Coville round the Fastnet Rock at 08:37:35 BST and Team Actual Leader rounded the Fastnet Rock at 09:20:32 BST.

#RolexFastnetRace
📸 Gitana Team / Macif Course au Large

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Le maxi Edmond de Rothschild bat le record de la Rolex Fastnet, Macif à 1 minute !

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Le maxi Edmond de Rothschild skippé par Franck Cammas et Charles Caudrelier s’est imposé de justesse devant le trimaran Macif sur la Rolex Fastnet Race. Une course incroyable entre les deux bateaux qui ont terminé bord à bord depuis le phare du Fastnet. Le maxi Edmond de Rothschild bat le record de l’épreuve en 1 jour 4h 2mn 32s, soit avec 4 heures de moins que le précédent record qui était détenu par le Maxi Banque Populaire V depuis 2011. Le trimaran de François Gabart est arrivé à peine une minute après. Le tout nouveau Sodebo Ultim 3 termine 3e et Actual Leader 4e. La course se sera jouée samedi après Plymouth au moment de franchir une bulle bien négociée par les deux premiers. Le duel entre Macif et le maxi Edmond de Rothschild aura été somptueux. Et la victoire va certainement faire plaisir à toute l’écurie Gitana. Le maxi Edmond de Rothschild aurait pu peut-être l’emporter plus facilement s’il n’avait pas été handicapé par sa dérive endommagée suite à un banc de sable dès les premières heures de course.

 

 

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Cammas et Caudrelier remportent en temps réel la Fastnet 2019 et battent le record de l’épreuve

Sur leur Ultim Edmond de Rothschild, Cammas et Caudrelier remportent lâépreuve, mais de peu.

Sur leur Ultim Edmond de Rothschild, Cammas et Caudrelier remportent l’épreuve, mais de peu. | CARLO BORLENGHI – ROLEX FASTNET

 

Franck Cammas et Charles Caudrelier ont remporté en temps réel avec leur équipage, dimanche, la Rolex Fastnet 2019. Ils battent par la même occasion le record historique de cette course. À bord de leur Ultim Edmond de Rothschild, ils coiffent d’une seconde le Macif de François Gabart. Coincé à mi-chemin dans des molles à répétition, le reste de la flotte peinait encore à rejoindre le mythique rocher irlandais dimanche soir.

 

1 jour 4 heures 3 minutes et 31 secondes est donc le record désormais historique de la Fasnet Race, détenu depuis aujourd’hui, par Franck Cammas, Charles Caudrelier et leur équipage du Maxi Edmond de Rothschild. Sur son Ultim Macif, François Gabart n’a donc plus que ses yeux pour pleurer puisque, même en battant lui aussi l’ancien record, il arrive dimanche une minute de retard sur le duo remplaçant de Sébastien Josse à la barre du Gitana volant.

 

608 milles : une bagatelle pour eux !

Certes, il y avait 608 milles à parcourir entre le départ devant le Royal Yacht Squadron de Cowes et le brise-lames de Plymouth, en passant par le phare irlandais du Fastnet.

 

Mais il s’agissait d’une bagatelle ou presque pour ces trimarans de 32 mètres quand on sait que le record de distance parcourue en 24 heures, détenu par Banque Populaire V (lui-même précédent recordboat de la course en 1j 08h 48’ 46’’) atteint 908,2 milles !

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Après avoir pris le commandement de la flotte, François Gabart s’est finalement fait coiffer au poteau devant Plymouth. | JEAN-MARIE LIOT

 

 

Pourtant, il aura fallu pour le gagnant du jour composer avec une zone de vents faibles au large de Start Point, véritable nouvelle ligne de départ du coup. À partir de cette ligne, certains privilégiaient le large (Thomas Coville sur Sodebo 3) et d’autres la côte (Macif suivi par Maxi Edmond de Rothschild, puis Actual Leader).

Une zone névralgique

C’est ce passage entre Start Point et le cap Lizard qui a quelque peu plombé les trajectoires particulièrement tendues des premiers Ultim, les conditions de navigation étant tout simplement parfaites pour ce périple en Manche (vent de Sud-Est dix nœuds, forcissant quinze jusqu’à Start Point) puis en mer Celtique (Sud-Ouest quinze-vingt nœuds).

 

Cinq heures après le coup de canon libérateur, du coup, François Gabart et ses hommes, suivis par le duo Franck Cammas-Charles Caudrelier et leur équipage, avaient joliment recadré leur route pour frôler ce cap, alors que Thomas Coville préférait rester en pointe au large dans l’espoir de traverser une bulle sans beaucoup de vent plus rapidement.

 

Il n’en fut rien : progressivement, certes, les vitesses à la côte chutaient de 32 à 15 nœuds, puis à 12 voir à 8 à l’approche du cap Lizard mais le compteur n’affichait que 5 nœuds au large…

Bref le soleil se couchait dans un voile grisâtre à l’approche de Land’s End mais la brise se levait aussi avec une douzaine de nœuds : le prélude à un front peu actif qui allait accélérer le rythme !

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Les Ultim ont encore volé la vedette aux IRC ....qui restent les vrais héros de la fête, pour les Anglais et pour bien d’autres. | CARLO BORLENGHI – ROLEX FASTNET

 

 

Sodebo 3 concédait déjà une vingtaine de milles alors qu’Actual Leader, ayant lui-aussi opté pour la côte, débordait le cap Lizard. Et derrière, l’armada des monocoques IMOCA, Class40 et IRC butait, tel un papillon sur une vitre, dans ce marécage aux vents mouvants.

 

Le break était fait et les Ultim pouvaient alors débrider les écoutes pour un vent de travers tonique en passant à plus de trente nœuds entre les îles Scilly et le DST Land’s End.

 

Certes, le Maxi Edmond de Rothschild avait repris l’avantage sur Macif mais après un léger ralentissement au Nord de l’archipel de la pointe britannique. Mais le duel pouvait s’intensifier car même si les deux prétendants étaient très différents de conception, leur objectif était de voler : cela marchait si bien qu’ils enroulaient le phare irlandais du Fastnet quasiment en même temps après une traversée record de la mer Celtique ! Et la descente s’avérait aussi spectaculaire et virile, avec des moyennes à plus de trente nœuds sur le foil.

Gros bouchon aux Scilly

Derrière, comme sur les autoroutes du Sud ce week-end, ça tamponnait entre Land’s End et les Scilly avec plus de 350 bateaux tentant de s’extirper dans un vent mou et instable au point que le magnifique et immense Rambler 88 n’arrivait pas à se séparer du Maxi Dovell hong-kongais, SHK Scallywag ; tous deux sortant tout juste des DST de la pointe anglaise quand les premiers Ultim croisaient au large !

 

Un scénario qui devait se répéter pour les autres poursuivants, la sortie de ce tunnel sans vent passant par la côte. La Britannique Pipe Hare en faisait l’expérience avec succès sur l’un des plus anciens IMOCA, ex-Super Bigou de Bernard Stamm en 1999 !

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Pris dans une rafale de molles, les IRC auront bien du mal à rejoindre le Fastnet mais le (vrai ?) vainqueur (en temps compensé) sera sans doute parmi eux. | CARLO BORLENGHI – ROLEX FASTNET

 

 

Certes cette domination ne dura plus dès que les nouveaux prototypes pointèrent leurs foils après les Scilly : Jérémie Beyou (Charal) s’avérait un cran au-dessus, mais Samantha Davies (Initiatives Cœur) allait aussi fort bien, tout comme le nouvel Arkéa-Paprec de Sébastien Simon. Mais il y avait encore de la route à faire dans une brise de Sud-Ouest qui prenait des tours sous un front pluvieux…

 

C’est donc à « contresens » du flux de voiliers IRC de toutes tailles que François Gabart et le duo Cammas-Caudrelier tentaient de se départager pour ce sprint final vers le brise-lames de Plymouth. Dans un vent de Sud-Ouest à Ouest d’une douzaine de nœuds, il fallait enchaîner les empannages avant de voir poindre le Devon et les bars de Barbican.

 

Ce fut finalement la partie la plus tactique de cette course de vitesse de 608 milles : on croyait que Macif allait s’adjuger la victoire : que nenni ! Après 1 jour 3 heures 2 minutes de mer, le duo Cammas-Caudrelier débordait son concurrent et s’imposait avec seulement 58 secondes de marge… et quelques bonnes poignées de minutes devant le précédent record de la Rolex Fastnet Race !

Premiers enseignements

Pour autant, ce rendez-vous britannique apporte son lot d’expérience. Force est de conclure que les deux plans VPLP (Macif) et Verdier (Maxi Edmond de Rothschild) se sont avérés extrêmement proches en termes de potentiel malgré leurs grandes divergences conceptuelles.

 

Incontestablement, François Gabart et son équipage semblaient plus à l’aise en dessous de dix nœuds de vent au portant, quand le tandem Cammas-Caudrelier mettait le turbo entre 12 et 15 nœuds. Au-delà, difficile de se prononcer quand les deux trimarans Ultim volaient au-dessus des flots…

 

Quant à Sodebo 3, son option au large au niveau de Start Point a quelque peu brouillé le jeu comparatif car on ne note pas d’écarts significatifs entre son passage autour du phare du Fastnet et son retour sur le cap Lizard.

 

Et pour Actual Leader, Yves Le Blévec peut être fier de sa performance puisqu’il ne comptait qu’un débours d’une trentaine de milles sur son prédécesseur !

 

Reste désormais à connaître réellement les « incidents » de parcours des uns et des autres avant le prochain rendez-vous à Brest, le 3 novembre prochain, pour un tour de l’Atlantique certainement plus périlleux.

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Souvent, sur les écrans de tracking de la course, une poule n’y aurait pas reconnu ses poussins en IRC. | ROLEX FASTNET

 

 

En tout cas, le Gitana Team sort grand vainqueur de ce duel acharné en s’adjugeant la victoire en temps réel (ce qui ne compte pas vraiment pour les Anglais), mais surtout en démontrant que les travaux effectués cet hiver sur Edmond de Rothschild portent leurs fruits : l’Ultime s’avère plus aérien et très stable en vol.

 

Il est désormais le détenteur du temps record sur la Rolex Fastnet Race. Place désormais aux monocoques IMOCA et Class40, ainsi qu’au flot de voiliers jaugés IRC qui sont aussi les vrais héros de cette course de légende.

 

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/fastnet-race/cammas-et-caudrelier-remportent-en-temps-reel-la-fastnet-2019-et-battent-le-record-de-l-epreuve-0e7cca5c-b6cf-11e9-94ac-c724d77cc371?fbclid=IwAR2ijTCjT3D_bCh5u_qY6aDcUtKmQpesbsUtbTvV8IwcgZhXfrhDGgCTUuA

 

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Rambler 88 have broken the monohull record for fastest to the Fastnet Rock © Paul Wyeth/www.pwpictures.com

 

Rambler 88 knocks 88 minutes off the Rock record

Rambler 88 broke the monohull record to the Fastnet Rock by 88 minutes when the canting-keeled sloop from New York passed the rock at 16:45:47 this afternoon. George David and his crew have set a new time of 1 day 2 hours 47 minutes, breaking their own record which they set back in 2011 with the bigger Rambler 100 (1 day 4 hours 15 minutes). However, that was the same occasion when the keel fell off the 100-footer, not long after rounding, requiring the crew to be rescued.

David’s crew, which includes multiple America’s Cup winner Brad Butterworth, won’t give much thought to the record until they’re safely back in Plymouth. If they can maintain current form, the outright monohull race record is also on the cards for Rambler 88. Speaking on the satellite phone shortly before they rounded the Fastnet Rock, navigator Jules Salter said they had plenty to keep them occupied, with 25 knots gusting to 30, and big seas to negotiate.

“We’ve just done a peel from the J2 to the J4. We’ve got a wind angle of 115 to 120 which is making it fast - about 23 knots of boat speed - but pretty noisy on board and wet across the deck. The mood is pretty good, everyone’s pretty cool, doing their best, getting stuck in, and getting ready for a busy time coming up as we pass the TSS and the Fastnet.”

After four previous attempts on the line honours victory in the Fastnet Race, could this be David’s year? If the fast-reaching conditions prevail for the rest of the passage back from the Rock to Plymouth, then Rambler should stand a good chance of keeping Scallywag and the rest of the IRC monohull fleet behind them. The other boat in the mix is the ex-Volvo Open 70, Wizard, just seven miles back from Rambler. 

IRC Zero

Wizard, the VO70 owned by David and Peter Askew and racing in IRC Zero

Wizard, the VO70 owned by David and Peter Askew and racing in IRC Zero

 

 

On IRC handicap, Wizard holds the lead, with Maxi 72 Sorcha (formerly the two-time Fastnet winner Rán 2) and Jethou (extended over the winter from a 72-footer to 77ft) in second and third place respectively, and Rambler in fourth.

The high-speed conditions are right in Wizard’s sweet spot. Formerly Franck Cammas’ 2011-12 Volvo Ocean Race winner Groupama 4, and now owned by Baltimore brothers David and Peter Askew, she was the recent winner of the Transatlantic Race 2019, and the crew includes a few Volvo Ocean Race veterans - Rob Greenhalgh from the UK, two-time skipper Charlie Enright of the USA and Australian navigator Will Oxley.

IRC One

The front runners in IRC One have around 400 miles to go to the finish.

Well known to the Fastnet Race, the Ker 46 Tonnerre de Glen is just a mile ahead on the water of Ino XXX, James Neville’s HH42 which was sixth overall in the last edition.  On handicap Jacques Pelletier’s Milon 41, L’Ange De Milon, heads IRC One at this stage, with the NMD 43, Albator, in second and Ino XXX in third. Albator’s performance is particularly impressive, this being Philippe Frantz’s first attempt on the Rolex Fastnet Race, although not that surprising. The crew comprises a range of experience, from good dinghy racers to a Figaro sailor and previous competitors from the Route du Rhum, America’s Cup, Half Ton Cup and Trophée Jules Verne. 

Tonnerre de Glen, the Ker 46 owned by Dominique Tian © Paul Wyeth/www.pwpictures.com

Tonnerre de Glen, the Ker 46 owned by Dominique Tian © Paul Wyeth/www.pwpictures.com

 

 

IRC Two

Géry Trentesaux is no stranger to the front of the Fastnet fleet, having won the race in a JPK 10.80 in 2015 and was winner of last year's Rolex Middle Race in his present boat, JPK 11.80 Courrier Recommandé. In IRC Two Courrier Recommandé is leading on the water with just over 400 miles to the finish, and also leading IRC Two on corrected time. Less than two miles behind the leader and in second place on handicap is a strong Fastnet performer, Jean Claude Nicoleau’s Grand Soleil 43 Codiam. Another mile further back on the water and third on corrected time is Sunrise, a sistership to Courrier Recommandé. Owner of Sunrise is Plymouth-based Tom Kneen who has followed Trentesaux into a JPK 11.80 and is looking very competitive considering he only took up offshore racing five years ago.

JPK 11.80, Courrier Recommandé, owned by Géry Trentesaux, the 2015 Rolex Fastnet Challenge Cup winner © Paul Wyeth/www.pwpictures.com

JPK 11.80, Courrier Recommandé, owned by Géry Trentesaux, the 2015 Rolex Fastnet Challenge Cup winner © Paul Wyeth/www.pwpictures.com

 

https://www.rolexfastnetrace.com/news/921-rambler-88-knocks-88-minutes-off-the-rock-record?fbclid=IwAR3STPLR-mj1ay1QaSZqz326m1tgqbsUn9zSFv8Pp2grCaeXqZN5Hwozwwo

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Rolex Fastnet. Abandon d’Arkea Paprec, Charal en tête !

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Sébastien Simon et Vincent Riou abandonne sur leur tout nouvel Imoca Arkea Paprec après avoir subi un problème éléctrique. Ils souhaitaient profiter de la rolex Fastnet Race pour éprouver une première fois leur monocoque, en course et au large. Avec 20 bateaux inscrits dans la classe IMOCA, cette Rolex Fastnet Race était l’occasion rêvée pour ce premier test grandeur nature. Le duo s’est élancé prudemment samedi en début d’après-midi dans le solent avant de mettre le cap sur le célèbre rocher du Fastnet, marque de passage que Sébastien et Vincent auront réussi à parer hier soir en 6è position. Mais cette nuit, un court-circuit a fait sauter toute l’énergie du bord. Sans aucun éléctronique, les deux hommes ont décidé de ne pas poursuivre la route jusque Plymouth.
Ils abandonnent donc la course avec regret mais reviennent vers la Bretagne avec beaucoup de connaissances accumulées sur le nouveau 60’ de Sébastien Simon. Le duo d’ARKÉA PAPREC devrait rejoindre Port-la-Forêt demain matin.

 

Pendant ce temps là la bataille fait rage en Imoca, avec Charal qui se bat depuis le départ pour rester devant. Après un beau un vers le Fastnet, l’Imoca de Jérémie Beyou s’est fait rattrapé par la flotte et notamment PRB avec Kevin Escoffier et Nico Lunven qui ont fait un joli coup dans la nuit. Yannick Bestaven réalise une très belle course. Banque Populaire avec Clarisse Cremer et Armel Le Cleac’h n’est pas loin, tout comme Bureau Vallée et Initiatives Coeur. La fin de course s’annonce indécise.

 

http://www.courseaularge.com/rolex-fastnet-abandon-darkea-paprec.html?fbclid=IwAR3VGnFXrfiTl33_KGLYmD7lJeg-Jv0RMsr0Y3IE23QrGKar8OLA1VLfxv4

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Rolex Fastnet. Les réactions de Cammas, Gabart, Caudrelier et Spithill

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Battu à quelques mètres de la ligne - MACIF, en tête depuis le Phare du Fastnet a été coiffé au poteau par son rival, le Maxi Edmond de Rothschild © Rolex/Carlo Borlenghi

 

 

 

 

Tout s’est joué sur la propension du Maxi Edmond de Rothschild à prendre l’extrémité de la ligne d’arrivée devant le brise-lames de Plymouth, contrairement à MACIF, qui l’a franchie quelques 58 secondes plus tard.

 

Le temps de course du Maxi Edmond de Rothschild est de 1 jour 4 heures 2 minutes et 26 secondes, améliorant ainsi de 4 heures 45 minutes et 34 secondes le record en multicoques établi par Loïck Peyron et son équipage Maxi Banque Populaire en 2011.

 

Tout au long de la course, la distance séparant les deux trimarans géants n’a jamais excédé quatre milles nautiques, négociant tous deux particulièrement bien la zone de transition rencontrée hier soir, ainsi que l’arrivée du nouveau flux de sud-ouest, comme l’explique Franck Cammas : « Avant le départ, nous voulions partir au nord, mais les nouvelles prévisions reçues après le départ montraient que ça passait mieux par le sud. MACIF a opté pour le nord et nous avons décidé de rester avec eux car l’objectif était de se jauger et de naviguer face à eux. Plus tu étais rapide sur la trajectoire nord, mieux c’était. Nous avons été plus rapides que les routages sur la première partie de la course car il y avait plus de vent, et nous allions plus vite que les polaires car la mer était plate. »

Le Maxi Edmond de Rothschild a cependant rencontré quelques incidents sur le parcours. Tout d’abord en s’échouant sur le Shingles Bank à près de 25 nœuds alors qu’ils menaient la flotte, abimant ainsi fortement l’extrémité de leur dérive. Ce fut ensuite un gros poisson qui, coincé autour de la dérive juste après le passage du Fatsnet, les a obligés à faire une marche arrière pour s’en extraire, se faisant ainsi dépasser par le trimaran MACIF.

 

Même s’ils sont amis, il existe une forte rivalité entre ces deux équipages. Charles Caudrelier, le co-skipper et navigateur aux côtés de Franck Cammas a déclaré à son arrivée : « C’est toujours plaisant de battre François [Gabart] car c’est un des marins les plus réputés en multicoque, qui dispose d’un très bon bateau et d’une très bonne équipe. Notre bateau est parfois plus rapide dans certaines conditions, mais ils se sont améliorés en vitesse et naviguent très bien. C’était une grosse bagarre – très amusante ! » L’équipe Maxi Edmond de Rothschild remporte ainsi le trophée en multicoque et s’est vu remettre une montre Rolex au Plymouth Yacht Haven.

 

« Cette victoire est une belle récompense pour toute notre équipe à terre. Depuis l’abandon sur la Route du Rhum, ils ont travaillé énormément pour comprendre, réparer et repartir de l’avant. Avec Franck et tout l’équipage, on est super heureux de pouvoir leur offrir cette première victoire. Nous ramenons le Maxi un peu abîmé (suite à la rencontre avec un banc de sable à la sortie du Solent, ndlr) mais avec une belle victoire ! C’est l’essentiel car ça fait vraiment du bien ! » ajoutait Charles Caudrelier.

 

Équipage du Maxi Edmond de Rothschild : Franck Cammas / Charles Caudrelier – Skippers – David Boileau / Erwan Israël  / Morgan Lagravière / Yann Riou

 

James Spithill naviguait pour l’occasion sur le Trimaran Macif, en remplacement de dernière minute suite à une blessure au dos de Pascal Bidegorry. « C’était ma première participation à la Rolex Fastnet Race. C’était rapide et je ne la referai probablement jamais à cette vitesse ! », a déclaré le skipper vainqueur de l’America’s Cup. « La puissance de ces bateaux est incroyable car ce sont de grosses machines. Avec les autres bateaux à foils, les vagues définissent la limite, mais avec ces bateaux, de par leurs tailles et la forme de leurs foils, on peut vraiment les pousser à fond. »

 

Sodebo Ultim 3 de Thomas Coville termine en 3e position à 1 heure 24 minutes du leader, davantage ralenti dans la transition hier soir, permettant ainsi aux leaders de toucher le vent fort en premier dans la traversée de la Mer Celtique.

 

D’autres records sont tombés cet après-midi, notamment avec le Rambler 88 maxi de George David, qui a contourné le phare du Fastnet à 16h45’47 ce dimanche après-midi, améliorant ainsi de 88 minutes son propre record établi en 2011. Cependant, le VO70 Wizard skippé par les frères David et Peter Askew originaires de Baltimore, est actuellement le plus rapide à avoir atteint le Fastnet Rock en temps compensé et détient désormais une solide avance à la fois en IRC Z et au classement général à ce stade de la compétition.

 

Les leaders en monocoque ont enroulé le Rock dans un vent de 25-30 nœuds, le flux de sud-ouest le plus fort rencontré jusqu’à présent sur cette édition 2019.

 

Le prochain groupe à atteindre le Fastnet Rock sera les IMOCA 60, dans lequel le bateau de dernière génération Charal, skippé par Jérémie Beyou et Christopher Pratt, a pris une avance de 8 milles sur Sam Davies et Paul Meilhat à bord d’Initiatives Coeur, qui sont quant à eux au coude à coude avec le Maître Coq de Yannick Bestaven et Roland Jourdain.

 

Les Class 40 sont à un stade moins avancé dans la traversée de la mer Celtique. On assiste dans cette catégorie à une très belle bagarre entre Lamotte-Module Création de Luke Berry, Leyton d’Arthur le Vaillant et Eärendil de Catherine Pourre; le trio ayant finalement réussi à lâcher l’incroyable et très tenace Pogo S2 Colombre XL de Charles-Louis Mourruau.

 

http://www.courseaularge.com/rolex-fastnet-reactions-de-cammas-gabart-caudrelier-spithill.html?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)&mc_cid=6ac826a58e&mc_eid=674af7dd6b

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Fastnet Race : Wizard, grand favori pour la victoire finale Overall

Lâex VOR Wizard avait doublé le Fastnet dans le peloton de tête des maxis avant de les coiffer au poteau devant Plymouth en overall.

L’ex VOR Wizard avait doublé le Fastnet dans le peloton de tête des maxis avant de les coiffer au poteau devant Plymouth en overall. | KURT ARRIGO – ROLEX FASTNET

 

L’ex VOR 70 Wizard a pris lundi après-midi une très sérieuse option sur la victoire finale IRC Overall du 48e Fastnet en franchissant la ligne d’arrivée de Plymouth moins de deux heures après le premier des monocoques géants, le Maxi Rambler 88. Mais il faudra attendre mardi et l’arrivée des « petits » ratings pour connaître le podium final de cette course de légende que les Ultim français avaient remporté dimanche, en temps réel.

 

 

Le temps de référence en monocoque n’a donc pas été battu sur ce Fastnet 2019 puisque Rambler 88 n’a pas réussi à descendre sous la barre établie par le VOR Abu Dhabi en 2011 en 1 jour 18 heures et 38 minutes. Une barre-record solidement inscrite sur les tablettes de la Rolex Fastnet Race !

 

Le Maxi de George David a en effet mis 1 j 19 h et 55’pour avaler les 608 milles du parcours entre Cowes, le phare irlandais du Fastnet et le port de Plymouth. Un temps canon tout de même puisque la première nuit de course entre Start Point et le cap Lizard a été particulièrement molle.

 

Piquer sur Plymouth pour conclure

Mais ce n’est réellement qu’à partir de Land’s End que Rambler 88, accompagné par SHK Scallywag et surtout Wizard, ont pu accélérer franchement à plus de vingt nœuds de moyenne pour monter et descendre du Fastnet. Dans une brise de Sud-Ouest d’une quinzaine de nœuds forcissant en atterrissant sur l’Irlande, les trois monocoques purent virer en tête le phare en milieu d’après-midi dimanche. Ne restait plus qu’à redescendre vers Land’s End dans un flux qui faiblissait, puis à piquer sur Plymouth pour conclure.

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À bord de Wizard, quelques minutes avant la délivrance de la ligne à Plymouth. | TEAM WIZARD

 

 

Ainsi, cette 48ème édition de la Rolex Fastnet Race semble bien avoir favorisé les gros ratings IRC puisqu’en ce lundi soir, aucun autre monocoque IRC n’apparaît capable de battre le temps compensé du VOR 70 américain Wizard (3 j 02 h 13’ et 17’’). Seul le voilier français Bretagne Telecom, le Match 45 de Nicolas Groleau, pouvait encore espérer lundi soir une place sur le podium en compagnie de Taia, un ex-TP 52 britannique.

Charal au-dessus du lot !

Mais les regards se sont aussi portés lundi, dès la « fête des Ultim » terminée, sur les monocoques Imoca du prochain Vendée Globe puisque le bateau de Jérémie Beyou (Charal) avait eu le temps de se mettre au point depuis la dernière Route du Rhum et que le nouvel Arkéa-Paprec de Sébastien Simon venait se confronter aux autres quelques jours seulement après sa mise à l’eau.

 

Incontestablement, ces nouveaux foilers ne sont pas à 100 % tout de suite puisque Sébastien Simon et Vincent Riou, sur leur Arkea-Paprec, ont annoncé leur abandon dans la matinée de lundi au large des Scilly. La cause ? « Problème d’électronique » … mais les soucis techniques semblent bien avoir commencé pour eux avant même l’atterrissage sur le Fastnet Rock !

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Tout au long des 608 milles du parcours, les Imoca se sont tirés des bourres sans merci. | ROLEX FASTNET

 

 

Quant à Charal, il a dominé de la tête et des épaules cette Rolex Fastnet Race avec une vitesse impressionnante à la sortie des Needles, puis un déboulé remarquable depuis les Scilly (qu’il virait en tête) jusqu’au Fastnet.

 

Pour autant, le dernier-né des foilers du cabinet VPLP a ensuite été plus attaqué par Maître CoQ (Yannick Bestaven) puis par Initiatives Cœur (Sam Davies), Banque Populaire X (Clarisse Crémer) et PRB (Kevin Escoffier). Ce dernier jouant un joli coup tactique en passant les DST des Scilly.

 

Le final était de plus en plus tendu entre Jérémie Beyou qui choisissait le large pour traverser la baie de Plymouth quand ses concurrents se dispersaient plutôt à terre…

Les « anciens » semblent aussi aller très vite

Charal sauvait finalement la mise après 2 j 1 h 17’ et 28’’ de course, mais Banque Populaire X et PRB le talonnaient à moins d’une demi-heure quand trois autres Imoca terminaient aussi dans la foulée : Bureau Vallée 2, Initiatives Cœur et Maître CoQ.

 

Difficile d’en tirer encore des conclusions mais de fait, les « anciens », équipés de nouveaux foils, semblent aussi aller très vite et seul le monocoque de 60 pieds sans ces appendices (Banque Populaire X) termine avec fort peu d’écart !

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Il faudra attendre mardi et l’arrivée des « petits » ratings IRC pour connaître le vainqueur final overall. | ROLEX FASTNET

 

Ce qui laisse entendre que les foils nouvelle génération sont particulièrement efficaces aux allures de débridé-travers, mais qu’ils n’apportent pas tant que cela aux allures plus portantes. Et comme pour toute régate côtière, la tactique permet parfois de se refaire la cerise quand le « chassé » en oublie tout contrôle…

 

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/fastnet-race/fastnet-race-wizard-grand-favori-pour-la-victoire-finale-overall-332c1d34-b79d-11e9-8673-03a6672457ed?fbclid=IwAR3vDUZTD4O3rMgjOwnoo2WmeNFn9tvZCtIaxD23pYGpa321MICSKYkBJrM

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Fastnet Race : les Français raflent la mise

Sur leur JPK 11.80, Géry Trentesaux et son équipage tricolore se sont assurés la première place en IRC 2.

Sur leur JPK 11.80, Géry Trentesaux et son équipage tricolore se sont assurés la première place en IRC 2. | DR / ROLEX FASTNET

 

Les résultats sont tombés : cocorico ! Que ce soit en multicoques, en IMOCA, en Class 40 ou chez les IRC, les Français ont fait un carton presque complet sur la Rolex Fastnet 2019. Seuls la classe Zéro (et le classement IRC Overall) échappent aux équipages tricolores. Nos héros s’appellent Cammas-Caudrelier (Ultim), Jérémie Beyou (IMOCA), Luke Berry (Class40), Jacques Pelletier (IRC-1), Géry Trentesaux (IRC-2), Jean-Pierre Kelbert (IRC-3) et Noël Racine (IRC-4).

 

Il faudra certes attendre encore un peu pour crier cocorico que toute la flotte des IRC (335 moins 58 abandons), auxquels il faut ajouter 13 multicoques MOCRA, 5 Open Multicoques, 21 Class40 et 20 IMOCA, en finisse avec cet aller-retour vers le Fastnet Rock. Certains d’entre eux (à l’image des IRC-4B tels Agamemnon, Grand Slam ou Skua IX) étaient en effet encore en train d’enrouler le phare irlandais mercredi matin. Mais la plupart de ceux qui n’avaient pas encore bouclé les 608 milles du parcours Cowes -Plymouth via le rocher irlandais n’avaient plus aucune chance de figurer sur le podium des classes retenues par le RORC.

 

 

Un Fastnet rapide

Certes il n’y a pas eu beaucoup de stratégie à appliquer si ce n’est lors de la première nuit de mer où quasiment toute la flotte a été bloquée entre Start Point et le cap Lizard. Mais la venue d’un front associé à une dépression peu active en mer Celtique, a boosté les équipages qui ont pu monter quasiment d’une seule traite vers le phare irlandais puis en redescendre dans un flux de Sud-Ouest modéré devenant puissant à l’approche du Fastnet Rock.

 

Course de vitesse, oui, mais quelques éléments tactiques ont pimenté le final en baie de Plymouth avec des retours imprévus tels qu’en Ultim celui du Maxi Edmond de Rothschild coiffant sur le poteau Macif (58 secondes d’écart) et s’adjugeant dans la même pioche le temps record de l’épreuve ( 1 jour 4 heures 2 minutes et 26 secondes ). Ou bien en IMOCA celui de PRB débordant Banque Populaire IX sur la ligne d’arrivée pour le gain de la deuxième place derrière Jérémie Beyou qui caracola en tête sur son Charal. Sans oublier le Classe40 Lamotte-Module Création de Luke Berry dépassant à la régulière Beijaflore devant le cap Lizard pour une gagne finale à Plymouth.

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Vainqueur en IRC O, l’Américain Wizard est le seul non-français sur les podiums de ce cru 2019. | KURT ARRIGO – ROLEX FASTNET

 

 

Bref, ce fut une course où il ne fallait pas relâcher son attention jusqu’à la ligne d’arrivée pour s’imposer, les écarts se jouant parfois à quelques dizaines de minutes après plus de trois jours de mer. Particulièrement pour les voiliers jaugés IRC qui jouaient leur place en temps compensé, ce qui n’est pas toujours facile à appréhender en mer quand les écarts de rating (et de distance) sont grands : ce fut le cas pour le plan Manuard à quille basculante de Nicolas Groleau (Bretagne Telecom)qui naviguait la plupart du temps entre des IMOCA et des Class40, loin derrière Taia, un ancien TP-52, et encore plus loin du vainqueur toutes classes, Wizard, un VOR-70 !

 

Et ce fut aussi vrai pour Jacques Pelletier et son équipage sur le plan Jacques Valer, L’Ange de Milon, au sein d’une flotte IRC-1 fort disparate (Swan 56, Challenge 72, Ker 46, Reichel-Pugh 50 et même Figaro Bénéteau 3 !). Jacques Pelletier devance ainsi le vainqueur toutes classes de 2017 (Lann Ael 2), un JDN 39 doté d’un double safran cette saison ; le skipper de ce dernier, Didier Gaudoux, rendant près d’une demi-heure au vainqueur dans cette catégorie.

Les JPK trustent les podiums

 

Le JPK 10.80 Courrier Recommandé de Géry Trentesaux (déjà vainqueur, mais « toutes classes » en plus, en 2015), a aussi fait parler la poudre en IRC-2 devant l’équipage de François Lognone (Nutmeg Solidaire en peloton), grand habitué du circuit RORC.

 

Saluons enfin la prestation du tout nouveau JPK 10.30, Léon, que son constructeur Jean-Pierre Kelbert menait en double avec le Figariste Alexis Loison : tous deux s’imposent non seulement en IRC-3, mais aussi au classement double IRC-2H ! Hommage encore à Noël Racine (Foggy Dew) arrivé au cœur de la nuit de mardi à mercredi, remportant la victoire en IRC-4 devant deux autres voiliers français.

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Dessiné par Jacques Valer comme tous les JPK, L’ange de Milon s’offre la première place en IRC 1. | LAURÈNE COROLLER

 

 

C’est donc une Rolex Fastnet Race 2019 qui aura favorisé le gros rating de l’américain Wizard (ex-VOR 70) puisque le premier « petit » rating prend la cinquième place au classement IRC Overall (Courrier recommandé). Les conditions météorologiques particulières de cette 48e édition ont en effet mis en exergue le potentiel aux allures de vent de travers et surtout, le temps record de référence est désormais acquis au trimaran Ultim Maxi Edmond de Rothschild en 1 jour 4 heures 2 minutes et 26 secondes !

Classements finaux :

Temps réel : Ultim Maxi Edmond de Rothschild (Cammas-Caudrelier) 1j 04h 02’ 26’’ (FRA)

 

Premier monocoque : Rambler 88 (George David) 1j 19h 55’ 02’’ (USA)

 

IRC Overall (temps compensé) :

1 - Wizard (David et Peter Askew) 3j 2h 13’ 17’’ (USA)

2 - Bretagne Telecom (Nicolas Groleau) 3j 2h 58’ 25’’ (FRA)

3 - Taia (David Collins) 3j 3h 47’ 05’(GBR)

 

IRC-0 :

1 - Wizard (David et Peter Askew) 3j 2h 13’ 17’’ (USA)

2 - Bretagne Telecom (Nicolas Groleau) 3j 2h 58’ 25’’ (FRA)

3 - Taia (David Collins) 3j 3h 47’ 05’(GBR)

 

IRC-1 :

1 - L’Ange de Milon (Jacques Pelletier) 3j 5h 18’ 37’’ (FRA)

2 - Lann Ael 2 (Didier Gaudoux) 3j 5h 48’ 23’’ (FRA)

3 - Tonnerre de Glen (Dominique Tian) 3j 6h 28’ 17’’ (NED)

 

IRC-2 :

1 - Courrier recommandé (Géry Trentesaux) 3j 4h 40’ 38’’ (FRA)

2 - Nutmeg Solidaire en Peloton (François Lognone) 3j 7h 8’ 43’’ (FRA)

3 - Sunrise (Thomas Kneen) 3j 7h 36’ 54’’ (GBR)

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vec son nouveau JPK 10.30, Jean-Pierre Kelbert gagne en IRC 3 tandis que son 10.80 l’emporte en IRC2. | NICOLAS FICHOT
 

IRC-3 :

1 - Léon (Jean-Pierre Kelbert) 3j 5h 9’ 32’’ (FRA)

2 - Fastrak XII (Nigel de Quervain Colley) 3j 9h 58’ 10’’ (GBR)

3 - Dream Pearls (Éric Mordret) 3j 10h 45’ 49’’ (FRA)

 

IRC-4 :

1 - Foggy Dew (Noël Racine) 3j 11h 26’ 10’’ (FRA)

2 - Gioia (Emmanuel Pinteaux) 3j 12h 34’ 57’’ (FRA)

3 - Sun Hill 3 (François Charles) 3j 14h 9’ 56’’ (FRA)

 

IMOCA

1 - Charal (Jérémie Beyou) 2j 1h 17’ 28’’ (FRA)

2 - PRB (Kevin Escoffier) 2j 1h 40’ 27’’ (FRA)

3 - Banque Populaire X (Clarisse Crémer) 2j 1h 44’ 20’’ (FRA)

 

Class40

1 - Lamotte Module Création (Luke Berry) 2j 10h 58’ 22’’ (FRA)

2 - Beijaflore (William Mathelin-Moreaux) 2j 11h 1’ 06’’ (FRA)

3 - Ëarendil (Catherine Pourre) 2j 12h 30’ 10’’ (FRA)

 

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/fastnet-race/fastnet-race-les-francais-raflent-la-mise-7908b302-b8ed-11e9-b46a-b8af0a611714?fbclid=IwAR05n-dV44oBsllie9a53wQHn5fHVrBSwnpvRgKAgVb80YN8l1qyfrPGPXI

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